Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 108 - Oct 2017

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Travaux publics

Un authentique algérien, bâtisseur de demain

Ali Khelifaoui, directeur général de l’Algérienne des autoroutes

Par Leila BOUKLI



Ce rural qui s’assume, souvent lui-même sur le terrain, trouve pourtant un moment pour nous recevoir dans ces bureaux de l’ADA. Nous découvrons un homme ouvert, à la poignée de main franche et au regard pénétrant. Il n’a jamais adhéré à un parti politique, bien qu’il ait grandi dans un environnement engagé en pleine guerre de libération. Il garde au fond de lui de vagues souvenirs des dures conditions de vie dans ce petit village d’Iguessoumene de 500 habitants, accolé au flanc du Djurdjura, auquel il reste pourtant très attaché. Il ne conçoit pas de passer les fêtes de l’Aïd ailleurs et éprouve le besoin d’aller s’y ressourcer une fois l’an. A chaque congé, il y retourne s’oxygéner, au moins pour 4 à 5 jours. Ces quelques moments d’authenticité pure lui donnent la force de reprendre le collier.
Né un 3 octobre 1955 à Tizi-Ouzou, d’un père fellah et d’une maman au foyer, il est le petit dernier d’une fratrie de cinq frères et sœurs. Ce sera dans cette belle contrée de Kabylie qu’il fera son cursus scolaire jusqu’au Bac-Option Mathématique obtenu en 1976, au lycée Amirouche de Tizi-Ouzou où il est interne. Il se souvient des 15 km qu’il parcourait à pied au quotidien, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente pour rejoindre son école à Sidi Naamane, daïra de Draa Ben Khedda ex-Mirabeau.
C’est probablement l’une de ses motivations inconscientes pour son choix de carrière la construction de routes.
On le retrouve à l’université Houari-Boumediene de Bab Ezzouar puis à l’Ecole nationale des travaux publics de Dar El Beida à Alger où il s’inscrit après avoir réussi au concours d’entrée. Là, il décroche un ingéniorat d’Etat en 1981. A l’époque, ce secteur était porteur. Il s’agissait de former les bâtisseurs de demain.
Fort de son Bac+5, il commence sa carrière à la direction des travaux publics de Blida en tant qu’ingénieur et s’occupe du suivi des projets jusqu’en 1984 pour être nommé sous-directeur des infrastructures de base à la wilaya de Tipasa, durant sept ans puis directeur des travaux publics pour la wilaya de Ain Defla. Une période difficile, compte tenu des durs évènements qu’a connus l’Algérie, en ces temps. Entretemps, Ali Khelifaoui bénéficie d’un stage de perfectionnement en économie de transport à la prestigieuse Ecole des ponts et chaussées de Paris. De retour au ministère de l’Équipement, il occupe le poste de sous-directeur de l’rntretien routier, de 1996 à 2001. Nommé à la tête de la direction des travaux publics de la wilaya d’Alger, il y restera jusqu’en 2005 avant de reprendre la direction des travaux publics de la wilaya de Ain Defla, pour un second mandat, entre 2005 et 2010.
En 2010, Khelifaoui Ali, qui est père de trois enfants, l’ainé est étudiant en commerce international, sa fille fait droit et le petit dernier son chouchou n’a que 11 ans, nous dit-il attendri, est appelé pour diriger l’Algérienne de gestion des autoroutes(AGA). Il sera aussi chargé de la gestion de l’Agence nationale des autoroutes(ANA), depuis septembre 2015. Leur fusion a donné naissance à une nouvelle entité, l’Algérienne des autoroutes, par abréviation ADA, fondée en février 2016, dirigée par Ali Khelifaoui.
 
 L. B.



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