Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 107 - Août 2017

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Télécomunications

CÂ’est parti !

Télémédecine

Par Rafik BITOUT



Le secteur de la santé en Algérie s’est mis à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication, avec le lancement du réseau de télémédecine Algérie RT DZ, mise en place par l’Agence nationale de promotion et de développement des parcs technologiques (ANPT), à partir de l’hôpital de Beni Messous.. Dans ce cadre, une  convention-cadre a été signée entre Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et Mme Houda-Imane Faraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, pour le développement d’un réseau national de soins et de télémédecine. L’objectif visé est de favoriser l’assistance en matière de diagnostic, de suivi des malades, de formation et d’assistance en direction des praticiens de la santé exerçant dans les régions éloignées du pays, en particulier dans le Sud et les Hauts-Plateaux qui pourront bénéficier du soutien de leurs collègues exerçant dans les régions du Nord du pays.
A cette occasion, Abdelmalek Boudiaf a souligné que l’objectif de cette convention était de relancer les soins et la formation à distance à travers la mise en place d’un réseau de communication solide entre les établissements hospitaliers des wilayas du nord, du sud et des Hauts plateaux en vue d’assurer la prise en charge sanitaire des citoyens et afin de faire bénéficier les médecins de ces régions des expériences des enseignants et des praticiens des régions du Nord. L’administration de la santé vient de franchir un grand pas avec le développement de la télémédecine qui va permettre à la fois d’améliorer la formation des médecins et de faire bénéficier les malades résidant dans des régions éloignées du soutien de spécialistes grâce à la circulation des informations les concernant qui pourront être transmises à distance au moyen des techniques modernes de communications.

Renforcer la collaboration entre les structures sanitaires
Dans un premier temps, cette installation permettra de connecter entre eux cinq CHU (centres hospitalo-universitaires), douze EPH (établissements publics hospitaliers) et un site central doté d’une plate-forme de pilotage du réseau. Des établissements de la région des Hauts-Plateaux et du Sud pourront bénéficier du soutien pédagogique et médical des CHU du Nord pour améliorer la qualité des soins offerts aux citoyens. Cette opération permettra à des établissements publics des régions de l’Intérieur de disposer d’un appui pédagogique et médical pour améliorer l’encadrement des praticiens et aussi pour pallier le manque de spécialistes dans certaines disciplines. Madame Houda-Imane Feraoun, ministre de la Poste et des TIC, a réaffirmé à cette occasion la disponibilité de son administration à accompagner cette nouvelle phase de développement du secteur de la santé. Il faut noter que les services des nouvelles technologies de l’information et de la communication se sont fixé comme objectifs stratégiques d’assurer la base matérielle à l’amélioration des contacts entre les citoyens et l’administration et d’offrir les meilleures conditions pour développer la gestion des services publics. De grandes avancées ont déjà été concrétisées en collaboration avec les services du ministère de l’Intérieur en matière d’accès aux prestations administratives et de facilitation des démarches, notamment en matière de délivrance des documents et de suivi des procédures. Des progrès sont attendus avec la généralisation de l’utilisation de la fibre optique à travers le territoire. Les cadres de cette administration se préparent à une grande avancée en matière de santé. Mme Houda-Imane Faraoun a précisé que le gouvernement a mis en place un Fonds d’approbation des usagers et du développement des technologies de l’information et de la communication (Faudtic) dans le cadre du «financement des actions de mise en œuvre du programme stratégique Algérie électronique (e-Algérie)». Le Faudtic prendra en charge, durant l’exercice 2016, trente projets concernant différents secteurs d’activité. Les cadres du secteur ont déjà eu l’occasion de nous dévoiler parmi leurs objectifs à court terme l’élaboration des dossiers médicaux des personnes malades et leur transmission au moyen des nouvelles techniques. Le dossier médical sera numérisé, mémorisé sur support numérique (carte de malade dotée d’une puce informatique contenant les données médicales avec les diagnostics, les traitements suivis, et les avis des médecins traitants). Le dossier médical du malade sera ainsi matériellement facile à contenir et à transmettre. Il pourra également être consultable à distance en tout point rattaché à une structure médicale, et accessible pour les praticiens. Cela permettrait également de bénéficier des avis complémentaires de la part de spécialistes qualifiés, pour des malades habitant dans des régions relativement isolées, sans qu’ils aient besoin de se déplacer sur de longues distances pour effectuer des visites. Le ministère de la Santé montre que le recours à l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication sera généralisé au profit des malades. L’utilisation de ces nouvelles techniques permettra par exemple d’apporter un soutien aux structures médicales qui font face à un déficit en personnel médical spécialisé avec la possibilité d’effectuer des consultations au profit des malades habitant des régions relativement isolées, sans que ceux-ci soient obligés de se déplacer. Avec la télémédecine, les médecins pratiquants pourront bénéficier à distance des avis de spécialistes sans être obligés de transférer leurs patients vers des structures éloignées. Sur le plan pédagogique, il sera possible de diffuser des enseignements au moyen de techniques permettant de s’adresser à des médecins éloignés les uns des autres avec la possibilité de diffuser des images d’interventions filmées destinées à un grand nombre de praticiens. En outre, Abdelmalek Boudiaf a mis l’accent sur ce qui constitue un objectif central de son administration, à savoir la relance des soins et de la formation à distance avec la mise en place à court terme d’un réseau dense de communication et de collaboration entre les établissement hospitaliers, en permettant notamment d’apporter le soutien des structures les mieux équipées à celles qui connaissent des difficultés en matière de personnels qualifiés et d’équipements. Les grands spécialistes pourront ainsi apporter leur contribution dans la formation des médecins par la diffusion des cours et des expériences réalisées. A ce titre, les visioconférences, par exemple, seront généralisées. Les structures les mieux équipées et les mieux encadrées pourront ainsi apporter leur concours à la prise en charge des malades traités dans les structures relativement moins dotées.Il faut signaler que de telles collaborations entre des structures sanitaires de régions différentes ont déjà eu lieu. On peut citer plusieurs exemples dont le « jumelage » réalisé entre le CHU de Tizi Ouzou et l’hôpital de Tamanrasset qui a permis de réaliser des diagnostics et des opérations à distance au profit de malades résidant dans le Grand Sud.

Elargir l’utilisation des nouvelles technologies à la gestion des structures de santé
Cette entraide entre les structures est une donnée essentielle du schéma de modernisation du secteur qui s’appuie notamment sur la révision de la carte sanitaire avec la création de départements sanitaires regroupant le secteur public et les praticiens privés, renforçant ainsi la généralisation d’une médecine de proximité. Le ministre de la Santé a rappelé que 5.000 interventions chirurgicales ont été effectuées dans le cadre de ces actions de coopération entre les différents établissements hospitaliers et 30.000 consultations ont été effectuées. Le ministère de la Santé prévoit également d’élargir l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication à la gestion des médicaments, pour améliorer le suivi de leur approvisionnement et de leur distribution au sein des différentes structures à travers le territoire national. Le recours à ces nouvelles techniques de gestion permettra de réduire les pénuries et d’assurer une répartition plus rigoureuse de la distribution. La disponibilité des médicaments pourra être aisément visualisée par les administrateurs des structures de la santé. Abdelmalek Boudiaf a confirmé que l’informatisation de la gestion des structures publiques de la santé constituait une priorité de son administration qui envisage de la généraliser à court terme.

Un grand avenir pour la télémédecine
La télémédecine vient de franchir un pas de plus en Algérie. Il est significatif. De nombreuses expériences ont montré leurs effets sur le terrain, tant en ce qui concerne la formation à distance, la consultation, l’envoi des données médicales des patients et d’une manière générale le traitement des malades. Les objectifs sont tracés et les futures étapes sont définies. L’étendue du territoire pousse au développement rapide de cette pratique favorisée par les efforts consentis en matière de développement des infrastructures techniques, notamment avec la généralisation de la diffusion des fibres optiques.
R. B.



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