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N° 105 - Mai 2017

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Culture

Une reconnaissance à l’innovation

Des hommes de lettres et des artistes décorés des « Athir » et « Achir » par le Président Bouteflika

Par Leila BOUKLI



Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a décerné le 16 avril dernier 31 médailles de l’ordre de mérite national au rang de Athir et Achir à des hommes de lettres et des artistes, lors d’une cérémonie organisée à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih.
Face à un parterre d’intellectuels, d’artistes, ministres, sénateurs ou monde de la culture, le message du  Président de la République, lu par l’un de ses conseillers,  dresse le portrait de l’une des plus prestigieuses personnalités nationales du XXe siècle, connue pour son érudition, son savoir religieux, sa culture, sa piété, son dévouement pour ses compatriotes et sa patrie. Cheikh Abdelhamid Ibn Badis (1889-1940) est un véritable éveilleur des consciences dans le contexte colonial où l’occupant, pour mieux pérenniser sa domination, jouait sur le double registre de l’ignorance et de la division. En investissant le champ du savoir, avec l’ouverture des écoles libres (indépendantes de l’administration coloniale) recevant filles et garçons un peu partout à travers le pays, en publiant des journaux pour en faire une tribune et défendre les valeurs réformatrices qu’il partageait avec une élite éclairée, Ibn Badis s’est imposé comme une figure emblématique de la renaissance de la nation algérienne. Et c’est justement pour perpétuer son enseignement, sa démarche et sa philosophie, que l’Algérie commémore, le 16 avril de chaque année, la journée du Savoir, afin que sa mémoire soit honorée et le message réformateur dont il était porteur soit toujours d’actualité. Le Président de la République insistera sur les valeurs du savoir et de la foi, l’éducateur et le formateur de bien des générations, le redresseur de la morale, le conservateur de l’authenticité, tout en étant ouvert sur son époque, le tenant des lumières de la connaissance et le défenseur de l’identité nationale et de la patrie, et l’adversaire de tous les fanatismes. 
Le chef de l’Etat mettra en exergue dans son message la vision réformatrice de l’homme qui, sans faire usage d’une quelconque violence, prêchant la modération et la sérénité, a contribué avec bien d’autres à la préparation du grand moment de la libération.  
Aujourd’hui, dans notre pays pleinement libre et souverain, au seuil d’un rendez-vous électoral aussi important que les législatives, nous avons besoin de nous inspirer des valeurs d’ouverture d’esprit et de modération de cheikh Ibn Badis, de faire en sorte que le débat contradictoire entre les acteurs porte sur les programmes et les propositions des candidats, et que la sérénité, la retenue, la mesure, dans les idées comme dans les paroles, l’emportent sur l’excès, la démagogie et la surenchère. Le président de la République a saisi cette occasion pour exhorter les élites à la « promotion de la culture réformatrice au sein de notre société » et à faire en sorte que cette journée soit «un nouveau départ pour la concrétisation de nos programmes de réforme dans les domaines de l’économie, de la gouvernance et de la gestion des affaires de notre pays». C’est la voie à entreprendre, pour témoigner notre fidélité aux artisans de la libération, et la voie à suivre, pour le rétablissement de l’État indépendant et démocratique, dont la construction nous incombe aujourd’hui afin d’aller toujours de l’avant et garantir la paix et la prospérité à tous et à chacun de nous.
Avant que les médailles ne soient remises par le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, Azzeddine Mihoubi, ministre de la Culture, a tenu à rappeler que,  « comme à son accoutumée, le chef de l’Etat célèbre cette  Journée du savoir en honorant les intellectuels, les hommes de lettres et les artistes qui ont dignement représenté l’Algérie dans les forums internationaux »
C’est ainsi que, sous les applaudissements du nombreux public présents dans la salle, intellectuels, famille où ami(e)s des décorés, la médaille de mérite national au rang de Athir a été remise en premier au fils du défunt Boualem-Bessaïh. Elle sera suivie par la remise de la médaille de l’ordre de mérite national au rang de Achir, à titre posthume, à 15 autres éminentes personnalités dont des artistes, des hommes de lettres et des chercheurs algériens.
Il s’agit de: Abderrahmane  Hadj Salah, académicien et chercheur linguistique, Abou Laid Doudou, écrivain, traducteur et académicien, Nabhani Kribaâ, philosophe et penseur, Cheikh Bouamrane, philosophe, penseur et académicien, Mouloud Mammeri, penseur, écrivain et anthropologue, Chaâbane Ouahioune, écrivain et romancier, Djamel Amrani, poète, Yamina Mechakra, écrivaine et chercheure universitaire,  Baya Mahieddine (Fatma Haddad), artiste peintre, Azzeddine Mihoubi Brahim Beladjrab, artiste et chercheur en patrimoine, Amar Aït Zaï (Amar Ezzahi), artiste populaire, Tayssir Akla, musicien et artiste,  Ahmed Ben Bouzid (Cheikh Attalah), artiste et homme de théâtre, Mohamed Salim Riad, réalisateur cinématographique, Hadj Rahim, réalisateur cinématographique.
Ont également reçu la médaille de mérite national au rang de Achir : El Cheikh Saïd Kaabache, savant et exégète du Saint Coran, Abdelmadjib Meskoud, artiste,
Hasna El Bacharia, artiste, Akli Yahiatene, artiste, Mohamed Lamari, artiste.
La fille de l’artiste Houari Blaoui a reçu la médaille qui a été décernée à son père alors que la médaille remise au musicien Fadhel Noubli a été remise à son frère.
La même médaille a également été remise à Lounis Aït Maguelet, poète et artiste, Mounir Bouchenaki, expert en archéologie, Djouher Amhis Ouksel, écrivaine et éducatrice,  Larbi Dahou, écrivain et poète,  Mohamed Salah Seddik, écrivain, Choukri Mesli, artiste plasticien, Nacerddine Saïdouni, historien, Mohamed Abou El Kacem  Khemar, poète.
Cette cérémonie de remise des médailles a été suivie d’une soirée musicale animée par la troupe de l’Opéra d’Alger.
 
L. B.



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