Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 115 - Août 2018

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Pour un avenir serein

ECOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DE BIOTECHNOLOGIE Taoufik-Khaznadar de Constantine (ENSB)

Par Farid HOUALI



Avec pour objectif la formation et la recherche d’excellence, cette institution est ouverte sur son environnement et sur le monde de par sa vocation nationale du fait qu’elle est la première du genre en Algérie et en Afrique. Dès lors que la biotechnologie est largement reconnue comme le challenge économique et industriel majeur de ce XXIe siècle, l’ENSB bénéficie d’un encadrement national de rang magistral constitué de professeurs et de maîtres-assistants, de chercheurs et de jeunes docteurs pour l’ensemble de ses enseignements. Située dans l’enceinte de la nouvelle ville universitaire d’Ali-Mendjeli (université Constantine III), l’École nationale supérieure de biotechnologie est placée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Dans sa définition actuelle la plus courante, la biotechnologie (ou biotechnologies) englobe les processus résultant de l’application conjuguée des progrès considérables et incessants des connaissances et des techniques de génomique et de biologie cellulaire et moléculaire dans la production des biens et des services à partir d’organismes vivants ou de leurs composants. Ses multiples applications sont en progression constante et exponentielle depuis leur apparition significative, il y a une trentaine d’années. Elles ouvrent des perspectives de développement immenses dont certaines insoupçonnées ou même vertigineuses par leur portée scientifique, éthique, économique et/ou sociales. Les domaines déjà actuellement concernés sont d’une étendue réellement considérable et ils ne cessent de s’étendre afin d’englober la santé humaine et animale, la nutrition, l’alimentation humaine et animale, la production animale et végétale, l’industrie chimique, pharmaceutique, environnement, énergie, nanoscience, nanotechnologie, informatique et biomatériaux. « Depuis des décennies déjà, les puissances traditionnelles, mais aussi les pays émergents, investissent massivement dans la formation et la recherche en biotechnologie, unanimement reconnue comme étant le potentiel du développement industriel majeur du XXIe siècle avec un impact socio-économique considérable bien plus important que l’avènement de l’ère industrielle au XIX siècle », nous explique à ce propos le Pr Douadi Khelifi, directeur de l’ENSB. « Auparavant, a-t-il encore noté, dans notre pays, des formations éparses sont proposées par plusieurs instituts et universités sous plusieurs intitulés mais force est de relever que ces formations résultent du souci de la diversification des cursus de formations, LMD ou autres sans lien avec la réalité du tissu économique national et sans perspectives concrètes. Ces cursus sont aussi de conception et de projection purement académiques alors que leur essence est technologique. »

Une école unique en son genre
En raison de son émiettement et de la nature de ses supports et moyens, objectivement cette situation n’a pas engendré la cohésion, la fédération et la sédimentation des connaissances et du savoir-faire indispensables à la valorisation des formations et des recherches menées sous ce label. C’est dans ce contexte qu’avait été créée l’École nationale de biotechnologie de Constantine (ENSB) par décret n° 11-399 du 28 novembre 2011. L’ENSB a le statut d’école « hors université ». De par sa conception, elle peut de sorte accueillir 4000 étudiants. Elle s’étend sur une superficie de 3 hectares au sol et s’élève sur plusieurs étages. Ses infrastructures bâties sont réparties sur 8 amphithéâtres, 66 salles TD, 40 laboratoires, 11 halls technologiques, une bibliothèque centrale, 1 bloc administratif, 1 salle de conférences, 80 bureaux pour enseignants, le tout intègre trois cours intérieures et des espaces verts parfaitement entretenus. L’ENSB, faudrait-il le noter, est régie par l’organisme défini par la tutelle (ministère de l’Enseignement supérieur) pour les Écoles nationales supérieures avec trois sous-directions : pédagogie et recherche, post-graduation, et relations extérieures ainsi qu’un secrétariat général dont dépendent les services administratifs et logistiques. La première rentrée de l’ENSB s’est faite en septembre 2014, dans le cadre d’une formation d’Ingénieur en biotechnologie, à laquelle sont adossés plusieurs masters optionnels de spécialité. Le cursus d’ingéniorat comprend un cycle préparatoire de deux années (« prépa intégrée ») qui donne accès à une formation spécifique d’ingénieur de trois ans. Dans une vision d’ouverture résolue à son environnement universitaire, des passerelles d’accès à la formation d’ingénieurs de l’ENSB (3e année du cycle d’ingéniorat de l’ENSB) sont prévues pour des candidats externes, issus de l’université ou de la « Prépa SNV ». L’accès à la formation d’Ingénieur à l’ENSB est ouvert aux titulaires du baccalauréat dont les séries et les moyennes requises sont définies avant chaque session d’inscription par circulaire du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Pour l’année universitaire 2014/2015, l’accès a été ouvert aux bacheliers de l’année en cours dans les séries Sciences expérimentales, Mathématiques et Techniques mathématiques, justifiant d’une moyenne générale au baccalauréat égale ou supérieure à 14,22/20. Le calendrier des préinscriptions et des inscriptions définitives est également fixé chaque année par une circulaire ministérielle. L’inscription et la réinscription sont annuelles et uniques. Elles se déroulent au début de chaque année universitaire selon un calendrier établi par la sous-direction de graduation et des diplômes. La période d’inscription est communiquée aux étudiants par voie d’affichage et sur le site web de l’ENSB, à chaque rentrée universitaire. L’inscription est subordonnée au paiement des droits d’inscription pour chaque année universitaire. Le cycle de formation s’étale sur cinq ans, dont deux de cycle préparatoire et trois de cycle ingéniorat. Plusieurs masters de spécialité sont prévus, dès la première promotion d’ingénieurs de l’ENSB. Ils sont optionnels et non obligatoires et leur programmation est répartie sur les 4e et 5e années de l’ingéniorat. Quant à la formation doctorale, elle est envisagée au plus tôt, à la fois dans un souci de formation de ce niveau mais aussi pour servir de support à l’ambitieux programme de recherche-développement de l’École. Également des cycles spécialisés de formation continue sont prévus en direction des personnels techniques du secteur industriel.

Une formation à la…carte
S’agissant toujours du volet formation, le plan proposé par l’ENSB s’inspire, selon le premier responsable de l’école, directement de la tendance mondiale actuelle des formations d’ingénieurs en biotechnologie qui, en général, servent de support à des masters parallèles de spécialité spécifiquement et ponctuellement adaptés à la nature des profils d’activités et d’employabilité du secteur industriel. En aval, une formation doctorale et des cycles de formations continue sont toujours présents afin d’assurer une recherche-développement qui, à la fois, soutient la qualité et l’actualité des enseignements et permet une projection appliquée en un lien permanent avec le secteur économique. Dans ce cadre, et à tous les niveaux de formations, l’objectif de l’ENSB sera d’assurer la maîtrise rationnelle des effectifs et des moyens pour une formation de qualité hautement professionnalisante et actuelle conforme à la vocation de l’École et adaptée aux besoins de son environnement industriel ainsi qu’à sa perspective de croissance. Ces règles de base permettent de proposer un schéma global de formation, de mise en place progressive et intégrant tous ces segments. Dans le même contexte, l’installation rapide d’activités de recherche à l’ENSB est vitale à la réalisation de ses objectifs de formation, de développement et d’intégration à son secteur de projection économique. « Son potentiel humain et matériel actuel devrait lui permettre en de nombreux domaines, dans une vision de recherche-développement principalement tournée vers les préoccupations nationales en matière de maîtrise technologique sectorielle et de mise en valeur des atouts locaux », estime le Pr Douadi Khelifi, relevant par ailleurs que l’exécution du plan de recherche de l’École se fera aussi dans une vision d’ouverture résolue à l’international, notamment à travers les collaborations engagées avec de nombreuses institutions étrangères spécialisées en concertation avec la DG-RSDT (Direction de la recherche scientifique et développement technologique) relevant du département de l’Enseignement supérieur. Une intégration aux réseaux et programmes internationaux de recherches constituera, également, un atout certain de visibilité et de promotion de ses capacités. Une telle démarche lui permettra sans aucun doute de s’engager dans les programmes de sous-traitance de la recherche des grands groupes industriels nationaux en valorisant ses équipements et ses personnels. Globalement, les principaux programmes abordés seront initialement cadrés dans les thématiques appelées évidemment à se diversifier en fonction de l’évolution des connaissances et des besoins de l’environnement économique. Pour ce faire, l’encadrement des 600 étudiants inscrits à l’ENSB est assuré par 132 enseignants, personnels administratifs et ingénieurs de labos dont 8 professeurs, 6 maîtres de conférence (classe A), 26 maîtres de conférence (classe B), 4 maîtres assistants (classe A) et 9 maîtres assistants (classe B).

Une école, une renommée
La visibilité et la promotion du développement qualitatif de l’ENSB et de ses activités de formation et de recherche, ainsi que l’insertion professionnelle de ses diplômés et leur accompagnement sont assurés par plusieurs cellules structurelles:
Cellule assurance-qualité : son action s’inscrit dans la politique nationale de progression qualitative et d’assurance qualité dans l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle est formée de représentants de toutes les structures et services de l’Ecole et son travail est permanent, il concerne tous les aspects : pédagogie, recherche, gestion et administration, infrastructures.
Cellule partenariat & entreprenariat : sa mission est le recensement permanent des opérateurs économiques nationaux en relation avec les biotechnologies et les opportunités d’investissements dans le paysage économique national. Elle a pour mission d’établir des cadres d’échanges et de partenariat avec les institutions universitaires et économiques nationales et étrangères. De même qu’elle est chargée d’assister les ingénieurs promoteurs sortants à concevoir et à concrétiser des projets fiables et innovants de startups et à s’investir en ce domaine. Dans ce cadre, elle est aussi chargée d’évaluer la faisabilité et le risque des projets ainsi que l’identification et le suivi des procédures.
Cellule promotion & communication : sa charge est la prospection et la promotion de la visibilité et de l’image de l’Ecole, de ses activités et de ses diplômés dans le secteur industriel national et à l’international, afin de cerner au mieux ses besoins et définir et concrétiser des interactions bénéfiques et partagées, les plus denses. Notamment dans le domaine de la recherche-développement et de l’assurance qualité.
Cellule de la formation continue : sa mission est de prospecter et de mettre en œuvre des programmes de formation à la carte, spécifiquement adaptés à la demande du secteur économique utilisateur. De même qu’elle est chargée de la mise en œuvre des programmes de formation et de mise à niveau des enseignants-chercheurs de l’ENSB. L’ENSB s’est engagée également depuis sa création, dans la mise en place d’une démarche qualité, afin d’organiser son pilotage au travers d’un système de management par la qualité. Cette démarche a un objectif d’excellence, tant dans le domaine de la formation que dans celui de la recherche mais aussi de ses différentes fonctions et de leurs modes de gestion. Elle consiste à définir l’ensemble de ses activités de manière à les rationnaliser en précisant les objectifs et les axes de développement, ainsi que les voies et moyens à mettre en œuvre. C’est une démarche ambitieuse qui vise l’amélioration permanente du fonctionnement, à travers une méthodologie et des outils à la disposition de chacun. Pour l’ENSB, l’objectif principal de cette démarche est d’assurer une formation de haut niveau scientifique et technologique à ses élèves-ingénieurs, en cohérence avec les connaissances les plus actuelles et les exigences des milieux professionnels et de la recherche pour pouvoir délivrer le titre d’ingénieur dans un esprit solidaire et dans le respect de l’éthique. La satisfaction de l’ensemble des composantes de l’ENSB est le cœur de ses préoccupations. Elle passe par le respect des engagements et l’excellence des performances, en termes de pédagogie, de fonctionnement et d’organisation. Ces préoccupations concernent en particulier :
La satisfaction des étudiants : l’ENSB s’engage à apporter un cadre d’enseignement de qualité, intégré aux besoins du marché du travail au plan national et international.
La conformité règlementaire : l’ENSB s’engage à répondre aux exigences et textes qui encadrent l’activité de formation et de recherche, telles que définies par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
La satisfaction des personnels: l’ENSB s’engage à assurer, au mieux de ses capacités, le bien-être au travail et à mettre à disposition du personnel un cadre de travail performant, à favoriser le travail collaboratif et à reconnaitre les activités de chacun.
La satisfaction des entreprises: l’ENSB s’engage, vis-à-vis des industriels, à former des ingénieurs immédiatement opérationnels, en adéquation avec les demandes socio-économiques, en Algérie comme à l’International. Un haut niveau de professionnalisme est nécessaire pour atteindre ces objectifs. L’ENSB se doit de se baser sur l’entretien permanent des compétences, sur l’efficacité collective, sur la cohérence de fonctionnement et sur la rigueur, pour que toute tâche s’accomplisse convenablement, dans le respect des règles définies et des objectifs fixés. Pour une optimisation de la gestion de l’ENSB et l’anticipation de ses actions par une réactivité plus efficace vis-à-vis des dysfonctionnements éventuels, la maîtrise des pratiques internes, de la transparence, de la crédibilité des processus et des personnes impliquées est indispensable. La démarche assurance-qualité viendra également renforcer la protection des bénéficiaires et fournir des informations fiables pour la définition des orientations stratégiques de l’Ecole en cohérence avec celles des autres établissements universitaires et de la politique générale du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Une école à la page
A l’heure de l’Internet et des nouvelles technologies de la communication, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique assurait en novembre dernier que la prochaine année universitaire sera une année zéro papier. L’ENSB a bel et bien reçu le message et elle dispose de son propre centre des systèmes et réseaux d’information et communication. « Notre premier objectif et soucis majeur est l’intégration mais aussi la généralisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication au sein de toute l’école », nous explique Mme Ines Bendehmane, responsable du centre. Cette tâche est répartie sur deux volets « essentiels ». Elle concerne d’abord l’enseignement. Il est question en fait, selon les explications de Mme Bendehmane, de deux types d’enseignements : le présentiel et le e-learning dont la plateforme est opérationnelle depuis deux ans. S’agissant du premier type d’enseignement, il s’agit de l’introduction des NTIC dans la production des cours notamment. Autrement dit, ce sont des cours enrichis par des nouveaux éléments par rapport à ce qui se fait dans le domaine, de par le monde. « La biotechnologie et la science d’une manière globale sont des domaines qui évoluent constamment. Á l’ENSB, on est appelés à suivre cette tendance », insiste notre interlocutrice qui nous a d’ailleurs accompagné tout au long de notre séjours à l’ENSB. Quant au deuxième type de formation, le e-learning, il vise, aux dires de Mme Ines Bendehmane, à « faciliter » davantage l’accès aux cours aux étudiants de l’école qui sont, ainsi, en contact permanant avec les enseignants. « Notre plate-forme e-learning est utilisée, selon nos derniers sondages par 95% des enseignants de l’ENSB. C’est le satisfecit général côté étudiants qui ont la possibilité ainsi, de consulter n’importe quel cour à n’importe quel moment où qu’ils soient d’autant que la plupart des cours sont téléchargeables via cette même plateforme que nous veillons à enrichir en la matière », se félicite-t-elle. Il convient de souligner également que ce sont les informaticiens du Centre des systèmes et réseaux d’information et communication qui veillent au bon fonctionnement de tout ce qui est informatique au sein de l’école de même la confection et la réactualisation du site web de l’ENSB, qui est également présente sur les réseaux sociaux.

Un club pas comme les autres
Afin de rompre avec « la routine », se regrouper en des clubs ou autres associations estudiantine ne peut être que bénéfique pour la communauté universitaire. C’est le cas notamment à l’ENSB Constantine, où le BE Club (Biotechnology engineering Club) créé en octobre 2015, regroupe les étudiants de l’École. « C’est un club d’étudiants à visée scientifique et culturelle », nous affirme sa vice-présidente Djihane Benkhelfa. Ce club de jeunes ambitieux débordant de potentiel et d’initiatives vise l’orientation et l’encadrement de ses membres à travers plusieurs activités et évènements ayant pour finalité d’éveiller la créativité et l’originalité des participants, afin qu’ils élargissent leurs horizons et faire de cette génération l’espoir de demain. Parmi nos objectifs, ajoute-t-elle, promouvoir et coordonner la participation des étudiants aux activités récréatives sociales ou culturelles, permettre aux étudiants d’acquérir de l’expérience en matière d’organisation et de gestion d’un groupe ainsi que développer l’esprit de coopération et d’interaction au sein d’un groupe dans le respect des règles éthiques et de la transparence. Le BEClub s’intéresse aussi à l’art et à la culture, il comporte plusieurs sous-clubs animés par les étudiants de l’école qui sont très actifs et ambitieux. D’ailleurs outre toutes les activités organisées jusque-là, le BEClub s’active pour l’organisation prochaine au Centre culturel Malek-Hadad de Constantine d’une rencontre portant sur la « motivation des jeunes générations ». Celles de l’ENSB le sont déjà.

Des étudiants de l’ENSB en parlent
Sur le plan production scientifique que ce soit en termes de réalisation ayant un impact direct sur l’environnement socio-économique, les chercheurs algériens sont omniprésents et accompagnent les différents départements ministériels pour trouver des solutions scientifiques en Algérie. C’est dire que l’université algérienne, quoi qu’on dise, a formé et continue de former une élite capable de relever tous les défis. Lors de notre « tournée » à l’ENSB de Constantine, le constat est frappant : difficile d’aborder un étudiant et ou une étudiante sans que vous ayez la réponse à votre question, jeunes certes, mais ces derniers savent exactement de quoi ils parlent. Ils savent également pourquoi ils sont là et quoi faire de leur avenir, une fois diplômés. C’est en tout cas ce qui ressort des déclarations nous ayant faite par deux majors de promos, Nawal Zerrouk et Rayane Hedna en l’occurrence. « Avant l’obtention de mon baccalauréat sciencez, quatre ans auparavant, je ne savais pas quoi faire comme choix moi qui voulais à tout prix une branche dans le pharmaceutique. Finalement, sur conseils de ma maman, j’ai opté pour l’ENSB. J’y suis depuis trois ans et je ne regrette aucunement d’avoir emprunté ce chemin », témoigne Nawal Zerrouk, étudiante en 4e année. « La biotechnologie est un monde impressionnant, fascinant même », ajoute-t-elle. Affirmant que la direction de l’ENSB n’a jamais tardé à répondre favorablement aux sollicitations de ses étudiants, notre étudiante semble avoir déjà tracé le chemin de sa vie. « C’est une opportunité de faire des études supérieures dans le domaine des biotechnologies d’autant qu’en l’avenir, je tien à fonder ma propre entreprise dans le pharmaceutique », conclut Nawal Zerrouk. Même son de cloche du côté de Rayane Hedna, 4e année génétiques. Elle affirme également avoir opté pour l’ENSB sur orientations de son père. « Pour moi à l’ENSB, c’est tout un monde du vivant à connaître. C’est un choix que je ne regrette nullement. Bien au contraire, je tiens à profiter de chaque instant passé que ce soit dans l’amphi comme dans les labos de recherche », témoigne-t-elle estimant par ailleurs que c’est à l’ENSB qu’elle a eu la chance et l’occasion de croiser d’autres Algériens, vu le caractère national de l’école. « Á l’ENSB, je me suis effectivement rendu compte que le temps est de l’argent », soutenient-elle.

Qui est Taoufik Khaznadar ? 
 

 

Né le 11 juin 1922 à Constantine Taoufik Khaznadar suit ses études à l’école d’Aumale, actuellement Reda-Houhou, et à l’école Victor-Hugo. Après son baccalauréat, il rejoint l’Ecole supérieure de la formation des enseignants en 1941. De 1944 à 1948, est professeur dans la région des Aurès, il s’installe par la suite en Allemagne, de 1949 à 1951, où il étudie la langue allemande et l’art de la photographie. A son retour au pays, il enseigne les trois langues : arabe, français et allemand, au lycée Laveran, actuellement lycée El Hourria, où il a comme élève les martyres Meriem Bouatoura, et les sœurs Saadane. Il s’investit aussi un peu plus dans la littérature et le théâtre. De même qu’il monte un laboratoire, afin de développer les photographies prises durant la révolution dont il rejoint les rangs en 1955 à Constantine, chargé en particulier de la rédaction des tracts à son domicile. Allié au martyrs Mohamed Loucif, Saci Haouchet, Larbi Kenida, Ammar Elhalouadji et Daoudi Slimane, surnommé Hamlaoui de 1956 à 1958, ses moindre faits et gestes sont guettés, par les colons durant toute cette période. Il est arrêté le 27 avril 1958 à son domicile par les bérets rouges et conduit au centre de torture de Oued El Had, puis à Hamma Bouziane où il décède dans des circonstances troublantes.
 F. H.



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