Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 115 - Août 2018

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Il ne manque qu’une faculté de médecine…

UNIVERSITE MOHAMED-KHIDER DE BISKRA

Par Smail ROUHA



« Dans un souci d’assurer un meilleur équilibre de la carte de formation y compris celle en sciences médicales, j’invite le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministre de la Santé, de la population et de la Réforme hospitalière à procéder à l’examen des possibilités de création de structures hospitalières universitaires (CHU) dans les villes qui disposent de moyens matériels et humains dans le Sud du pays afin d’ouvrir la spécialité de médecine pour les universités concernées », affirmait le président de la République Abdelaziz Bouteflika dans son allocution à l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire 2011-2012 à l’Université Amar-Tlidji de Laghouat. Une possibilité saisie par l’Université Mohamed-Khider de Biskra qui compte étendre son offre en accord avec les objectifs nationaux avec la création d’une faculté de médecine. D’autant que la santé, indice important de développement humain et préoccupation sociale fondamentale qui dépasse le drame humain familial pour atteindre la collectivité dans son entier, mettant en péril les performances tant physiques qu’intellectuelles du futur citoyen, est une priorité après l’enseignement. Tandis que le niveau et la qualité des services et prestations sanitaires reflètent le bien-être de la population. Pour satisfaire les besoins en matière de santé, il faut disposer, d’une part, d’une infrastructure sanitaire suffisante, et d’autre part, d’un encadrement médical et paramédical professionnel et suffisant. Autant de paramètres dont dispose la wilaya de Biskra qui a, par anticipation dans le cadre de la stratégie sectorielle de la santé, développé son soubassement avec notamment la construction et la mise en service de nouvelles infrastructures. En effet, le secteur dispose d’environ 1200 lits répartis sur l’ensemble du territoire de la wilaya pour 4 hôpitaux et 5 EPH. D’autres infrastructures sanitaires sont programmées en particulier des hôpitaux à Sidi Okba et Doucen et 3 maternités pour l’ensemble de la wilaya. « La création d’une faculté de médecine, conformément aux orientations du président de la République de faire en sorte qu’il soit créé des centres hospitalo-universitaires dans des villes du Sud du pays, ne devrait pas rencontrer d’obstacles majeurs du fait que nous disposons de toute l’infrastructure nécessaire, notamment au niveau du pôle universitaire de Chetma qui offre 6000 places pédagogiques dont 2000 places seront réservées à la faculté de médecine. En outre, la future faculté de médecine pourra compter sur le secteur privé qui dispose de 5 cliniques, 57 cliniques semi-médicales, des cabinets médicaux, des laboratoires d’analyses et des officines à même de répondre aux besoins croissants de la population en matière de santé », souligne le professeur Ahmed Boutarfia, recteur de l’Université Mohamed-Khider de Biskra, précisant que « c’est justement dans ce cadre général que l’université Mohamed-Khider Biskra propose le projet de création d’une faculté de médecine, et a ouvert des négociations avec les autorités locales et le secteur socio-économique pour s’y impliquer. Elle permettra d’accompagner le développement de l’infrastructure sanitaire du pays en général et de la région en particulier. A ce sujet, la faculté de médecine pourra compter, d’une part, sur le potentiel scientifique (humain et matériel) de la faculté des sciences exactes et des sciences de la nature et de la vie − surtout sur les départements de biologie, de chimie et de physique. Elle développera des partenariats avec en particulier les EPH de Biskra, dont les médecins de l’EPH de Biskra ont, en décembre 2017, pris part à une rencontre de concertation pluridisciplinaire (RCP) pour la prise en charge du cancer bronchique, par télémédecine, au CHU Nedir-Mohamed de Tizi-Ouzou, afin que les étudiants bénéficient de leurs infrastructures pour les activités pratiques et les stages. Elle travaillera également en collaboration avec les facultés de la région, notamment de Batna, Constantine et Annaba, ce qui permettra des échanges de soutien aux étudiants. D’autant que la faculté de médecine est le meilleur lien de proximité avec la société ». Pour ce faire, l’université Mohamed-Khider de Biskra peut compter sur un fort capital humain et des contenus didactiques. Un capital expérience constituant un atout certain quant à la réussite des missions de la future faculté de médecine qui proposera des formations de graduation et post-graduation médicales, une prise en considération des besoins de la société et de la population en matière de santé, un développement et une redynamisation de la recherche scientifique tout en devenant une référence du développement professionnel continu à même de valoriser les systèmes de santé en matière de qualité, d’équité, de pertinence et d’efficience. Dotée d’espaces particuliers (salles de cours, salles de travaux dirigés et travaux pratiques), la future faculté de médecine de Biskra offrira une capacité totale d’accueil pour 2500 étudiants. Son implantation au centre-ville du chef-lieu de la wilaya facilitera la concrétisation des stages en milieu de santé. Pour ce faire, les concepteurs du projet comptent sur le come-back des  professeurs, enseignants universitaires et médecins originaires de Biskra travaillant dans d’autres wilayas du pays ou à l’étranger et qui accepteraient volontiers de revenir au pays pour participer à cette aventure, dont les retombées, en cas de réussite, seraient incommensurables sur la qualité des soins et prestations médicaux des nombreuses structures hospitalières de Biskra. En outre, la wilaya de Biskra a connu ces dernières années un développement fulgurant de son système éducatif et universitaire qui la promeut à un avenir radieux en termes de formation de pointe dans les domaines de l’informatique, de l’architecture, de l’agronomie et de la médecine, d’autant que l’université Mohamed-Khider dispose de toutes les infrastructures nécessaires à la réussite d’un tel projet d’utilité publique. 

La matrice des forces vives
Circonscrite dans un paysage national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en pleine évolution depuis l’Indépendance, l’université Mohamed-Khider de Biskra a été créée en 1998 afin de répondre aux besoins croissants en matière d’enseignement supérieur des bacheliers de la région. Comptant actuellement trois sites universitaires, un à Biskra Centre, un à El Hadjeb et un à Chetma, l’Université de Biskra dispense des formations en licence, master, doctorat, diplôme d’habitation universitaire ainsi que les diplômes de magister et doctorat ès sciences, actuellement en voie d’extinction. L’université de Biskra tient ses origines de trois instituts nationaux (hydraulique, architecture et électrotechnique) qui étaient  autonomes administrativement, pédagogiquement et financièrement. Ces trois instituts ont constitué, à partir de 1992, le noyau du Centre universitaire auxquels sont venus se greffer d’autres instituts, notamment de génie civil, des sciences économiques, d’électronique, de  littérature arabe et de sociologie. A partir de 1998, le centre universitaire a été élevé en université de 3 facultés. Une quatrième faculté a vu le jour en 2004. Actuellement, l’Université de Biskra compte 6 facultés et 1 institut dont 30 départements:
Faculté des sciences exactes, des  sciences de la nature et de la vie
Faculté des sciences humaines et sociales
Faculté de droit et de sciences politiques
Faculté des Sciences économiques et commerciales et des sciences de gestion
Faculté des sciences et de la technologie
Faculté des lettres et des langues
Institut des sciences et techniques des activités physiques et sportives (ISTAPS)
En outre, l’université compte 4 vice-rectorats chargés, respectivement, de la formation supérieure en graduation, de la formation continue et des diplômes, de la formation supérieure en post-graduation, de la recherche scientifique, de l’habilitation universitaire et de la recherche scientifique, des relations extérieures, de la coopération, de l’animation et de la communication et des manifestations scientifiques, et de la planification et orientation.
Avec plus de 1 380 enseignants-chercheurs et 1100 personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques et de santé, l’université accueille chaque année plus de 35 000 étudiants, auxquels elle offre un large éventail de formations académiques et professionnelles, de la licence au doctorat :
60 Licences,
2 Licences professionnelles,
89 Masters spécialités,
3 filières recrutement national, et 82 offres de doctorat.
De par ses 32 laboratoires de recherche, dont 30 évalués par les experts de la DGRSDT, l’université est devenue un acteur majeur de la recherche. Structurée en 11 domaines, la recherche intègre également l’interdisciplinarité comme levier de développement à travers 4 domaines transversaux: numérique, imagerie, environnement.

Une stratégie d’accompagnement réfléchie
Convaincue que les perspectives de développement socioéconomique de toute la région de Biskra portée par ses innombrables richesses naturelles ont besoin d’une université ouverte et pluridisciplinaire, pouvant subvenir aux besoins en ressources humaines de cette dynamique de développement, l’université Mohamed-Khider a établi une stratégie basée sur des formations spécifiques et spécialisées, pour les acteurs socioéconomiques, quels que soient leur importance et leur domaine d’activités. En effet, l’université de Biskra compte actuellement 32 laboratoires de recherches agrées pour la recherche scientifique ou œuvrent 154 équipes de 741 chercheurs et 885 étudiants en LMD, et un laboratoire de recherches (Tamayouz) ainsi que quatre organes communs (la bibliothèque centrale, la direction des publications, le centre d’enseignement des langues intensifs, et le Centre des réseaux et systèmes d’informations, de communication et de télé-enseignement).  En outre, les laboratoires de recherche de l’université, couvrant des domaines diversifiés et assurant le rôle de puissants catalyseurs éventuels pour l’innovation et le développement dans les différentes activités socioéconomiques, peuvent participer activement à l’essor d’un développement durable de toute la région dont les potentialités restent encore à mettre en valeur. Dans ce contexte, l’université a mis en place des projets de formation à même d’accompagner la dynamique d’investissements aussi bien dans les secteurs touristiques, industriels qu’agricoles. En effet, longtemps circonscrite à certaines filières, la « professionnalisation » des enseignements universitaires se diffuse dans l’ensemble de l’université Mohamed-Khider de Biskra. Toutes les disciplines ont défini les finalités de leurs enseignements en termes de compétences et de « débouchés » professionnels ; toutes proposent à leurs étudiants des techniques de « définition de projet personnel » ou de recherche d’emplois ; tous les étudiants de licence sont invités à faire des stages... Si certains dénoncent une mise en péril des missions traditionnelles des universités et de l’identité professionnelle des universitaires, d’autres, à l’instar de l’université de Biskra, n’ont pas attendu qu’on leur assigne cette mission pour l’accomplir. Certes, la « professionnalisation » n’est pas sans effets pervers, donnant souvent naissance à des formations trop étroitement adaptées à des besoins professionnels à court terme, mais elle peut, quand elle est bien menée, redonner à l’Université l’initiative dans la définition même des besoins professionnels, l’université retrouvant ainsi certaines de ses missions traditionnelles : s’emparer sans cesse de domaines professionnels pour en faire l’objet d’une connaissance rationnelle, inventer constamment de nouveaux domaines de l’activité humaine. Avec plus de 1400 enseignants-chercheurs et 1100 personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques et de santé, l’Université accueille chaque année plus de 35 000 étudiants, auxquels elle offre un large éventail de formations, académiques et professionnelles, de la licence au doctorat.
 
Etudiants au  titre de l’année universitaire 2017/2018 : (  35454)
- Nombre total des étudiants inscrits:      35684
- Nombre de nouveaux inscrits «bacheliers 2017»:  7017
- Nombre d’étudiants inscrits en LMD :        
1er cycle (Licence) :     24677
2ème cycle (Master) : 7905
3ème cycle Doctorat : 885
- Nombres d’étudiants inscrits en Magister : 27 (en voie d’extinction)
- Nombres d’étudiants inscrits en Doctorat :  1960 
- Nombres d’étudiants étrangers inscrits en graduation : 230 en provenance de 11 pays

Formations habilitées : 236 Formations nationales
Nombre de Domaine : 11
Nombre de Filières :       32
Nombre de Licences:  60
Nombre de Masters :  89
Nombre de Doctorats : 82
Nombre de filière de recrutement national (pôle d’excellence):  03

Une locomotive de développement dans la région des Ziban
De par sa situation géographique,  l’université Mohamed-Khider de Biskra tend à devenir la locomotive de développement de la région des Ziban. En effet, le contexte socioéconomique,  varié et dynamique de l’Université Mohamed-Khider Biskra lui permet de s’ériger en acteur majeur de la promotion de la région aussi bien sur les plans scientifique, socio-économico-culturel, et politique. D’ailleurs, périodiquement l’université organise des journées en collaboration avec le secteur socio-économique pour l’identification des besoins des entreprises en termes de cadres et de compétences. C’est dans ce contexte qu’intervient en 2017  l’installation du BLEU (Bureau de liaison entreprises-université) qui a pour mission entre autres l’insertion des stagiaires au sein des entreprises ainsi que les besoins concrets des entreprises en termes de compétences et d’expertise. D’autres missions en liaison avec le secteur économique pourront lui être confiées en cas de besoin.

Perspectives de collaboration
Loin de vivre en vase-clos, l’Université de Biskra entend tisser plusieurs conventions de partenariat avec les autres universités du pays pour, entre autres, la réalisation d’un master commun, en particulier dans les domaines stratégiques et souffrant d’un manque d’encadrement, un doctorat en cohabilitation dans les domaines qui seront définis en commun accord, et licence et master professionnels dans les filières prioritaires telles que les sciences de l’eau, l’agriculture, l’industrie agro-alimentaire, le tourisme, etc. «  Cette coopération avec les institutions nationales aussi bien publiques que privées permettra une évolution qualitative et notable de la réponse de l’université aux besoins du secteur socio-économique au niveau local, régional et national », souligne le professeur Ahmed Butarfaia, qui rappelle qu’«aujourd’hui, plus qu’en tout autre moment, l’université est interpellée par les décideurs, les acteurs du développement et par la société civile pour une implication effective dans le développement du pays. »

S. R.

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Laboratoire de génie électrique

Le Laboratoire de génie électrique de l’université de Biskra a été agréé en 2003 et dispose de plusieurs structures d’essais, de recherche et d’enseignement. Réalisé sur une superficie totale de 300 m2, il est composé de 8 salles d’expérimentation avec magasin et ateliers, de 18 bureaux pour enseignants et 15 pour les étudiants. L’équipe enseignante est composée de 18 membres dont 10 professeurs et 8 maitres de conférence A. Les domaines de compétences du laboratoire vont du diagnostic des défaillances dans les systèmes énergétiques au commande des machines électriques, d’énergies renouvelables, de diagnostic des machines électrique et de réseaux électriques.
 
Par Tahar MANSOUR


De nombreux projets sont en cours d’exécution au sein du laboratoire de génie électrique et constituent des opportunités très intéressantes pour le règlement de problèmes énergétiques divers rencontrés auxquels font face au quotidien  aussi bien les institutions que les particuliers. Parmi les thèmes des projets, nous trouvons la détection et la caractérisation des défauts dans les turbines à gaz dans les centrales électriques, développement d’une plateforme numérique 3D, étude d’une éolienne de moyenne puissance à base d’une machine synchrone à aimants permanents pour l’alimentation en énergie électrique de la déchetterie de Biskra, conception et réalisation d’un fauteuil roulant intelligent, conception et réalisation d’éoliennes à axe horizontal et intégration de moyens locaux pour le développement du pompage photovoltaïque. Ce sont là quelques-uns des projets tendant à répondre aux besoins spécifiques de la région de Biskra et des régions similaires. Les travaux de recherches réalisés par le Laboratoire de génie électrique tendent tous à la résolution des problèmes énergétiques de la société et ont, de ce fait, des retombées très bénéfiques sur la maintenance  industrielle, les énergies renouvelables (Smart House et Smart Grid), le pompage et dessalement d’eau, les systèmes embarqués (véhicules électriques) et les réseaux électriques. Afin de valoriser les résultats de ses recherches et répondre aux besoins de la société, le Laboratoire de génie électrique entretient des relations multiformes et privilégiées avec de nombreuses institutions et entreprises du secteur socioéconomique comme la Direction de l’énergie de Biskra, l’usine de Ciment Silas Lafarge de Biskra, la Chambre de commerce de Biskra, la Direction de l’environnement, la Direction des ressources en eau, la Direction des services agricoles, l’Agence des bassins hydrographiques du Sahara, le Centre de développement des énergies renouvelables et l’Institut technique de développement de l’agronomie saharienne de  Biskra.
    
T. M.

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Le laboratoire de biologie

Par Yahia MAOUCHI

Le laboratoire de recherche en génétique, biotechnologique et valorisation des bio-ressources (GBVB), de l’université de Mohamed-Khider de Biskra, fait partie du département des sciences de la nature et de la vie. C’est le seul laboratoire de biologie au département. Créé fin 2015, le laboratoire regroupe 19 enseignants chercheurs, 19 doctorants, dont 11 font partie de l’ancien système et 8 du nouveau système, en l’occurrence le LMD. C’est le laboratoire numéro 2 au niveau de l’université de Biskra. « Grâce à ce laboratoire nous avons bénéficié d’une habilitation universitaire et deux offres de doctorats de LMD, en 2016 et 2017 sous-titre valorisation et conservation des ressources naturelles. L’objectif de laboratoire est la conservation des ressources génétiques, ainsi que la collection et la conservation des ressources génétiques d’origine animale ou végétale, notamment les espèces des zones arides, telles que le palmier dattier ou même subspontanés » précise à El Djazair.com, le docteur Laiadi Ziane, directeur de laboratoire (GBVB). Les quatre équipes de chercheurs du laboratoire  travaillent à renforcer les capacités scientifiques et techniques en gestion durable de la diversité génétique agricole localement cultivées ou subspontanées, mais également à établir de descripteurs morphologique et des fiches techniques des organismes sources par des méthodologies conventionnelles et développées. En outre, les chercheurs du GBVB poursuivent toujours leurs recherches consacrées à la multiplication et à la régénération in-situ et ex-situ, des accessions qui ont très peu de semences. Ainsi, afin de caractériser la biodiversité génétique de différentes espèces, les chercheurs utilisent des méthodes de caractérisation moléculaire récentes (des travaux déjà publiés sur la vigne, en cours pour le palmier dattier). Le GBVB travaille également sur la valorisation biotechnologique des plantes endémiques d’intérêt thérapeutique au niveau de la zone qui présente une activité antibactérienne prometteuse, mais également à l’étude des mécanismes d’adaptation des espèces endémiques aux différents stress biotiques ou abiotique et leurs modes d’interactions avec les microorganismes. Quatre équipes ont déjà contribué au développement des projets de recherche depuis la création du laboratoire en 2015, notamment en génétique moléculaire des bio-ressources, la caractérisation et l’identification des espèces végétales autochtones cultivées et spontanées, la valorisation des bio-ressources, et la biodiversité animale et la diversité des écosystèmes. En outre, le GBVB de Biskra travaille également sur des projets de recherches nationaux et internationaux dont trois projets nationaux inscrits sous type du CNEPRU. Dans le même ordre d’idées, le laboratoire a achevé deux travaux brillants, à savoir la caractérisation de deux collections à Mascara et à Skikda, avec une collaboration avec l’institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAFV) à Alger, pour caractériser ces ressources. 

Y. M.

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Laboratoire d’informatique intelligente 

Par Tahar MANSOUR

Le Laboratoire d’informatique intelligente de l’université de Biskra, fondé par son actuel directeur le Pr Okba Kazar l, a été créé en 2013 et s’intéresse à tout ce qui est intelligence artificielle, réseaux d’informatique ainsi que tout ce qui est du domaine des technologies de l’information et de la communication. Le LINFI est composé de quatre équipes totalisant 27 chercheurs, tel qu’exigé par la législation et les principaux axes de recherche ont trait au développement théorique et pratique des modèles, des benchemarks et des plateformes pour la résolution de problèmes nécessitant une intelligence performante ou ceux du web et d’applications mobiles (M-learning, M-commerce), sécurité réseau, web sémantique, interopérabilité des systèmes d’information géographique, Cloud Computing, Cloud Robotic, smart city et smart house, etc. Le laboratoire comporte quatre équipes dont les recherches portent sur l’Intelligence artificielle distribuée et applications web,  les Systèmes d’informations géographiques et technologies internes, le computer vision and biological cybernetical, et l’Interopérabilité sémantique et ses applications aux services web et aux systèmes d’information. Le LINFI a émis des offres de formation doctorale pour 30 postes, en intelligence artificielle et génie logiciel et ce depuis sa création en 2013 à ce jour. Outre cela, cinq doctorants ont bénéficié de stages de longue durée en France (3), en Espagne (1) et au Canada (1). Actuellement, le LINFI supervise trois formations en graduation pour près de 60 étudiants sortants chaque année et ce en master intelligence artificielle, master réseau et technologies d’information et de communication et, enfin, en master génie logiciel.
La persévérance, le travail bien fait, la volonté de s’élever toujours plus haut en servant ses semblables débouchent toujours sur la satisfaction de se sentir utile et la reconnaissance de la nation et de la communauté scientifique. Ainsi, les chercheurs du LINFI ont participé en 2017 au salon d’innovation organisé par la DGRSDT et ont obtenu le meilleur prix pour leur « green smart house » et leurs travaux sur la robotique utile à l’humanité. L’université dans son ensemble et ses composantes, chacun dans son secteur, ne peut avancer ni valoriser les résultats de ses recherches sans un partenariat et une coopération pleine avec le secteur économique. Cette vision, nécessaire et vitale pourrons-nous dire, n’a pas échappé aux responsables du Laboratoire d’informatique intelligente qui ont signé plusieurs conventions avec la Cimenterie Lamouri de Biskra, la Sonatrach, Algérie Télécom et Condor. La coopération scientifique n’est pas en reste puisqu’elle existe depuis longtemps avec des laboratoires d’universités nationales ainsi qu’avec des universités, instituts et laboratoires de France, de Canada, du Maroc, d’Espagne, des USA, d’Angleterre, de Tunisie et de Belgique. Avec tout le potentiel humain et matériel dont il dispose, le LINFI compte breveter quatre produits en cours de finalisation : smart house (la maison intelligente), smart green house (serre intelligente), le robot humanoïde et la voiture intelligente. Le LINFI compte aussi lancer bientôt un master en TIC, une formation à la carte avec le secteur socioéconomique ainsi que des startups (cloud privé, cloud pour entreprise, etc.).
 
T. M.

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Laboratoire de modélisation des systèmes énergétiques

Par Tahar MANSOUR

Le laboratoire de modélisation des systèmes énergétiques (LMSE) de l’université Mohamed-Khider de Biskra dispose d’un potentiel de recherche important qui lui permet de répondre aux besoins multiformes relatifs à la production, au transport et à la gestion de l’énergie électrique ainsi que tout ce qui s’y rapporte. Les quelque trente chercheurs répartis sur sept équipes qui le composent exécutent un travail de recherche remarquable dans divers secteurs de cette spécialité dont tout le monde a besoin. Afin de mener à bien ses missions, le laboratoire de modélisation de systèmes énergétiques s’est tracé trois axes de recherches principaux :
La production, le transport et la gestion de l’énergie électrique
Le contrôle et le diagnostic des systèmes électriques
Les phénomènes de l’interaction du courant et du champ électrique avec les matériaux
Ces choix ont été dictés par les besoins exprimés par les secteurs utilisateurs d’énergie électrique afin de faire face aux divers problèmes qui résultent de cette utilisation et ont pour objectifs de maitriser la production de l’énergie électrique depuis des sources renouvelables, d’acquérir un savoir-faire et une expertise dans le transport et la gestion de l’énergie électrique dans les réseaux, de maitriser le contrôle des systèmes électriques, d’utiliser les meilleures techniques d’injection de l’énergie électrique produite à partir de sources renouvelables dans les réseaux conventionnels et maitriser l’expertise dans le diagnostic des machines électriques.
L’objectif de toute recherche scientifique étant de répondre de manière efficiente aux problèmes qui se posent aux divers utilisateurs et secteurs demandeurs, le laboratoire de modélisation des systèmes énergétiques a mis en œuvre des thèmes de recherche afin d’y apporter des solutions. Les travaux portent sur :
Une pile à combustible de type PEMFC
Une pile à combustible de type SOFC
La gestion intelligente des réseaux électriques et pénétration de l’énergie produite par des sources renouvelables dans le réseau électrique existant
Les générateurs et les applicateurs pour le chauffage et la fusion par induction
Les applications de la lévitation magnétique dans les réseaux
L’étude de la robustesse des systèmes électriques
Le développement et l’implantation des algorithmes pour la commande des systèmes électriques et développement des techniques du contrôle intelligent
L’étude des matériaux supraconducteurs et leur implantation dans les applications du génie électrique comme la limitation de courant de défaut, les machines supraconductrices, les aimants supraconducteurs, etc.      
Le Laboratoire de modélisation des systèmes énergétique (LMSE) axe ses travaux de recherches et de formation sur des objectifs hautement rentables pour le développement technologique qui se définissent par une capacité par la recherche très performante, la maitrise de la production de l’énergie électrique depuis des sources renouvelables et une performance du transport et de la gestion de l’énergie électrique dans les réseaux. Les travaux se distinguent également par un savoir-faire dans le contrôle des systèmes électriques, une maitrise des techniques d’injections de l’énergie électrique provenant de sources renouvelables dans les réseaux conventionnels, et un meilleur savoir-faire dans le contrôle des machines électriques.
Le Laboratoire de modélisation des systèmes énergétiques comprend sept équipes avec, chacune un axe de recherches propre, le tout dans le cadre des objectifs assignés.
1re équipe : modélisation des piles à combustibles (PAC) de types SOFC et PEM et des techniques de stockage de l’énergie électrique.
2e équipe : modélisation des phénomènes magnétiques dans la matière et de systèmes à matériaux supraconducteurs.
3e équipe :    modélisation des systèmes électro-magnéto-mécaniques et thermiques, commande des machines électriques associées à la traction électrique et application des méthodes d’intelligence artificielle à l’optimisation des réseaux électriques en présence des systèmes FACTS et énergies renouvelables.
4e équipe : modélisation de la gestion dans le réseau électrique intelligent et dans les systèmes de génération hybrides. 
5e équipe : contrôle intelligent, commande robuste, apprentissage par renforcement, robotique, asservissement visuel, authentification et identification d’individus, interface cerveau-machine et détection et diagnostics des défauts.
6e équipe : étude théorique des différentes configurations des convertisseurs AC/DC et DC/AC, développement et implantation de l’algorithme de commande sous l’environnement Matlab/sumulak, des méthodes de commande de convertisseurs avec des cartes d’acquisition et des contrôleurs à DSP, banc d’essai expérimental et tests numériques.
7e équipe : commande et modélisation des processus continus et qualité de l’énergie électrique éolienne.

Des projets d’importance réalisés
Les chercheurs et doctorants du Laboratoire ont réalisé, ces dernières années, nombre de projets s’intégrant aux besoins des institutions, des particuliers et du secteur socioéconomique dans le cadre des différents programmes (CNEPRU et PNR). Parmi ces projets à forte intégration sociale et professionnelle, nous citerons :
La reconnaissance des individus en biométrie (Rec-Biomet)
Techniques de contrôle pour robots mobiles
Cartes d’actionneurs pour robots manipulateurs mobiles
Evaluation du cout de production de l’énergie électrique d’un réseau électrique
Mise en parallèle d’une éolienne et d’un panneau solaire pour charger une batterie
Conception et réalisation d’un fauteuil roulant intelligent
            
T. M.



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