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N° 114 - Juin 2018

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Collectivits Locales

« Il faut hisser la capitale au rang qui lui sied »

Abdelkader Zoukh, wali d’Alger, aux présidents d’Assemblée

Par Yahia MAOUCHI



Lors d’une réunion de travail, avec les présidents d’APC et les membres de l’instance exécutive de la wilaya, le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a mis l’accent sur l’hygiène du milieu et de l’environnement, la valorisation du patrimoine immobilier des communes et la numérisation de l’administration. S’adressant aux présidents des Assemblées populaires communales fraîchement installés dans leurs fonctions, Abdelkader  Zoukh a insisté sur l’impérieuse nécessité de travailler ensemble en vue de hisser la capitale au rang qui lui sied. Un objectif qui ne peut être réalisé qu’avec la synergie des efforts et l’implication de tous les élus. A cet effet, les présidents d’APC doivent, selon le wali d’Alger, jouer un rôle important pour l’amélioration du fonctionnement des services de la commune, notamment l’activation de la fonction économique. Le wali a appelé ainsi les élus à faire montre de cohésion et de mettre de côté toutes les susceptibilités conflictuelles pour mener à bien la nouvelle mandature et se consacrer intégralement au service de la population ainsi qu’au développement local. Pour atteindre ces objectifs, le citoyen doit être associé dans la gestion des affaires de sa commune suivant le principe de la démocratie participative. En outre, appelant les P/APC à dépasser les intérêts partisans et à s’occuper beaucoup plus des intérêts des citoyens et des APC, Abdelkader  Zoukh a incité dans ce sens les élus locaux à prendre des décisions dans l’intérêt public. «Prenez des décisions et nous serons à vos côtés dans la réalisation de vos projets. Vous pouvez saisir le tribunal administratif en cas de laxisme de nos services», a insisté le wali d’Alger. Dans le même ordre d’idées, Abdelkader Zoukh a affirmé que la cohésion au sein des APC garantit un climat de travail au mieux des intérêts des citoyens, soulignant l’impératif de l’animation de l’environnement. Par ailleurs, et afin d’améliorer les revenues des communes, qui ne doivent plus compter sur les aides de l’Etat pour subvenir à leurs besoins, et créer de la richesse, Abdelkader  Zoukh a appelé les élus à la valorisation des biens de leurs communes. Pour les motiver à atteindre cet objectif, Abdelkader Zoukh a rappelé que le budget de 26 communes d’Alger, bloqué depuis plusieurs années, a été enfin débloqué cette année. Ce  qui permettra, selon le chef de l’exécutif de la wilaya, une meilleure gestion durant l’année en cours. A cet effet, il a recommandé aux élus, d’accélérer l’inventaire des biens et de les valoriser en tant que richesse locale à même de renforcer les recettes, exprimant son étonnement quant au maintien durant trente années du même montant de location dans certaines communes. Dans le même sillage, Ahmed Bouhmed, directeur de l’administration locale (DAL), a évoqué les taxes et autres impôts recouvrables pouvant renflouer les caisses des communes et améliorer leur trésorerie, souvent insignifiante. Parmi les taxes à même d’améliorer la trésorerie communale, il a cité les taxes sur la résidence, les fêtes et les cérémonies, la taxe sur le foncier, sur les spots et panneaux publicitaires, la taxe sur l’assainissement, sur les certificats d’urbanisme pouvant atteindre 100%, sans omettre la taxe sur les huiles et lubrifiants (34%), les taxes complémentaires sur les eaux industrielles usées (34%) et la pollution atmosphérique d’origine industrielle (17%). Il a également énuméré un ensemble de paramètres qui avaient influé négativement sur les déficits constatés chaque année au niveau des APC. Abondant dans le même sillage, Ahmed Bouhmed a indiqué qu’en 2017, le budget des communes, constitué d’impôts et de taxes, s’élevait à 3.500 milliards de dinars, outre 3020 milliards de dinars du Fonds de solidarité des collectivités locales et 30 milliards de dinars des recettes de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cependant, les communes de la wilaya d’Alger, poursuit M. Bouhmed, n’exploitent pas assez leurs propres biens par l’imposition dont le taux ne dépasse pas 3% soit 1 milliard de dinars. Toutefois, et malgré les déficits que l’Etat essaie à chaque fois d’assainir, le DAL, chiffres à l’appui, a rappellé que, grâce aux efforts de l’Etat afin de sensibiliser sur la nécessité de dépenser rationnellement et d’éviter les dépenses inutiles, le nombre d’APC déficitaires au niveau de la wilaya a diminué comparativement aux cinq dernières années. D’autre part, il a indiqué que les revenus des 57 communes d’Alger ont atteint 42 milliards de dinars en 2017, issus notamment de la fiscalité locale, TVA et exploitation des biens des APC.

Une commission environnementale pour chaque commune
Par ailleurs et sur le plan environnemental, le directeur à la wilaya d’Alger, Abderrahmane Boussoualim a fait état de la décision de créer une commission environnementale dans chaque commune, présidée par le président d’APC et composée de représentants de plusieurs secteurs dont le commerce et les entreprises d’hygiène de la wilaya en vue de relever les insuffisances et de combler les lacunes pour un environnement propre. A ce propos, Abdelkader Zoukh a reconnu que la wilaya a enregistré une avancée remarquable en matière d’environnement. « Ceci demeure insuffisant par rapport aux pays développés.  Lorsque nous atteindrons leur niveau, nous pouvons dire que nous avons réalisé une avancée », a-t-il souligné, ajoutant que  « nous devons véhiculer une image d’une capitale propre, une ville méditerranéenne aux perspectives prometteuses surtout qu’Alger accueillera un grand nombre de manifestations internationales » avant de préciser que  « l’environnement ne se réduit pas seulement au ramassage des poubelles et ordures mais concerne la mise en valeur des immeubles et quartiers». Aussi, le wali d’Alger a appelé les élus locaux à mettre en place des commissions d’environnement qui suivront les différents projets sur le terrain et de saisir les services de la wilaya en cas d’obstacles. Evoquant le dossier de la réhabilitation du vieux bâti, Abdelkader Zoukh a fait savoir que près de 17.617 bâtisses dont 259 immeubles menaçant ruine, 78.445 logements éparpillés sur 14 communes situées dans l’hyper-centre de la capitale ont été concernés. Le programme a coûté près de 4 milliards de dinars  en 2017. La moitié est supportée par le budget de l’Etat et le reste par la wilaya et les communes. « Pour 2018, nous avons débloqués 1 milliards de dinars  supplémentaires pour parachever ce programme », a-t-il annoncé. Près de 400 chantiers en cours dans la wilaya ont permis de créer environ 12.000 postes d’emploi. « Nous avons mobilisé 2,4 milliards de dinars  pour la réhabilitation de la Casbah à elle seule ce qui a permis de créer environ 1000 emplois », affirme le wali. Enfin, évoquant l’importance du suivi sur le terrain du travail des présidents d’APC, Abdelkader Zoukh a estimé qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de garantir des fonds mais de contrôler ce qui est réellement réalisé. « Nous avons constaté un manque de suivi de la part des élus, malgré une politique pragmatique tracée par la wilaya pour venir à bout d’une gestion efficiente » dénonce-t-il. A cet effet, le wali a appelé les membres des commissions mixtes à aller sur le terrain pour le bon suivi des réalisations.
Y. M.



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