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N° 109 - Nov 2017

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Télécomunications

Garantir le droit à la connexion pour tous et partout

Direction générale des technologies de l’information et de la communication

Par Boualem TOUARIGT



Consciente de la dimension et de la difficulté de la mission qui incombe à son administration, Dr. Zahia Brahimi, directrice générale des technologies de l’information au ministère des Postes et des Technologies de l’Information et de la communication, affirme que « le devoir de l’Etat est d’assurer dans les faits un accès égal des citoyens, quel que soit leur lieu de résidence, à une connexion de qualité ». On peut parler d’un « droit à la connexion » assuré à tous. La démarche de l’administration en charge des technologies de l’information et de la communication est d’éviter un traitement inégal des citoyens qui pourrait créer des disparités ou des ségrégations entre les citoyens, selon leur lieu de résidence. La connexion à internet, par exemple doit être assurée à tous les Algériens, en particulier pour ceux habitant les régions éloignées. On ne verra pas des localités pourvues des technologies les plus avancées, et d’autres agglomérations complètement délaissées, ne disposant que d’une connexion aléatoire et de mauvaise qualité. L’Etat est conscient de ce risque et veut surtout éviter toute discrimination dans ce domaine. Le droit à la technologie de l’information est une revendication légitime des citoyens et doit être considéré comme les autres droits d’accès aux services publics tels que l’électricité et le gaz, l’eau et l’assainissement, la route, l’école et la santé.

Utiliser les technologies les plus adaptées
Pour concrétiser cette volonté de l’Etat, l’administration doit maîtriser des technologies diverses, pour pouvoir mettre en place les outils les mieux adaptés, en fonction de la taille des agglomérations et de leur éparpillement sur le territoire. Le docteur Brahimi nous parle de l’initiative de son administration qui parle depuis mars 2015 de « service universel ». Les opérateurs de téléphonie sont dans l’obligation de fournir leurs services pour une zone déterminée et s’adresser à toutes les localités de plus de 2.000 habitants. Il y aurait quelque chose comme 1114 agglomérations de moins de 2.000 habitants pour lesquelles la fourniture de services n’est pas rentable. Un fonds géré par Algérie Telecom permet de couvrir les déficits d’exploitation supportés par les entreprises. Ainsi, sont utilisées les différentes technologies les plus adaptées aux zones concernées. Par exemple, Algérie Telecom Spatial (ATS) est une filiale spécialisée dans l’offre de services par satellite à destination surtout des grandes entreprises qui travaillent dans le Sud et qui ont besoin d’avoir recours à la technologie satellitaire pour être en contact avec l’étranger. L’administration a lancé le projet Orval devant lier par un câble sous-marin en fibre optique de plus de 560 kilomètres de long devant relier les villes d’Oran et de Valence. 

Assurer la continuité du service en toutes circonstances
L’administration a mis en place un plan Orsec qui permet de garantir la continuité et la qualité des communications, en toutes circonstances, en particulier en cas d’accidents ou de catastrophes naturelles ou industrielles. Dans un tel cas, forcément imprévisible, il faut s’assurer que l’infrastructure peut répondre immédiatement à la demande en communication des services publics et des citoyens. La technologie actuellement utilisée est viable et l’administration s’assure de sa continuité. Elle cherche cependant à en installer une autre encore plus performante qui se met en place progressivement. Enfin, il faut signaler que les services du MPTIC entretiennent des relations étroites avec des centres de recherche spécialisés dans les nouvelles industries de l’information et de la télécommunication. Le regard du docteur Zahia Brahimi s’illumine quand elle évoque son passage dans le domaine de la recherche où elle a exercé avant de rejoindre le ministère. Elle nous parle longuement du parc technologique de Sidi Abdallah où est implanté le Centre d’études et de recherches des technologies de l’information et de la communication (Certic) chargé d’initier et de piloter les recherches dans le domaine. Sur le lieu est prévu le lancement d’un incubateur destiné à aider au lancement des porteurs de projets innovateurs. Un centre de calcul particulièrement performant doit également y être installé.
 B. T.

Le Service universel des télécommunications 
Le projet de déploiement du Service universel des télécommunications consiste en la fourniture d’un service minimum de téléphonie d’une qualité spécifiée, d’un accès à internet avec un débit minimum de 512 kbps, ainsi que l’acheminement des appels d’urgence, dans le respect des principes d’égalité, de continuité, d’universalité et d’adaptabilité. Ce service est destiné aux localités comportant un nombre de population de moins de deux-mille habitants. Une priorité est accordée pour les régions du Sud, les hauts-plateaux et les zones frontalières. La population globale concernée par le Service universel des télécommunications et recensée à ce jour est de 1 249 376 habitants et le nombre global de localités est de 1 114 sur l’ensemble des 48 wilayas du pays. Le premier programme a été lancé en avril 2015 et concerne 116 localités avec une population ciblée de 139 147 habitants. Il entrera en vigueur au début du premier trimestre 2016.   

Mise en place du projet Orval
Le projet Orval consiste en la mise en œuvre d’un câble sous-marin en fibre optique reliant la ville d’Oran à celle de Valence en Espagne. Rentrant dans le cadre du plan Orsec, ce projet vise l’étude, la fourniture, l’installation et le support à long terme d’un système de câble sous-marin en fibre optique. Il répond aux besoins de protection des deux liaisons sous-marines existantes, celle reliant le centre Alger à Palma (Alpal 2) et la seconde, à l’est, qui existe entre Annaba et Marseille (SMW4). Il permettra d’offrir une diversité de points de connexion à l’international et une augmentation de la capacité de l’opérateur historique Algérie Telecom dans le domaine des communications et du haut débit et très haut internet. Le contrat, signé en mars 2015, doit être engagé à partir du dernier trimestre de l’année 2015, une fois l’étude de tracé finalisée. La durée de réalisation prévue est de 14 mois.



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