Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 127 - Mars 2020

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Politique

La compétence au service de l’Homme

Bouzid Lazhari, président du CNDH

Par Tahar MANSOUR



La protection et la promotion des droits de l’Homme, dans leur sens le plus large, nécessitent des compétences avérées en droit national et international adossées à un amour de son prochain, sans failles, sans fatigue, sans rien attendre en retour que la satisfaction d’avoir allégé les souffrances des êtres humains, quelles que soient leurs origines, la couleur de leur peau ou leurs religions. Et nous avons trouvé tout cela en BouzidLazhari, l’actuel président du CNDH, élu par ses pairs le 31 octobre 2019 et qui compte mener le Conseil national des droits de l’Homme, à bon port au terme de son mandat.

Bouzid Lazhariest né le 1er janvier 1953 à Khenchela.Après avoir décroché sa licence de droit à l’université de Constantine en 1976, il se dirige vers Londres (Angleterre) pour poursuivre sa route vers le savoir.En 1978,il obtient un diplôme de droit public international au sein de l’université de cette ville, réputée pour son sérieux et les compétences de ses enseignants. Il ne s’arrête pas en si bon chemin et, une année plus tard, au sein de la même université, il obtient son magistère dans la même branche. Voulant toujours aller vers le summum, c’est à Glasgow, toujours en Grande-Bretagne, qu’il décroche un PHD en droit public international, en 1990.

Mais déjà, en 1980, M. Lazhari est entré de plain-pied dans la vie professionnelle pour enseigner à la faculté de droit de Constantine en qualité de maitre-assistant. A partir de 1989, et à ce jour, il est avocat agréé auprès de la Cour suprême et du Conseil d’Etat. Il continue quand même à enseigner le droit et, en 1992, il est promu maitre de conférences à la faculté de droit de l’université de Constantine puis, en 1997, au grade de professeur de droit. Une année auparavant, il est membre de la commission de révision de la Constitution de 1996.

Toujours en 1997, BouzidLazhariest désigné sénateur du tiers présidentiel et occupe plusieurs postes au sein des commissions juridiques (dont il est président de 2001 à 2004), de l’éducation et de l’enseignement supérieur, des affaires économiques et financières. En février 2004, et jusqu’en 2007, il est désigné pour un deuxième mandat au Sénat où il est membre de la commission de la défense et, en 2007 c’est à un troisième mandat qu’il est appelé. Il est alors membre de la commission des affaires étrangères du Conseil de la nation, puis de celle de la culture.

A partir de 2008, c’est auprès des instances internationales qu’il fait son entrée en qualité de membre du comité des droits de l’Homme de l’ONU à Genève, puis réélu pour un deuxième mandat auprès du même comité en 2011 dont il devient le rapporteur après avoir été élu à ce poste en 2012. Ses compétences avérées, son sérieux et son acharnement à faire valoir les droits de l’Homme auprès de tous lui permettent d’être élu, en 2016, en qualité de président de la Commission permanente des droits civils et politiques au Conseil national des droits de l’Homme. La même année, il est désigné comme membre du CNDH d’Algérie puis, en septembre de la même année, élu membre du comité consultatif au Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève pour en devenir vice-président en février 2019.

C’est dire que le parcours exceptionnel de cet homme exceptionnel a fait de lui un personnage clé et indispensable dans la protection et la promotion des droits de l’Homme aussi bien en Algérie qu’auprès des instances internationales qui l’ont hissé à des postes clés.

Bouzid Lazhari a aussi été prolixe en publications scientifiques qu’il a présentées et éditées auprès de nombreuses universités algériennes et de prestigieuses universités et grandes écoles à travers le monde (Angleterre, Chine, Jordanie, Oman, Maroc



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