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N° 115 - Août 2018

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Collectivits Locales

Après l’industrie, le savoir et le tourisme en point de mire

Commune d’El Bouni

Par Hamid Bellagha



Deuxième agglomération après le chef-lieu de wilaya en termes de population et de rentrées fiscales, la commune d’El Bouni n’est plus le réceptacle de tous les bidonvilles ayant proliféré autour du chef-lieu de la wilaya. Elle est devenue une ville universitaire d’un certain standing. De par sa position stratégique et les multiples atouts qu’elle recèle, la commune d’El-Bouni a connu ces dernières années une certaine prospérité, d’autant qu’elle abrite sur son territoire l’aéroport international Rabah-Bitat et renferme l’essentiel du réseau industriel de Annaba, en plus du campus universitaire et de la future grande mosquée, un véritable complexe culturel. En outre, la commune devrait bénéficier de l’implantation d’un nouveau centre hospitalier universitaire (CHU) d’une capacité de 300 lits, au niveau de la nouvelle cité Boukhadra 3, dans le cadre du programme de développement de la wilaya, à même de soulager le CHU Ibn-Rochd qui accueille actuellement les patients de la plupart des wilayas de la région de l’extrême est du pays. Si Bouzaaroura, Sidi Salem, Boukhadra, Echabbia et El Bouni centre sont les regroupements de population les plus importants de la commune qui s’étend sur plus de 100 km², il n’en demeure pas moins que la commune d’El Bouni est dotéed’un important pôle industriel à même de répondre aux nombreuses attentes aussi bien des pouvoirs publics que des citoyens. Pour preuve, des entreprises de renommée nationale et même internationale, à l’instar de Fertial, leader dans les engrais de phosphate, de Ferrovial et de Cital, spécialisée dans l’assemblage des rames de tramway pour tout le marché national, sont installées au niveau des zones d’activités d’Essaroual, Sidi Salem et de Lallelick. « Nous sommes une commune jeune. Notre acte de naissance ne date que de 1985. Les regroupements de population sont venus, depuis, pour donner un nouvel essor à la jeune commune d’El Bouni », tient à préciser Abdelaziz Latrèche, président de l’APC d’El Bouni. La particularité de cette dernière ne s’arrêtera pas aux chiffres concernant la population. En plus d’une école pour les beaux-arts et d’un lycée d’excellence, des instituts universitaires, le pôle universitaire Ahmed el Bouni sont venus enrichir la commune à Boukhadra 3 accordant à El Bouni le statut de ville universitaire, une extension dudit pôle universitaire rajoutera 5000 autres places pédagogiques aux instituts d’El Bouni. « Le nom d’El Bouni provient du patronyme Ahmed El Bouni (El Buni, un savant de lettres qui vécut au XIIIe siècle et portera le nom de sa région natale : ndlr). Aussi, le fait qu’une université porte son nom n’est que justice », précisera notre interlocuteur dont c’est le second mandat à la tête de l’exécutif communal.

Boukhadra, la cité verte
Le populeux quartier de Boukhadra, autrefois le fameux Bouhamra qui regroupait tous les maux sociaux du pays, un endroit où il ne faisait pas bon vivre s’est « reverdi » et est devenu aujourd’hui la fierté des habitants d’El Bouni, en général, et de l’ex Bouhamra en particulier, selon Abdelaziz Latrèche, car en plus de l’université, ledit quartier renferme en son sein plusieurs infrastructures sportives et de proximité, dont trois ont été inaugurées récemment par Mohamed Salamani, wali de Annaba, justement le jour de notre rencontre avec le premier magistrat d’El Bouni. Une façon pour les élus locaux de garder la verdure de Boukhadra pour qu’elle ne vire plus jamais au rouge en fournissant aux jeunes « bônois » les instruments idoines pour la promotion de l’esprit et du corps. D’autant que la réception de la nouvelle cité 1073 logements AADL serait imminente. Les habitants locaux, à l’écoute de leur maire, s’impliquent de plus en plus dans la gestion de leur ville à l’image d’un « mécène qui a pris en charge totalement la construction d’une mosquée à Sidi Salem, dont le montant frisera avec les 600 millions dinars, objet d’une visite du wali le jour même. » A noter aussi, que la grande mosquée de la wilaya d’Annaba sera érigée face à l’université Ahmed El Bouni. L’éclairage public, un fardeau pour le budget communal en Algérie – c’est le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales qui l’affirme –, semble s’alléger à El Bouni. « Nous avons envoyé des ingénieurs à Bruxelles pour une formation sur un éclairage public intelligent et à moindre frais, car, selon une étude, nous pourrons économiser au moins le cinquième de notre dépense énergétique, 100 millions de dinars, rien qu’en adoptant les lampes LED, aussi bien sur les places publiques, les jardins, les écoles que l’administration. » Comme il n’y a pas de petites économies, l’APC d’El Bouni a dégagé un excédent de 710 millions de dinars lors du dernier bilan fiscal. « Ce qui nous permettra d’achever l’année à l’aise en payant rubis sur l’ongle nos employés, nos dépenses obligatoires, l’eau, les deux énergies, etc. », affirme notre édile.

Le tourisme, l’autre atout
Notre interlocuteur, et sans note aucune, connait sur le bout des doigts sa commune, et nous livre, point par point, l’historique de sa commune ainsi que tous les projets structurants. Les investissements sont encouragés à El Bouni. Pour preuve « le projet grandiose dans le domaine du tourisme, agréé par le ministère du Tourisme, qui consiste en un village touristique composé de 400 bungalows, des piscines, des cafétérias, au bord de la mer situé toujours dans le quartier de Sidi Salem. » Ainsi, ce quartier, autrefois défavorisé, prendra l’aspect d’une commune balnéaire où il fera bon vivre. « D’ailleurs nous comptons mettre un terme au dernier quartier de la SAS, héritage malsain du colonialisme. Sidi Salem pourra rivaliser avec la corniche de Annaba », rajoutera fièrement le P/APC d’El Bouni.
Coté logements, « la population d’El Bouni sera définitivement débarrassée du spectre de l’absence de logement puisqu’avec le programme du président de la République, nous allons éradiquer définitivement l’habitat précaire », certifiera notre interlocuteur. Une certitude qui vient des 14000 demandes des citoyens qui seront satisfaites dans peu de temps, avec les projets de LPA et autres formules de logements. Le développement local n’est pas en reste pour le P/APC car les 32 quartiers d’El Bouni enregistrent au moins un projet, financé sur le budget communal, comme l’aménagement urbain, les terrains Mateco, l’assainissement, etc.
« Nous avons même financé à 100% trois écoles primaires dans les nouveaux quartiers, donnant ainsi un coup de pouce à l’Etat qui ne peut plus prendre en charge tous les financements des communes », insistera Abdelaziz Latrèche. Pour d’autres rentrées d’argent frais, El Bouni est en train de réviser ses POS pour un encouragement optimal des investissements. « L’investissement est l’outil nécessaire, actuellement, pour le développement de la commune et la résorption du chômage. La porte d’El Bouni est grande ouverte pour les investisseurs, et les assiettes foncières ne demandent qu’à être exploitées. » Souhaits exaucés pratiquement chaque jour, puisqu’un géant de l’électroménager vient de s’établir à El Bouni. Le tour d’horizon de la commune d’El Bouni serait incomplet si l’artisanat n’est pas cité, puisqu’il vient de bénéficier d’une zone d’activité complète de 7 hectares dédiée aux artisans qui s’établiront bientôt dans un village artisanal consacré aux créateurs.
 
H. B.



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