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N° 109 - Nov 2017

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Tout pour une qualité de la formation

Direction des œuvres universitaires de Laghouat

Par Yahia MAOUCHI



Bonne nouvelles pour les étudiants (es) résidents (es) de l’Université Amar-Telidji de Laghouat. Ainsi, pour pallier le problème de la surcharge enregistrée au niveau de certaines cités universitaires, une nouvelle résidence universitaire de 1.000 lits, ainsi qu’un réfectoire central d’une capacité de 800 places entreront en exploitation à la prochaine rentrée universitaire, apprend-on de Oualid Zergui, directeur des œuvres universitaires (DOU) de la wilaya de Laghouat que nous avons rencontré dans son bureau dans le cadre des entretiens et reportages consacrés par El Djazaïr.com à l’Enseignement supérieur d’une manière générale et aux œuvres universitaires particulièrement. Ainsi, ces deux nouvelles structures, qui s’ajoutent aux sept résidences universitaires existantes déjà, sont entièrement réalisées et semi-équipées et devront ouvrir leurs portes aux étudiants (es) à la prochaine rentrée, a précisé notre interlocuteur. Rappelons dans le même sillage que deux résidences universitaires d’une capacité de 1.000 lits chacune, ont été réceptionnées ces dernières années. Au niveau de l’annexe universitaire d’Aflou, qui a été hissée au rang de centre universitaire, les travaux de réalisation d’une résidence universitaire de 1.000 sont achevés et elle devrait ouvrir ses portes aux étudiants (es) à la prochaine rentrée universitaire. Cette structure viendra s’ajouter à celle déjà existante, accueillant plus de 500 étudiants, et qui nécessite des travaux d’extension ou l’orientation d’une partie des étudiants vers l’Université Amar-Telidji à Laghouat, en attendant la réception de la nouvelle résidence, explique-t-il.
La gestion des cités universitaires n’est pas une sinécure, avoue notre interlocuteur. « Nous essayons toujours d’assurer le meilleur pour nos résidents (es), qui sont de plus en plus exigeants. De nombreuses communes de notre grand Sud comptent moins de 3.000 habitants, alors que nous nous gérons, aujourd’hui, des cités universitaires qui accueillent plus de 2800 résidants (es). Vous imaginez un peu la difficulté de la tâche. Néanmoins, nous nous employons à améliorer les conditions d’accueil et d’hébergement des étudiants (es) » rassure-t-il.

Pas de surcharge au niveau des résidences universitaires
Contrairement à ce que nous avons constaté de visu au niveau de certaines cités universitaires, que nous avons visitées, celles de Laghouat ne souffrent d’aucune surcharge. Ainsi avec sept cités universitaires, dont la capacité oscille entre 500 et 2000 lits, les responsables de la DOU de Laghouat, ont pu pallier ce problème qui a hanté pendant plusieurs années les esprits des étudiants (es).« Dieu merci, nous ne souffrons aujourd’hui d’aucune difficulté en matière d’hébergement. D’ailleurs, les résidents (es) sont hébergés à 2 par chambres ou 1 par chambre pour les fins de cursus », se félicite notre interlocuteur qui ajoute qu’en prévision de la prochaine rentrée universitaire, avec notamment la réception de la nouvelle cité universitaire de 1000 lits, le même responsable assure que tout « est pris en compte pour que les nouveaux bacheliers soient tous hébergés et dans de meilleures conditions ». Ainsi, les nouvelles orientations données par la direction générale visent une meilleure prise en charge des résidents et offrir aux étudiants les meilleures conditions d’accueil, d’hébergement, de transport, de restauration, de sécurité et de loisirs. Dans ce cadre, la direction générale des œuvres universitaires de Laghouat a lancé une grande opération de chasse aux indus occupants, dans les résidences universitaires. « Ces squatters sont principalement des étudiants accusant un retard de scolarité, totalisant, pour certains, plus d’une dizaine d’années de présence, des diplômés au chômage ou des extra-universitaires. Il y a aussi des étudiants exerçant une activité commerciale ou occupant un emploi quelque part, en ville, d’autres prétextant la poursuite des études pour fuir leur famille », précise le DOU. En somme, l’accueil des étudiants au sein des résidences universitaires se fait selon les capacités d’accueil de chaque ville universitaire (campus). Par ailleurs, l’hébergement n’est assuré qu’aux étudiants demeurant à 50 km et plus du lieu d’inscription pédagogique pour les garçons, et à 30 km et plus pour les filles, à l’exception des zones difficilement accessibles.

Un nouveau réfectoire central dès la rentrée universitaire prochaine
Comme pour les chambres, la restauration a connu une amélioration s’inscrivant dans le cadre de la politique mise en place par la tutelle à travers un assainissement des aspects négatifs. Ainsi, au niveau de la DOU de Laghouat, chaque résidence est équipée d’un restaurant. Les repas sont préparés selon un menu bien étudié. Les conditions d’hygiène sont respectées. La qualité des repas servis est supervisée par des contrôleurs d’hygiène. Ainsi, la DOU de Laghouat dispose actuellement de sept restaurants locaux, c’est-à-dire situés dans l’enceinte même des sept résidences universitaires, et d’un restaurant central. Les travaux de réalisation d’un autre restaurant central, situé au nouveau pôle, pouvant accueillir 800 places sont achevés, et semi équipé, et il devrait être livré pour la rentrée universitaire prochaine 2017-2018. Dans les sept restaurants on y sert plus de 12. 000 repas au quotidien, c’est-à-dire au déjeuner et dans une moindre mesure au dîner, sans compter les repas qui sont servis pas le restaurant central. Très satisfait de la qualité des repas servis, M. Zergui estime que les choses se sont beaucoup améliorées durant la saison universitaire en cours. Et pour cause, « les stages de recyclage et de perfectionnement organisés au profit des personnels de cuisine ont commencé véritablement à porter leurs fruits. Il va de même pour les agents de sécurité qui bénéficient régulièrement des stages de formation en collaboration avec la Protection civile », se félicite-t-il. Selon lui, d’autres sessions de formation spécialisées destinées aux chefs cuisiniers, médecins, responsables de l’alimentation et des activités culturelles et sanitaires au sein des résidences universitaires, seront lancées ces tout prochains jours, et cela dans le cadre de la modernisation des services de la vie estudiantine gérés par les œuvres universitaires. En plus de la qualité de formation de son personnel, la DOU de Laghouat ne badine pas avec les conditions d’hygiène. « Nous sommes intransigeants sur la qualité des marchandises et sur le respect de la chaine du froid, d’ailleurs à ce jour, il n’y a eu aucune intoxication signalée », nous dit M. Zergui, qui nous fait visiter les cuisines, ses fours à air pulsés flambant neuf et les chambres froides, où les marchandises sont entreposées. Dans le même sillage, notre interlocuteur rappelle que l’amélioration constatée dans la préparation des menus et la gestion de la consommation quotidienne et mensuelle est le fruit de l‘installation d’un logiciel spécialement destiné au management des restaurants universitaires. Cette technologie de pointe, a permis, selon M. Zergui, de rationaliser les dépenses inhérentes à la restauration. Les fiches de consommation ont été revues de manière à éliminer les excès et à réduire la facture alimentaire. En outre, et afin de faire éviter aux étudiants les files interminables, il a été opté depuis un certain temps pour des cartes magnétiques. Un lecteur de cartes magnétiques est installé pour effectuer un deuxième contrôle afin de s’assurer définitivement de l’identité de la personne qui bénéficiera du repas. Une carte qui est considérée comme étant une révolution pour le secteur de l’enseignement supérieur dans notre pays qui a connu de ce fait un pas de géant vers la généralisation des nouvelles technologies. Ainsi, tout étudiant, externe ou résident, bénéficie d’un repas au sein des restaurants universitaires sur présentation de sa carte d’étudiant ou sa carte de résident. Les restaurants universitaires sont repartis dans les établissements de l’enseignement supérieur et les résidences universitaires. Rappelons enfin que le tarif de la restauration reste parmi les moins chers au monde (1,2 dinar le repas).

Une flotte de 70 bus
Le transport universitaire est une autre mission de l’Office national des œuvres universitaires. Il est garanti pour tous les étudiants, assurant ainsi le transport entre les résidences universitaires et les établissements de l’enseignement supérieur. L’étudiant est appelé à verser une cotisation annuelle symbolique. Ainsi pour assurer un transport de qualité pour ses étudiants (es), la DOU de Laghouat a mobilisé 70 bus répartis sur un programme de 70 lignes, devant être étendu prochainement à d’autres lignes couvrant cinq communes. La Direction des œuvres universitaires de Laghouat compte actuellement sept résidences universitaires accueillant plus de 11.000 étudiants et étudiantes, fait savoir M. Zergui. Le parc roulant mis à la disposition de la DOU a atteint les 70 bus, répartis en transports urbain et suburbain. Le premier dispose de 57 bus tandis que le second fait fonctionner 13 bus.Toujours dans le cadre de la bonne gestion du transport universitaire, confié, selon le DOU aux transporteurs privés, un plan de transport a été mis au point, et cela depuis les deux dernières années. « Un plan qui est susceptible d’accomplir les différentes rotations, aussi bien pour les résidents(es) que les étudiants habitant Laghouat, sa périphérie ainsi que les résidences vers les trois campus à savoir le pôle universitaire ou siège du rectorat, l’ex-ITE et l’ex-ENS. Le suburbain assure, quant à lui, les lignes menant à Kasr El Hiran, Sidi Makhlouf, Bennacer Benchahra et le chemin inverse vers les trois pôles », rappelle le responsable. Il convient de souligner que certaines cités universités sont situées très proches du centre universitaire, ce qui veut dire que parfois les étudiants rejoignent leur campus à pied. De plus ces structures universitaires sont, en totalité, situées à l’intérieur du tissu urbain, ce qui facilite la mobilité des étudiants au niveau du territoire de la wilaya de Laghouat.

23 000 bourses octroyées
Le service des bourses a enregistré 23 000 dossiers demande de bourse, dont plus de 250 bourses sont octroyées aux étudiants étrangers. Actuellement, l’étudiant perçoit une bourse et le reste du soutien de l’Etat va dans la restauration, l’hébergement et le transport. « Notre département des bourses veuille à assurer plusieurs services au profit des étudiants. Il est chargé d’assurer le traitement et le suivi des dossiers des étudiants bénéficiaires de bourses, en relation avec les établissements universitaires situés dans l’aire de compétence de la direction des œuvres universitaires, le renouvellement des bourses, le paiement régulier des bourses, et le traitement et la prise en charge des bourses des étudiants étrangers qui sont au nombre de 250 bénéficiaires», précise notre interlocuteur. Il convient de rappeler que tout étudiant inscrit dans une filière de l’enseignement supérieur bénéficie d’une bourse d’études durant tout son cursus fixée à 4050 DA, 3600 DA ou 2700 DA, selon le revenu annuel global des parents, qu’il faudrait fournir chaque trimestre. 

Inscription d’hébergement en ligne
La direction des œuvres universitaires de Laghouat a mis à la disposition de ses 7000 nouveaux bacheliers, un site électronique« www.lagh-univ.dz » qui leur a permis de s’inscrire en ligne. Une première pour cette wilaya. « La mise en ligne de ce site web représente une étape importante pour notre université. L’étudiant a la possibilité d’imprimer la décision qui comporte le lieu de résidence et la date du rendez-vous planifié à l’avance, pour un appréciable gain de temps, et tout cela en quelques clics » se félicite M. Zergui. Ainsi, parallèlement aux inscriptions pédagogiques, des guichets réservés exclusivement aux œuvres universitaires ont été ouverts aux nouveaux étudiants, afin qu’ils puissent retirer les dossiers relatifs aux œuvres universitaires (hébergement, bourse, transport …) La direction des œuvres universitaires de Laghouat se porte garante afin d’assurer un climat favorable à l’étudiant en lui offrant un ensemble de services et de résidences universitaires. Pour ce qui est des formalités administratives, la direction des œuvres universitaires compte généraliser le procédé des cartes magnétiques à l’ensemble des étudiants, un processus qui permet d’assainir et de canaliser la liste de tous les étudiants. Ce sont des cartes magnétiques destinées à la restauration et à l’accès à la cité universitaire. Elles permettront d’identifier les vrais résidents des faux, de sorte à éviter toute falsification d’une carte d’hébergement ou de restauration. Ce procédé déjà opérationnel dans d’autres résidences des autres wilayas du pays a été bien accueilli par la corporation estudiantine qui souhaite sa généralisation à d’autres services.

Les activités scientifiques, culturelles et sportives
Les résidences universitaires sont considérées comme un espace pour les activités scientifiques, culturelles et sportives, mais également un lieu où les étudiants (es) peuvent étaler leurs talents et prouver qu’ils peuvent évoluer et progresser. Pour cela, les résidences universitaires sont dotées d’infrastructures et de moyens nécessaires à la création de clubs et d’associations afin de pratiquer les activités scientifiques, culturelles et sportives. Aussi, il a été mis à la disposition des étudiants des bibliothèques, des salles de révision et des cybercafés gratuits gérés par les étudiants résidents. Ainsi, pour créer cette chaleur familiale au sein de ces résidences universitaires, dont 80% des résidents (es) habitent hors wilaya, les activités culturelles et sportives à l’intérieur des résidences sont conçues de façon à permettre aux résidents (es) de décompresser du stress cumulé par les études mais aussi de se regrouper et de se connaître. A cet effet, les résidences de Laghouat ont été dotées de salles omnisports, de salles de lecture ainsi que de cybercafés faisant que la vie intra-muros n’est pas si monotone que cela, loin s’en faut. Pour ce faire, les responsables affirment avoir mis à la disposition des étudiants (es) résidents (es) tous les moyens nécessaires leur permettant un meilleur épanouissement, chacun dans son lieu de résidence. En outre, ce qu’il faut noter également c’est que l’esprit de compétition y est vivant. Les activités sportives ne sont pas en reste.Toutes les disciplines collectives sont pratiquées de manière régulière et la participation des résidences dans les compétitions aussi bien locales, régionales que nationales est toujours présente de manière qualitative. Preuve en est les multiples prix gagnés dans diverses manifestations nationales. On citera entre autres, le1er prix au concours national de psalmodie du Coran (garçons) décerné à la résidence Boucherit-Lachkham, le 2e prix au concours du théâtre national, le 2e prix au concours national psalmodie du Coran (filles) décerné à la résidence des Sœurs-Bedj, le 3e prix au championnat national de natation (garçons) décerné à la résidence des garçons 3000-lits, le 3e prix au championnat régional de volleyball (filles) décerné à la résidence des 1000-lits, le 3e prix au championnat régional de football (garçons) décerné à la résidence des 3000-lits. En outre, des courts-métrages, des pièces de théâtre, des soirées poétiques, des récitals de chansons, des activités liées à la poterie animent les soirées dans les résidences. Des sorties scientifiques sont également au programme. L’objectif recherché, selon la DOU, est « de ne pas laisser le temps et l’espace à l’oisiveté qui est parfois pour ne pas dire souvent mauvaise conseillère ». Il s’agit d’occuper les résidents(es) et de ne laisser le temps que pour les révisions des cours et aux activités utiles.

La prévention sanitaire et sécuritaire
Les résidences universitaires disposent de structures et moyens sanitaires nécessaires afin de préserver les étudiants (es) résidents (es) de tous les risques. C’est un volet sensible auquel 300 agents veillent en permanence. La présentation de la carte d’étudiant est obligatoire à chaque accès des sept résidences. Les caméras de vidéosurveillance ont été placées dans des endroits stratégiques et difficilement accessibles pour les agents. En outre, les services d’ordre sont mis à contribution pour prendre les mesures, préventives, conservatoires où de coercition qui s’imposent à chaque fois que cela s’avère nécessaire. Des plans Orsec sont établis en collaboration avec les forces de l’ordre et la protection civile pour intervenir efficacement et à des endroits ciblés. La sécurité est primordiale. Pour étayer ses propos, M. Zergui fait part de la présence de caméras de surveillance reliées à un poste de contrôle. Des agents de sécurité sont chargés de veiller à la quiétude des résidents (es) dans l’enceinte des résidences, et comme c’est le cas dans toutes les résidences universitaires, en plus des activités courantes, les unités de médecine préventive sont présentes pour une politique sanitaire en faveur des résidents. A cet effet, ce personnel relevant des unités de médecine préventive procède à toute action visant la couverture sanitaire de l’étudiant et du fonctionnaire, par l’organisation de visites systématiques, de campagnes de vaccination et de sensibilisation, en plus des missions des soins préventifs courants. Enfin, il convient de rappeler que toutes ces infrastructures sont gérées, au même titre, d’ailleurs que les résidences par un personnel administratif et technique qualifié. Des médecins, des dentistes, des psychologues et un personnel paramédical sont au chevet des résidents(es) 24/24. Une ambulance flambant neuf est à disposition pour les cas nécessitant des transferts vers l’hôpital. Le reste du personnel est composé de cadres, de cadres de maîtrise, de subalternes et d’agents factotums. Le tout est au service des résidents(es) et tous en sont conscients. Leur nombre s’élève en totalité à 1100 fonctionnaires entre permanents et contractuels. Ce nombre va être renforcé par le truchement d’un nouveau recrutement dès la rentrée universitaire prochaine, à l’occasion de la réception de la nouvelle résidence de 1000 lits, et du nouveau réfectoire central.
Y. M.



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