Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 109 - Nov 2017

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Télécomunications

Une vision stratgique

Association Nationale des jeunes investisseurs :

Par Boualem TOUARIGT



L’association des jeunes bénéficiaires de l’ANSEJ, de la CNAC, de l’ANGEM est une association qui se veut exclusivement à caractère professionnel. Elle regroupe des jeunes ayant bénéficié ou non des dispositifs d’aides à l’investissement et qui ont constitué des microentreprises qui activent dans plusieurs secteurs comme l’agriculture et la sous-traitance. Elle s’est dotée de structures spécialisées particulières. Elle développe l’entraide entre ses membres. Elle refuse de se considérer comme une structure dont le rôle serait de faire obtenir des aides financières ou des avantages particuliers à ses membres.

L’esprit d’engagement
Nassim Diafat qui assume la présidence de cette association nous tient un discours empreint de beaucoup d’enthousiasme : « Nous cherchons à faire collaborer les jeunes, à les amener à croire en leurs possibilités, à avoir confiance en eux. Nous refusons cette image du jeune éternellement exigeant et assisté qui ne fait que demander à l’Etat plus d’aides et plus d’avantages. Les jeunes obtiennent des résultats réels et encourageants. Les exemples de réussites professionnelles sont nombreux. Nous les mettons ensemble et nous les poussons à se rapprocher et à unifier leurs forces. Nous refusons de jouer un rôle de relais à l’octroi d’avantages particuliers. C’est cet esprit d’engagement que nous voulons leur inculquer ».
Il nous parle de la compréhension qu’ils ont trouvée auprès de quelques administrations qui leur ont apporté leur aide. Il cite l’exemple du secteur des télécommunications et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il nous développe la vision stratégique de son association. L’entreprise individuelle ou la micro entreprise est une forme d’organisation qui peut apporter beaucoup pour l’activité économique dans tous les domaines.

Un pourvoyeur d’emplois
« La micro entreprise est potentiellement un grand créateur d’emplois. En plus de l’investissement lourd, en particulier industriel qui nécessite de gros investissements, la micro entreprise peut apporter un plus là où elle apporte de la souplesse, une plus grande adaptation aux conjonctures, aux modifications du marché. » La sous-traitance en est l’exemple courant. Pour les entreprises qui cherchent à améliorer leur organisation en allégeant leurs charges et à externaliser le plus possible leurs activités de soutien à la production, le recours à la micro entreprise est fréquent dans divers domaines : entretien des machines, services d’appui auprès de la clientèle qui ne nécessitent pas des activités permanentes et lourdes avec un potentiel humain nombreux et permanent. C’est le cas de la maintenance des équipements de production et de leur entretien, des petits travaux de branchement, de raccordement et de maintenance dans des services publics tels que l’eau, l’électricité, le gaz, la téléphonie. Quand il s’agit d’équipements nombreux et éparpillés, les petites équipes de techniciens, nécessitant peu de matériel lourd, disponibles et mobiles ont prouvé leur capacité. On a beaucoup d’exemples à travers le monde, en Europe en particulier, où la microentreprise, qu’on appelle parfois auto entreprenariat est considérée comme pourvoyeur d’emplois et bénéficie de l’aide publique et de facilités.

Une image valorisante de la jeunesse active
L’association des jeunes entrepreneurs ne cherche pas à remplacer les services spécialisés de l’Etat dans l’aide à l’investissement ni à être une organisation qui cherche à faire des pressions ou du lobbying. Elle refuse d’avoir un caractère syndical ou corporatiste. Elle veut également donner une image valorisante des jeunes qui travaillent sur le terrain. « Ils sont nombreux les jeunes gens et jeunes filles qui triment, qui ne lésinent pas sur leurs efforts, qui réussissent, arrivent à améliorer leur situation matérielle. Notre souci est d’inculquer ce goût de l’effort, cette volonté, cet acharnement dans le travail. Nous voulons aussi bien les amener à croire en eux-mêmes qu’à développer la coopération et l’entraide entre eux. » Il nous cite de nombreux exemples pour illustrer la philosophie de leur association : « Nous avons monté une coordination qui regroupe les adhérents qui sont du domaine agricole. Par exemple nous mettons en relation de jeunes fellahs avec des membres de l’association qui sont vétérinaires et agronomes. Des cadres nous apportent leur collaboration, comme ce vétérinaire expérimenté qui encadre des éleveurs. Ainsi, c’est une formation concrète, liée au terrain et à la pratique quotidienne des jeunes éleveurs qui vient compléter la formation initiale et apportent des réponses aux problèmes concrets qu’ils rencontrent sur le terrain. »

L’oreille attentive de l’administration des télécommunications
Nassim Diafat aborde longuement l’aide que beaucoup de leurs adhérents ont trouvée auprès de l’administration des Télécommunications : « Nous avons trouvé une oreille attentive. Nous avons senti que notre langage était compris. L’administration a ouvert ses portes et a fait appel aux jeunes entrepreneurs. Les responsables locaux des télécommunications traitent avec les jeunes entrepreneurs de gré à gré comme l’autorise la réglementation. Aujourd’hui, plusieurs centaines de nos adhérents ont été inclus dans une short list dans laquelle l’administration va choisir ses partenaires dans les petits travaux d’installation et d’entretien des réseaux. »
 
 B. T.



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