Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 120 - Avril 2019

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

De la formation au savoir

Université de la formation continue (UFC)

Par Farid HOUALI



De par la qualité et spécificité de ses formations en tant qu’outil de recherche et de formation pour le monde de travail, l’UFC offre la possibilité d’acquérir une formation adaptée aux besoins des nouvelles données économiques, dans le but de s’adapter pleinement aux perpétuels changements induits par la mondialisation. L’établissement aura contribué depuis sa création en 1990, à « métamorphoser » le paysage de l’enseignement supérieur en Algérie. Sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, l’UFC doit être l’élément central du développement des compétences nationales pour la formation continue qualifiante et diplômante mais surtout un établissement performant dans la transmission des savoirs en prenant appui sur les technologies les plus récentes en matière de formation à distance. D’ailleurs, et conformément aux directives du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et à la décision ministérielle n°1022 du 23 octobre 2017, l’Université de la formation continue proposera prochainement aux étudiants détenteurs du diplôme de licence des formations académiques de master (2e cycle) en mode d’enseignement à distance, dans différentes filières. « Tout est fin prêt pour son lancement », se félicite Djamel Haoued Mouissa. Il s’agit des formations de graduation de 1er et de 2e cycles (licence / master). Toujours dans le cadre de ses perspectives et vision à venir, l’UFC projette, selon son premier responsable, de mettre en place des structures de recherche avec l’appui de la coopération interuniversitaire nationale et internationale, d’utiliser la chaîne du savoir comme plateau technique dans la formation des métiers de l’audiovisuel et les nouvelles écritures numériques et de renforcer les formations à distance ainsi que de moderniser les Centres de formation continue. En effet, la chaîne universitaire du savoir représente un mécanisme permettant de faire parvenir le savoir partout sur le territoire national en intégrant de nouvelles approches pédagogiques basées sur les technologies de l’information et de la communication. La chaîne universitaire du savoir se propose de mettre en place un nouveau dispositif visant à renforcer les missions de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Elle assure parallèlement aux actions menées par le gouvernement en matière de réformes du système éducatif, un ambitieux programme de développement des moyens et supports techniques de transmission des connaissances et des enseignements. Par ailleurs, dans le prolongement de ses missions de « formations à distance», l’UFC dispensera progressivement, à partir de l’année prochaine, des cours à distance dans toutes les spécialités. «Á partir de l’année prochaine, l’UFC assurera de manière progressive des cours à distance dans toutes les spécialités et cycles universitaires, car nous voulons en faire une université développée et ouverte», affirmait, en effet, Dr Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Á travers ses nouvelles missions, l’UFC est appelée à devenir la meilleure université dans le pays, car comptant sur les technologies modernes en matière d’enseignement, ce qui lui permettra de contribuer à la résolution du problème d’encadrement par le télé-enseignement, en créant une sorte de justice académique.  Pour rappel, l’UFC assure une formation à distance. En effet, conformément à ses missions, l’UFC a mis en place, dès 1998, un mode d’enseignement à distance sur deux filières : droit des affaires et droit des relations internationales, d’abord par correspondance sous forme papier, disquette puis CD-Rom puis en 2001 à travers le e-learning en utilisant les plateformes de formation ouverte et à distance. Actuellement, l’UFC utilise cinq plates-formes technologiques de formation à distance :

  • Saatar, une plateforme acquise dans le cadre de la coopération. L’UFC a participé à rendre cet outil bilingue (arabe-français)
  • EFAD, plateforme développée par un groupe d’enseignants et de chercheurs exerçant à l’UFC.
  • Dokeos, plateforme open source issue du projet FSP…
  • Moodle, plateforme open source.
  • E-Charlemagne, plateforme acquise dans le cadre du projet télé-enseignement initié par le MESRS.
  • Plateforme Avicenne, dont l’UFC était le partenaire du projet de l’Unesco.

L’UFC a, en vingt-huit ans d’existence, su développer, aux dires de son premier responsable Dr. Djamel Haoued Mouissa, « une offre de formation originale couvrant grâce à sa structure délocalisée et au développement d’outils d’enseignement à distance l’ensemble du territoire ».

 

L’UFC toujours plus proche

A l’instar de toutes les universités et autres centres universitaires, l’UFC a opté pour la généralisation de l’utilisation des nouvelles technologies, en mettant les technologies de l’information et de la communication de l’éducation au service d’un nouveau modèle de la formation qu’est l’enseignement à distance qui conviendrait parfaitement aux travailleurs et à une frange de la population qui ne peut se déplacer. L’UFC a en effet, lancé, depuis 2016, la numérisation pédagogique et administrative de l’ensemble de ses 53 centres et 11 annexes à l’échelle nationale. Limitée jusque-là aux inscriptions et transferts, la numérisation inclura désormais les programmes pédagogiques, la formation et la gestion administrative de l’UFC. « Cette opération constitue un bond qualitatif qui fait de l’UFC un pôle d’excellence en matière d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour développer les méthodes d’enseignement et de formation », nous assure son recteur, Djamel Haoued Mouissa. L’UFC, qui a vu ses effectifs estudiantins passer de 20.000 à plus de 100 000, s’affirme ainsi un partenaire incontournable vu l’importance de l’investissement dans les ressources humaines pour le développement, y compris des entreprises. Elle a formé près de 100 000 adultes dans le cycle d’études supérieures – licences, DEUA. « L’UFC par la qualité et la spécificité de ses formations en tant qu’outil de recherche et de formation pour le monde de travail, offre la possibilité d’acquérir une formation adaptée aux besoins des nouvelles donnes économiques, dans le but de s’adapter pleinement aux perpétuels changements des éléments de la mondialisation », selon Djamel Haoued Mouissa. L’UFC produit depuis 1998 une émission télévisuelle hebdomadaire et une émission radiophonique journalière. Dans le cadre du programme du président de la République, l’UFC s’est ainsi dotée d’une chaîne universitaire et du savoir, construite au sein du rectorat de l’UFC. Pour la formation des étudiants de l’UFC dans le domaine, une convention avait été signée entre Algérie Presse Service (APS) et l’Université de la formation continue (UFC) en mai dernier. Elle porte sur le droit de l’APS d’utiliser le siège aménagé de la chaîne de l’UFC contre la mobilisation de ses ressources humaines en matière de production audiovisuelle au profit de l’UFC pour la formation des étudiants dans ce domaine. Ainsi, l’APS pourra utiliser les studios audiovisuels de l’UFC situés dans l’enceinte de cette université pour la production et la diffusion de contenus audiovisuels. « Cette convention s’inscrit dans le cadre des réformes initiées par le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et contribuera au développement de la chaîne universitaire au service de tout le système universitaire», affirme à ce propos le recteur de l’UFC, Djamel Haoued Mouissa.

 

Ouverture sur les universités du monde

La coopération et les échanges extérieurs, qu’ils soient bi ou multilatéraux, constituent un volet important des activités scientifiques de l’université de la formation continue. « Ils permettent de réaliser la stratégie nationale et internationale de l’établissement en termes de partenariat, leurs fonctions étant, d’une part, de créer des partenariats avec les acteurs socio-économiques et culturels, issus de l’environnement de l’Université et en relation avec la recherche et la formation ; d’autre part, d’établir et de maintenir les rapports de coopération et d’échange de l’UFC avec les organismes internationaux et les universités du monde », souligne à ce propos le recteur de l’UFC, Djamel Haoued Mouissa. Cette coopération et ces échanges ont essentiellement pour but « de promouvoir les relations de l’Université avec son environnement socio-économique local, régional, national et international afin d’instaurer des programmes de partenariat», « initier toute action de promotion des échanges interuniversitaires et de la coopération dans les domaines de l’enseignement, de la recherche et de l’expertise », et « mettre en place les protocoles de signature de conventions à savoir : préparation des projets de conventions, des opérations d’initiation de l’Université aux programmes de coopération et des procédures liées aux réseaux auxquels l’Université est impliquée». Dans ce cadre il convient de noter que l’UFC et l’Institut Manageo (Paris) ont cosigné, le 2 juillet 2018, une convention de partenariat et de collaboration scientifique, technique et pédagogique visant, d’une part, la formation, le perfectionnement et le recyclage des enseignants, des cadres et personnel stagiaires de l’Université de la formation continue, d’autre part, l’organisation de colloques, séminaires, exposition et forums. Cette même convention, vise selon les explications, d’Abdelkader Mechdal, chef du cabinet, du recteur, la formation, le perfectionnement et le recyclage, l’accueil, l’encadrement et la formation des enseignants, cadres et personnel stagiaire, de l’UFC par Manageo, l’organisation en commun accord de colloques, séminaires, expositions, forums. « Comme il sera question de développer des formations au profit des Algériens établis en France et en Europe, dans l’ordre d’idées inscrits par les pouvoirs publics en Algérie, en vu de permettre une meilleure insertion dans le pays d’origine », précise encore le même responsable. S’agissant de la convention de coopération signée avec l’Université virtuelle de Tunis, elle porte sur la formation des enseignants dans le domaine de l’engineering des formations à distance, en utilisant les plateformes numériques à partir de l’UFC, la conception des contenus pédagogiques numériques, l’échange de visites des enseignants, des chercheurs et des formateurs dans le cadre des missions de courte et moyenne durées, dans le but de donner des conférences, cours et la participation dans les colloques à caractère scientifique et de formation, l’échanges de visites des administratifs, dans le but de développer leurs connaissances et leurs compétences, l’échange des expériences concernant le système LMD, l’évaluation universitaire, la gestion universitaire, l’assurance qualité, le développement du domaine de l’information et de la communication en intégrant les TIC, les conférences à distance et l’enseignement virtuel et la participation dans les programmes de la coopération internationale et multilatérale. Le tout en attendant l’aboutissement des discussions en cours avec l’Université nationale d’enseignement à distance d’Espagne (Uned), en vue d’arriver à un accord, qui va permettre à l’UFC de bénéficier de l’expérience espagnole dans le domaine de l’enseignement à distance. Dans le même sens, il convient de rappeler que l’UFC a été, entre 2008 et 2011, pilote d’un FSP (Fonds de solidarité prioritaire) regroupant le ministère de l’Education nationale, les Ecoles normales supérieures (Bouzaréah, Constantine, ENSET d’Oran) et l’ambassade de France en Algérie. Le but visé par le FSP étant l’amélioration de la qualité de l’enseignement du français en Algérie. Aussi, l’UFC a été partie prenante du projet euro-maghrébin Logic-Tempus, (piloté par l’Université d’Alicante) et regroupant des universités de plusieurs  pays (Algérie, Autriche, Espagne, France, Maroc et Tunisie). L’objectif visé est l’installation de passerelles entre l’Université et les entreprises en vue d’une employabilité croissante. Le projet RISE, initié par Erasmus + et coordonné par l’Université Sumaya de Jordanie, a regroupé plusieurs pays européens et les trois pays du Maghreb autour du développement de la gestion des ressources humaines et l’optimisation de la performance des établissements d’enseignement supérieur.

 

L’UFC s’implique dans la recherche scientifique

La vocation première de l’université demeure la mise à disposition du secteur socioéconomique et de l’administration des compétences de haut niveau nécessaires à leur bonne marche et à leur développement, tout en participant à la mise en valeur des résultats de la recherche scientifique qui répond à leurs besoins et à leur demande en matière de développement. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faudrait à l’université intégrer cette relation parmi ses missions prioritaires en instaurant des ponts relationnels dans les deux sens. C’est dire que l’UFC, à l’instar des autres universités et écoles, n’a d’autre choix que de prendre le même train. C’est pour cette raison que la décision ministérielle n° 871, datée du 1er octobre 2018, porte la création officielle d’un laboratoire de recherche consacré à la nouvelle ingénierie pédagogique dans le domaine du e-learning. « Ce laboratoire qui constitue une première depuis la création de l’UFC, va être encadré par quatre équipes de recherche, qui vont se concentrer sur des sujets en relation avec l’activité et les prérogatives de l’université dans le domaine pédagogique », selon les explications du chef du cabinet du recteur. Il va s’intéresser au niveau d’instruction scientifique, à l’innovation dans le cadre des nouvelles approches d’enseignement et d’apprentissage, à la production audiovisuelle scientifique et à la formation spécialisée destinée au secteur économique et administratif, ce qui va permettre de jouer le jeu de l’accompagnement des entreprises. « Impliquer davantage la recherche scientifique dans la sphère économique est une nécessité à laquelle les pouvoirs publics, par le biais du ministère de l’Enseignement supérieur, s’attellent d’une manière effective car, investir dans la promotion de la ressource humaine est une des conditions pour asseoir le développement d’une nation », insiste notre interlocuteur qui rappelle que « l’année 2016 a vu la création tant attendue par les enseignants chercheurs de notre université, de la revue scientifique de l’Université de la formation continue. C’est une revue scientifique internationale académique et multidisciplinaire, encadrée par des enseignants algériens et étrangers, de pays arabes et européens, et surtout méditerranéens. Elle est semestrielle, et sort en plusieurs langues : arabe, français, anglais et espagnol », souligne-t-il.

 

C’est quoi l’UFC

Au départ, cette université de « la seconde chance » permettait à de nombreux fonctionnaires (notamment non bacheliers) d’accéder en cours du soir à des formations diplômantes favorisant leur promotion interne qui n’était que le prolongement des ex-IPST, CPES (pour la promotion sociale des travailleurs). Aujourd’hui elle compte 53 CFC (Centres de formation continue) implantés au sein des universités du jour. De par sa composante, l’UFC a pour missions de permettre à tout citoyen remplissant les conditions requises d’accéder à une formation supérieure, de développer en collaboration avec les établissements et les secteurs utilisateurs la formation continue, et d’organiser des cycles de perfectionnement et recyclages pour et à la demande des secteurs utilisateurs et de mettre en œuvre toute méthode et forme jugées adéquates notamment l’enseignement à distance et la communication audiovisuelle. Pour ce faire, l’UFC assure deux modes d’enseignement : un enseignement résidentiel et un enseignement à distance. Pour les filières en cycle court, il s’agit de l’informatique de gestion, de l’économétrie et statistiques, du commerce international, de la comptabilité et fiscalité, de l’électronique, de la chimie industrielle, de la bibliothéconomie, de l’informatique, de la gestion de la production des stocks et en fin de l’architecture. Quant aux filières cycle long, il s’agit des sciences juridiques, des langues étrangères, des lettres arabes, des sciences islamiques et des sciences exactes. Dès 1994, le cycle long a été supprimé et de nouvelles filières (20) en cycle court et de formations diverses adaptées aux besoins du marché du travail ont été ouvertes, afin de répondre aux besoins du secteur socio-économique dans les différents domaines : langues, droit et gestion et comptabilité.

F. H.

 



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