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N° 110 - Dec 2017

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Travaux publics

« Nous vivons une nouvelle approche dans la gestion du secteur des travaux publics »

Omar Kadri, directeur général de la Saeti à El Djazaïr.com

Par Farid HOUALI



El Djazaïr.com :  2016 vient de s’écouler. Quel bilan en faites-vous ? 

Omar Kadri : Tous les indicateurs sont en vert. C’est important pour nous de le dire. Votre entretien coïncide avec la tenue ce matin même d’un Conseil d’administration durant lequel il a été débattu justement des prévisions de clôture de l’année écoulée. Et là, une production importante a été enregistrée durant l’année dernière. Elle est d’un milliard et demi de dinars. Pour un bureau d’étude  c’est  important comme chiffre.

El Djazaïr.com : Mais comme l’attestent les réalisations de toutes les années précédentes, vous ne comptez certainement pas vous arrêter là. Que sera 2017 pour la Saeti ?

Omar Kadri : Sans nul doute. Il convient de rappeler que nous avons déjà un plan de charge qui s’étale jusqu’en 2018.  Sauf que, la situation économique actuelle oblige, nous sommes tenus d’attendre pour voir notamment en ce qui concerne le programme de la relance économique décidé par les pouvoirs publics. Nous concernant, nous sommes là et nous continuerons à faire en sorte que la Saeti s’impose davantage. D’ailleurs s’ouvrir sur l’export du savoir-faire de la Saeti et de la technique algérienne notamment à d’autres pays africains demeure l’un de nos objectifs principaux et ainsi d’aller jusqu’à 40% du chiffre d’affaires rapporté de l’export. L’ouverture sur l’Afrique est une autre source de revenu pour l’entreprise qui se passera ainsi des budgets qui lui sont alloués par le Trésor public. Ce ne serait assurément pas une mince affaire mais nous y travaillons.  Pour ce faire et comme déjà souligné, la Saeti dispose de tous les atouts le lui permettant. A commencer par notre expérience de plus de quarante ans dans le domaine jusqu’au matériel, dernière génération dont nous disposons, et aux aptitudes de nos ingénieurs et techniciens. Autre point dont nous nous félicitons : l’apport considérable apporté par les pouvoirs publics à la Saeti. La visite effectuée par le ministre des Travaux publics au siège de l’entreprise est en effet la preuve formelle. Boudjemaâ Talaï, à la tête de ce département stratégique, sait très bien ce que c’est le rôle du bureau d’étude dans le domaine des travaux publics. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’il nous a toujours encouragés, facilité la tâche mais, et surtout insistait sur une formation de qualité de nos ingénieurs quitte à leur accorder des cycles de perfectionnement à l’étranger.

El Djazaïr.com : Justement quid de cette formation d’autant que les missions essentielles de la Saeti sont le contrôle et le suivi des travaux dans l’un des domaines les plus complexes que sont les travaux publics ?

Omar Kadri : Nous vivons aujourd’hui une nouvelle approche dans la gestion du secteur des travaux publics avec une vision économique axée surtout sur la rationalisation des projets et l’optimisation des moyens pour des gains de temps et de qualité. Pour être en mesure de contrôler efficacement, sachant que les méthodes changent, la mise à niveau doit être obligatoire. La Saeti est une entreprise qui emploie quelque 700 personnes dont 80 % sont des ingénieurs en BTPH, techniciens supérieurs en travaux publics et topographes. Ce chiffre a doublé ces dix dernières années vu l’importance du programme sur lequel s’est attelée l’entreprise. Et si besoin est, on continuera de recruter. On est contraints d’une manière ou d’une autre d’honorer nos engagements. C’est notre devise. Cela y va de la crédibilité de la Saeti acquise tout au long de ses 42 ans d’existence. La maturation des études exige un travail dans des conditions objectives en matière de délais, moyens...Ceci nécessite également la mise en place d’une politique managériale de haut niveau. Il faut pour le BET rechercher l’expertise et l’expérience, la ressource humaine nécessaire pour répondre aux situations techniques diverses. Cette politique ne peut réussir que si la formation et le recyclage du personnel sont le fer de lance de l’entreprise. La Saeti s’est attachée à ces principes depuis déjà quelques années et son objectif est d’aller plus loin dans la technicité. A ce propos, il faudrait noter que notre organisme est l’un des plus ouverts sur les universités. Il nous arrive souvent de recevoir des étudiants, notamment de l’Ecole nationale des travaux publics, de l’Université d’Alger (génie civil), l’Institut supérieur des travaux publics, ainsi que l’Ecole polytechnique mais aussi des étudiants des universités d’Oran et de Constantine pour leurs thèses de fin d’études en travaux publics. Ils sont encadrés par nos ingénieurs.

El Djazaïr.com : Prévue  en 2015,  la restructuration effective de la Société de gestion des participations de l’Etat-Tavaux Publics Sintra (SGP-TP Sintra) en trois grands groupes industriels est intervenue finalement en juin dernier.  En application de la résolution du Conseil des participations de l’Etat prise le 28 mars 2015, il a été ainsi, décidé de la création de trois groupes à partir de 51 entreprises du portefeuille de l’actuelle société de gestion des participations (SGP-TP Sintra). Il s’agit d’un groupe «Travaux» dénommé Gitra, comprenant 21 filiales, un groupe travaux à dominante «Travaux maritimes», dénommé Gitrama, comprenant 21 filiales et enfin le groupe «engineering et contrôle», dénommé Geica, comprenant 9 filiales dont la Saeti.  Quelle appréciation en faites-vous Mr Kadri ?

Omar Kadri : Comme souligné par le ministre des Transports et des Travaux publics, Boudjemaâ Talaï, l’objectif essentiel de cette réorganisation est de mettre en place un nouveau mode de gestion moderne au profit de l’économie nationale. Il est également question de mettre en place la stratégie globale de développement du secteur des travaux publics et la modernisation de son outil de réalisation.  Aussi, la création du groupe Geica vise une reconfiguration du secteur public marchand dans le domaine des travaux publics. Le groupe Geica est donc constitué de plusieurs bureaux d’études et de laboratoires spécialisés dans l’engineering et le contrôle. Les bureaux d’études, dont Saeti et 3 autres situés respectivement à Sétif, Annaba et Oran, auront pour mission la réalisation d’études techniques dans les domaines routier, autoroutier et ferroviaire.
Le contrôle qualité et conformité sera donc assuré par les laboratoires (anciennes entités du LCTP) du groupe. Enfin, le Laboratoire d’études méditerranéennes (LEM) prendra en charge conjointement le volet maritime. Je pense que la création de ce groupe va entraîner des synergies, des complémentarités, un renforcement des capacités financières et un grand potentiel de développement. Doté d’un mode de gestion moderne, opérationnel et autonome, l’objectif de Geica sera d’apporter plus de performances économiques en termes de réalisation et de développement du partenariat, mais également une meilleure maîtrise et facilitation des négociations avec les entreprises, notamment étrangères. En rompant avec l’ancien mode d’organisation, ce nouveau schéma renforcera les moyens de réalisation et permettra au groupe de participer pleinement dans la gestion des travaux et pourquoi pas de s’exporter à l’international. Je soulignerai également l’impact social de cette démarche et notamment la préservation des acquis sociaux et professionnels, le renouvellement de la ressource humaine et sa formation.

 F. H.



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