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N° 127 - Mars 2020

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Politique

SawtEchaab, la voix de tous les Algériens

Nouvellement agréé

Par Farid HOUALI



Lamine Osmani est le président du parti SawtEchaab depuis son congrès constitutif le 27 avril 2019 conformément aux dispositions de la loi organique de 2012 relatives aux partis politiques. Á la tête de laformation politique, il s’estengagé à édifier « un parti qui s'érigera en force de proposition en vue de partager avec le peuple ses ambitions et ses aspirations, regagner sa confiance et préserver le serment des chouhada ».

Pour voir « enfin » ce jour arriver, Lamine Osmani, les militants et les cadres du parti ontdûattendre de longues années. « L’idée de la création du parti remonte à huit ans », explique-t-il en effet dans un entretien à El-Djazaïr.com rappelant que le dépôt dudossier administratif pour l’obtention de l’agrément auprès des services concernés du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, s’était effectué cinq auparavant. « Patients, nous avons toujours gardé espoir d’activer légalement », ajoute-t-il. SawtEchaab est ainsi le premier parti politique à être agréé dans la foulée du Hirak du 22 février de l’année écoulée.

« Actuellement, nous sommes présents pratiquement sur tout le territoire national. Comme tous les partis politiques, le nôtre est composé de toutes les couches de la société. Nos portes sont grandes ouvertes à tous et le parti compte sur la jeunesse pour fonder une véritable base politique, une vision qui se traduit par l’installation des jeunes promus des universités dans des postes de présidents des bureaux politiques à travers les wilayas », relève encore notre interlocuteur.Mais pourquoi avoir songé à créer un parti politique ?

« J’ai été moi-même cadre militant d’un parti politique et mon constat est partagé par beaucoup d’autres militants. La scène politique en Algérie est quasiment désertée par les vrais politiciens que l’on regrette », répond-t-il estimant que certaines formations politiques, qui ne sortent de leur hibernation qu’en période électorale, se sont tout le temps distinguées par des décisions occultes alors que d’autre se sont transformées en appareils politiques au service d’individus et non de la Nation. « Le multipartisme an Algérie est un échec et la protestation politique que connait notre pays depuis près d’une année, en est la résultante ».

« Nous concernant, nous n’avons pas créé une formation politique, juste pour faire de la configuration. Bien au contraire. Notre devoir et notre objectif estd’être une véritable force de propositions afin de contribuer à l’édification d’une nouvelle Algérie, une Algérie d’institutions (des vraies) et une véritable démocratie et non celle des slogans », insiste Lamine Osmani. « Nous entendons concrétiser la véritable volonté populaire à travers les cellules d’écoute créées par le parti sur des espaces numériques et interactifs avec les citoyens au niveau des 48 wilayas du pays. Le peuple algérien est conscient plus que jamais quant au choix de ses représentants dans les différentes assemblées », ajoute-t-il encore.

Pour ce faire, l’atout majeur de SawtEchaab, « réside en la conscience, le sens de responsabilité, l’engagement et surtout la compétence de ses militants. Aussi, SawtEchaab reflète l’Algérie profonde dans toute sa composante. Au sein de notre parti, disons qu’on pratique la politique autrement ». D’ailleurs, révèle-t-il, « nous sommes sur un ouvrage portant sur l’Algérie future. Conçu par nos militants, cet ouvrage qui verra en principe le jour, dans les prochains six mois, est un diagnostic des manquements dans tous les secteurs en Algérie avec solutions bien entendu. C’est ce qu’on appelle un modèle algérien. Nul besoin d’importer également des solutions à nos problèmes. Les solutions que nous proposons dans cet ouvrage seront selon la spécifié de la société algérienne », dit-il plus explicite.Quant au choix de la dénomination de la formation politique, Lamine Osmani affirmeque ce n’est assurément pas sur un coup de tête. « C’est longuement réfléchi et le temps a bien fini par nous donner raison puisque faire entendre la voix du peuple reste le slogan principal de la rue, le nôtre aussi. Et il n’est nullement question de s’ériger en un parti de soutien à quiconque. Le parti dispose de son propre programme politique en passe d’être peaufiné. Nous ouvrerons à le concrétiser avec l’implication de tout un chacun », soutien notre interlocuteur.

« On a pris un faux départ depuis 1962 et il est temps de tout revoir, absolument tout. La crise en Algérie est multidimensionnelle. Il faut aussi qu’on réapprenne à écouter le peuple », assure de son côtéNacerBentouri, chargé de l’organique au sein du parti

 



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