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N° 107 - Août 2017

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Travaux publics

Pour une réelle complémentarité entre les différentes entités

Groupe dÂ’Ă©tudes dÂ’infrastructures de contrĂ´le et dÂ’assistance (GEICA)

Par Leila BOUKLI



Initialement prévue pour le mois de septembre 2015, la restructuration effective de la Société de gestion des participations de l’Etat-Travaux publics Sintra (SGP-TP Sintra) en trois grands groupes industriels, a eu lieu en juin 2016. En application de la résolution du conseil des participations de l’Etat prise le 28 mars 2015, où il a été, en effet décidé de la reconfiguration du secteur public marchand relevant du département des travaux publics, de la création de trois groupes à partir de 51 entreprises du portefeuille de l’actuelle Société de gestion des participations (SGP-TP Sintra). Il s’agit d’un groupe travaux « dénommé Gitra, comprenant 21 filiales, un groupe à dominantes travaux maritimes, dénommé Gitrama comprenant 21 filiales est enfin le groupe dénommé GEICA, comprenant 9 filiales( bureaux d’études et laboratoires), spécialisé dans «l’engineering et le contrôle. Les 40.000 postes d’emplois, que comptent les 51 entreprises redéployés sur ces trois nouveaux groupes avec des synergies complémentarités et un grand potentiel de développement, seront sauvegardés voire même augmentés. Cette nouvelle configuration a pour objectif de mettre en œuvre la stratégie globale du secteur des travaux publics par le développement et la modernisation de son outil de réalisation. Cette restructuration permettra de suivre et de contrôler les projets lancés par l’Etat et même de les entretenir. Ceci permettra également une meilleure cohésion entre les différents acteurs qui interviennent sur le terrain dans la gestion des travaux. En en outre, elle permettra une meilleure cohésion entre les différents acteurs intervenant sur le terrain dans la gestion des travaux. En sens, le Groupe d’études d’infrastructures de contrôle et d’assistance (Geica) devrait jouer un rôle primordial du fait qu’il est doté de toutes les compétences requises et les outils nécessaires pour la conception et le suivi des travaux de projets d’infrastructures routières.

Groupe d’études d’infrastructures, contrôle et assistance (Geica)
Le Geica, « engineering, contrôle et assistance » est l’un des trois groupes créés récemment pour succéder à la Société de gestion des participations de l’Etat (SGP-TP Sintra). Ce groupe est présidé par Ahmed Souilem, ingénieur en travaux publics. Il cumule à ce jour 36 ans d’ancienneté dans le secteur des travaux publics, auparavant il dirigeait le Laboratoire central des travaux publics (LCTP). Nous l’avons rencontré en son siège. Il nous parle des avantages de cette nouvelle reconfiguration du secteur public marchand relevant du département des travaux publics et des neuf filiales qui couvrent un large spectre d’activités (routes et autoroutes, ouvrages d’art, domaine maritime). C’est une nouvelle dynamique et une synergie des efforts qui sont ainsi favorisées.
Geica regroupe en son sein quatre laboratoires d’études de sol et contrôle, dénommé LCTP, en plus de ceux de l’Est, Sud et Ouest. Un laboratoire d’étude maritime, LEM, et quatre Sociétés d’études d’infrastructure la SAETI, SETS, SETA et SETO.

Laboratoire central des travaux publics (LCTP)
Le LCTP est un organisme technique, structuré de façon à répondre aux besoins du maître d’ouvrage, du maître d’œuvre de l’administration ou des entreprises. Son savoir-faire et son capital expérience développé durant plus de quatre décennies d’activités de laboratoire font, par une synergie des compétences et une mise à niveau aux standards internationaux, qu’il accompagne les grands chantiers du XXIe siècle. Nous citerons la Grande Mosquée d’Alger, dotée d’un minaret de 267 m et qui pourra accueillir 120.000 fidèles ; le futur grand port du Centre de Cherchell et le nouveau stade de Baraki d’une contenance de 40.000 places et qui viendra renforcer les infrastructures sportives de la capitale.
Il regroupe une pléiade d’ingénieurs, de techniciens supérieurs et techniciens de haut niveau, spécialisés en : travaux publics ; génie civil ; mécanique des sols ; géologie et géophysique. hydrologie ; physico-chimie des matériaux ; topographie ; essais in-situ ; essais en laboratoire. Ce potentiel d’ingénieurs et techniciens est de plus renforcé par des experts nationaux et internationaux ce qui garanti le système de management qualité mis en place. Ce système a en effet permis l’harmonisation des méthodes d’essais à travers tous les laboratoires. A noter que Le laboratoire matériaux est accrédité selon le référentiel ISO/CEI 17025 depuis juillet 2013. Le LCTP, société mère, qui fonctionnait lui-même en groupe, comprenant 4 laboratoires, a pour objectif d’accréditer l’ensemble des laboratoires et intervient sur la partie centrale du pays. Outre la wilaya d’Alger, il possède des unités et antennes régionales à Tipasa, Blida, Boumerdès, Tizi Ouzou, Bouira, M’sila, Biskra, Médéa, Djelfa, Ain Defla, Chlef.
 
Laboratoire d’études maritimes (LEM)
Le LEM est un laboratoire d’ingénierie maritime, portuaire, côtière, hydraulique et d’expertise. Ses références sont issues de sa présence sur l’ensemble des projets maritimes et portuaires développés et réalisés le long des quatorze wilayas côtières. C’est ainsi que le LEM, qui s’occupe donc d’aménagements portuaires, littoral et environnement, reconnaissance et travaux sur site, études sur modèle réduit physique, hydraulique maritime , aménagement hydraulique mais aussi du suivi et du contrôle des travaux en assurant une assistance technique permanente au client ou encore ponctuelle par l’intervention d’experts sur site et d’équipes de reconnaissance, plongeurs, topographes, équipes de bathymétrie entre autres, est devenu un partenaire de qualité à l’écoute de ses clients.
Quelques références : mission d’assistance technique des travaux d’aménagement des ports de pêche et/ou de plaisance d’El Kala, Chetaibia, Oued Z’hor, El Aouana, de Tala Guilef, Beni K’Sila, Cap Djinet, Rais Hamidou, Cherchell, Gouraya, Salamandre ; extension des jetées nord et est du port de Djendjen ; assistance technique pour les travaux de protection et d’aménagement de la bande côtière ; site les Sablettes, pour les travaux sur le poste M1 à Béthioua, pour la réalisation des centrales électriques de Terga (Orascom) et Koudiat Draouch (Iberdrola), expertise et confortement des quais du port de Mers El Kébir… La liste est encore longue, nous nous contenterons d’ajouter quelques études à l’exportation, telles que les études hydrauliques sur modèle réduit physique d’une protection de côte à Cotonou au Bénin, du confortement de la digue du vieux port de Cannes en France ou encore de l’étude d’agitation et de stabilité des ouvrages du port de commerce de Saida au Liban.
 
Société algérienne d’études d’infrastructures (Saeti)
Créée en 1974, son domaine de compétence concerne les infrastructures de transport et plus précisément les études autoroutières et routières, celles des aérodromes et du contrôle et surveillance des travaux en cours de réalisation. La Saeti cumule une expérience et un savoir-faire de plus de 42 ans au service des infrastructures de transport en Algérie et à l’international. Elle compte sur des partenaires étrangers au Liban, en France, en Allemagne, Portugal, Espagne, Chine, Corée, Niger, Mali, Sénégal en plus des partenaires nationaux, laboratoires, LEM, Setil Rail, entre autres ; de l’assistance et conseil des ministères des Travaux publics et Transport, de la Défense nationale ; des Ressources en eau, de l’Energie et de leurs structures décentralisées.
  
Société d’études techniques de Sétif (SETS)
Créée par décret en 1977, l’entreprise, placée sous tutelle du ministère des Travaux publics et transformée par acte notarié en 1989 en EPE/SPA, est implantée au cœur de la commune de Sétif et s’organise en monounité. La diversité de son savoir-faire et métiers lui permet d’appréhender les projets dans leur globalité et de conseiller ses clients sur les stratégies de positionnement et de développement. Son intervention se situe à plusieurs niveaux relevant des missions de la maîtrise d’œuvre. Elle compte sur des experts consultants en chaussée ; géotechnique ; ouvrage d’art ; environnement, sur des ingénieurs d’Etat en génie civil ; travaux publics ; hydraulique ; architecture ; environnement ; géologie ; chimie industrielle mais aussi sur des techniciens supérieurs et techniciens, en topographie, TP, dessinateur projeteur… Ses domaines d’intervention sont variés et complémentaires et vont de l’expertises, aux études, au suivi des chantiers au contrôle de qualité. 

Société d’études techniques de Annaba (SETA)
Cette société est une entreprise publique économique créée par décret en 1979 ayant pour mission les études d’infrastructures de transport. Elle a démarré son activité en 1980 en tant que société nationale, avec l’assistance technique d’un bureau d’études d’engineering bulgare. Elle devient une SPA sous tutelle du Fonds de participations de l’Etat, puis transformée par la suite en SGP puis en groupement d’études d’infrastructures de contrôle et d’assistance, dont la gestion échoit à un conseil d’administration régi par les dispositions du Code de commerce. Elle a pour la seconder deux antennes locales, l’une à Souk-Ahras et une autre à Tébessa. Ses références techniques portent sur de nombreuses études autoroutières ; routières ; ferroviaires ; d’ouvrages d’art ; différents aérodromes de l’est ; barrages et divers projets réalisés en groupement avec contrat d’assistance technique et de partenariat telles qu’Inco /Rome ; Coba/Portugal ; Tecsult/Canada ; SCET/Tunisie ; Dar El Handassah.

Société d’études techniques d’Oran (SETO)
La SETO a aussi été créée en 1979, sous tutelle du ministère des Travaux publics, transformée en 1989, en société par actions. L’entreprise a connu une amélioration de ses prestations tant en qualité qu’en quantité. Elle a mené des études pour des projets de grande envergure (autoroutes, voies express, aérodromes, ouvrages d’art, routes en terrain difficile, recherche d’implantation en tracé en zone désertique…). Depuis sa création, elle comptabilise quelque 900 opérations entre études et contrôle de travaux. La SETO, face aux mutations de l’environnement économique algérien, conjuguées aux perspectives de développement des infrastructures qui induisent ces dernières années une croissance de la demande en matière d’études techniques et font apparaître de nouveaux entrants et des exigences clientèles en matière de qualité coût et délai, ambitionne de conforter sa position en plaçant les intérêts de ses clients au centre de ses préoccupations et en assurant sa pérennité. C’est un partenaire de taille incontournable qui a plus de 35 ans de pratique professionnelle dans le secteur des travaux publics. 

Laboratoire des travaux publics de l’ouest (LTPO)
Il est né de la restructuration du Laboratoire national des travaux publics et du bâtiment (LCTPB) dont la création remonte à un siècle. Présentement le LTP-Ouest, filiale du groupe LCTP, jouit du statut d’entreprise publique, société par actions. Il intervient principalement dans l’ouest du pays et le sud-ouest où il s’impose comme l’organisme technique le plus apte à satisfaire les demandes émanant des maîtres d’ouvrage, maître d’œuvre et des entreprises en matière de : Etude géotechnique de sol à bâtir, de sol et d’ouvrage à stabiliser ; Analyse des matériaux de construction : formulation des bétons hydrauliques et bitumineux, suivi et contrôle des chantiers du secteur BTPH, expertise et essais divers. Pour consolider une reconnaissance acquise à l’échelle nationale et se placer dans le contexte international, LTP-Ouest se donne comme orientation principale l’accréditation ISO 17025 et met à disposition les moyens appropriés pour conserver la certification IS0-9001 /2008 acquise en 2005. LTP-Ouest participe également au perfectionnement et à la formation de son personnel et des agents du secteur BTHP tout comme il accueille régulièrement les étudiants stagiaires des universités, des grandes écoles et des instituts des travaux publics et de génie civil. Sa banque de données géotechnique, alimentée par toutes les études et tous les travaux réalisés depuis plus de 40 ans d’activités en plus de ses moyens d’intervention, lui permet de prendre part à tout projet nécessitant une bonne connaissance géotechnique de milieu. 

Laboratoire des travaux publics du Sud (LTPS)
Il a pour mission la reconnaissance des sols et ingénierie des fondations ; les études géotechniques des pistes, routes et pistes d’aérodromes ; l’analyse des matériaux ; les études géophysiques ; l’expertise, supervision et contrôle ; les études techniques ; la métrologie. Certifiée ISO-9001/2000, l’entreprise à travers son système de management de la qualité met le client au centre de ses préoccupations. Son objectif est non seulement d’augmenter la satisfaction de ses clients mais aussi de répondre au mieux à leurs attentes, mais surtout de leur créer de la valeur. Son siège social est implanté à Ghardaïa ; elle compte deux unités, l’une dans la capitale du M’zab, l’autre à Ouargla, plusieurs antennes disséminées à El Bayadh, Laghouat ; El Oued ; Adrar ; In Salah, Illizi, Tamanrasset et des représentations à Béchar, Tlemcen, Oran Chelf, Bou Saâda, Sétif, Annaba et Constantine.
Le Geica est donc un des trois groupes qui viendront remplacer la Société de gestion des participations SGPTP Sintra qui englobe dans son portefeuille 51 entreprises. Il rassemble cinq laboratoires et quatre bureaux d’études du secteur des Travaux publics. Les équipes managériales ont d’ores et déjà défini leur organisation, élaboré leurs plans d’action et arrêté leur stratégie de développement dans un contexte économique délicat.
Pour le P-DG de Geica, cette mise en place est une démarche particulièrement importante et à même de renforcer le développement des infrastructures de base. Cette restructuration permettra en effet de suivre et de contrôler les projets lancés par l’Etat, créant une meilleure cohésion entre les différents intervenants sur le terrain dans la gestion des travaux tout comme elle favorisera le renouvellement de la ressource humaine et de sa formation par des échanges avec des partenaires étrangers et avec les universités. Cette reconfiguration est, en somme, une manière de réhabiliter l’outil national, de valoriser les compétences et de développer le partenariat. De plus, les entreprises publiques bénéficieront de multiples avantages dont le renforcement des capacités financières, la facilitation de l’accès à la commande publique et un meilleur développement des capacités de réalisation et leur renouvellement. Tout cela concourt à un accueil des plus favorables par l’ensemble des entités qui constituent le groupe.
On a pu mettre à profit les crédits mis à notre disposition par les pouvoirs publics pour la modernisation de l’outil de production des différentes filiales projetant une mise à niveau de la ressource humaine par des programmes de formation adaptés aux spécificités de chacun des segments d’activités couvert par le groupe GEICA. Ahmed Souilem conclura : «Dans ce secteur, la concurrence est aujourd’hui rude et nous sommes obligés de tout mettre en œuvre pour assurer notre plan de charge à l’extérieur du pays en visant des pays africains notamment. Pour ce faire, nous espérons dynamiser l’expérience à l’international de SAETI et de LEM et l’étendre aux autres filiales du groupe. »
 
L. B.



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