Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 105 - Mai 2017

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Travaux publics

L’Algérie dans la peau

Omar Kadri, directeur général de la SAETI

Par Leila BOUKLI



C’est au 2e étage d’un charmant petit immeuble lové au cœur de la forêt du Paradou à Hydra, quartier résidentiel des hauteurs d’Alger que se trouve le bureau de Omar Kadri, directeur général de la Saeti, Société algérienne d’études d’infrastructures, qui cumule une expérience et un savoir-faire de plus de 42 ans, au service des infrastructures de transport en Algérie et à l’international. Visiblement, nous sommes attendus par le directeur général, homme avenant, chaleureux. Il nous parle à cœur ouvert de son parcours et de sa stratégie, lui qui vient de la Fonction publique, pour développer et redéployer l’entreprise aux destinées de laquelle il préside depuis maintenant 12 années.
Au cours de la discussion, certains souvenirs lui reviennent en mémoire, comme ce bouquet de fleurs offert au défunt Président Houari Boumediene, alors qu’il était collégien , lors de l’inauguration d’un collège à Oued Romane, commune de Draria, en 1969. Cette rencontre, avoue-t-il, l’a marqué. Il ne l’oubliera jamais. Et en tant que responsable avec le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, lors de sorties sur le terrain. « Je garde de lui l’image d’un grand homme à forte personnalité. J’aurais voulu le connaître davantage. »
En 1956 dans le  village de la Chiffa, wilaya de Blida, voit le jour le septième enfant de la grande fratrie des Kadri. Les gorges de la Chiffa et la beauté sauvage des lieux permettent à Omar de couler une petite enfance heureuse tout en apprenant à aimer et à respecter la nature, peuplée en ce lieu par une espèce propre à la région, le singe magot ou macaque. Cette espèce protégée du Parc National de Chréa, qui vit en totale liberté, est choyé par les enfants des automobilistes de passage qui y font, encore de nos jours, un arrêt les mains pleines de cacahuètes ou de bananes.
Le père étant fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, cette branche des Kadri se replie sur Alger. C’est donc dans la capitale que se déroule son cursus scolaire sanctionné en 1984 d’un diplôme d’ingénieur d’Etat en travaux publics de l’Ecole nationale supérieure des travaux publics de Kouba. Après son service national effectué à l’Ecole de Génie militaire de Bejaia, Omar Kadri fait, en 1986, un bref passage à la Saeti en qualité d’ingénieur d’études. De retour à l’Ecole nationale des travaux publics en tant qu’enseignant, responsable de la formation continue et sos-directeur, il est, à l’instar de beaucoup d’autres, sollicité par différents secteurs pour des programmes spécifiques de formation et de perfectionnement, entre autres les Travaux publics, la Défense… Parallèlement, en 1991, il prépare un magister en génie civil-option matériaux de construction, puis de 1995 à 1996, s’inscrit en France pour une spécialisation en Génie-civil et Transport à l’Ecole nationale des travaux publics de l’Etat à Lyon. A son retour, Omar Kadri réintègre l’Ecole nationale des travaux publics où il a gardé son poste d’enseignant jusqu’en 2004, année à laquelle il est appelé pour diriger la Société algérienne d’études d’infrastructures (Saeti), où il retrouve d’anciens élèves à lui et des camarades d’école, qui le respectent, parce que prévenant. Il faut dire que M. Kadri est de la vieille école, il est de ceux qui portent l’élégance jusque dans le verbe, capables de remarques cinglantes mais jamais blessantes.
«, Je venais du monde de la fonction publique pour un monde de l’économie. C’est une autre façon de voir, de faire… Il fallait s’adapter, mettre un programme en place et réussir surtout. J’ai compris que l’Algérie vivait un boum de développement économique et que les infrastructures sont le pilier, en matière de travaux publics, de ce développement et que la Saeti et les bureaux d’études algériens se devaient d’être au devant du programme. J’ai opté pour une restructuration de l’entreprise, pour permettre son développement et son redéploiement sur le territoire national et au-delà ».
M. Kadri, père de deux jeunes garçons, a l’Algérie dans la peau. Il a eu mille et une propositions alléchantes sous d’autres cieux mais en juillet 1996, il est revenu en pleine décennie noire pour servir son pays.
L. B.



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