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N° 110 - Dec 2017

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Quand la prise en charge sociale de la communauté universitaire s’étend au Sud

Direction des œuvres universitaires de Béchar

Par Farid HOUALI



Le réseau actuel des œuvres universitaires est composé de 66 directions (locales) des œuvres universitaires. Il s’agit dans le détail de 20 Directions des œuvres universitaires (DOU) pour la Région Centre, englobant 14 wilayas, de 27 DOU pour la Région Est englobant 19 wilayas ainsi que 19 DOU pour la région Ouest englobant 15 wilayas. Les wilayas du Sud sont également prises en compte.
C’est le cas notamment dans la wilaya de Béchar, où la direction locale des œuvres universitaires, à sa tête Mourad Hassan Kerroumi, veille au petit grain. « La prise en charge sociale des étudiants dans le Sud du pays ne diffère en aucun cas de celle assurée pour les étudiants des wilayas du Nord. Les œuvres universitaires sont régies par la même réglementation à travers toute l’Algérie, sous la direction de l’Office national des œuvres universitaires relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique », rappelle d’emblée notre interlocuteur que nous avons rencontré début janvier dernier, dans le cadre des reportages consacrés par El Djazaïr.com au secteur. Ainsi, à l’instar des 66 DOU réparties à travers ce vaste territoire de l’Algérie, la DOU de Béchar, créée en 1986 au lendemain de la création du centre universitaire de Béchar, aujourd’hui (depuis 2009), Université Mohamed-Tahri, est chargée de gérer les activités sociales des étudiants affectés dans sa conscription que sont la restauration des étudiants, l’hébergement, le transport ainsi que tout activité culturelle, scientifiques et sportives. Ces actions consistent à offrir un excellent cadre de vie et d’études aux étudiants (es) résidents (es). « La direction des œuvres universitaires est également chargée de gérer les moyens matériels et financiers et de prendre toute mesure concourant au bon fonctionnement des structures placées sous son autorité », a encore souligné Mourad Hassan Kerroumi.
Par ailleurs, toujours selon les affirmations de son premier responsable, la DOU de Béchar a pour mission de contrôler l’utilisation rationnelle des moyens mis à la disposition des résidences universitaires tout en assurant, en liaison avec les organismes et structures concernés, le suivi des opérations d’investissement et d’équipement des résidences universitaires relevant de sa compétence. En outre, elle a un droit de regard sur les programmes d’activités scientifiques, culturelles, sportives et de loisirs des résidences universitaires et en suit l’application. En chiffres, la DOU de Béchar est composée de six résidences universitaires réparties équitablement entre filles et garçons. Ces derniers, à prendre en charge en matière d’hébergement, sont estimés pour l’année universitaire en cours, à quelque 5789. Les résidentes dont des étudiantes des pays amis dont le Mali, le Tchad et le Sahara occidental, représentent à elle seules, un nombre de 3328 étudiantes/résidentes. Le taux d’occupation des chambres est de moins de 70% puisque les capacités réelles des six résidences universitaires est de 7818 lits. Autrement dit, le problème de la surcharge dont souffraient les résidences auparavant a été définitivement résolu. « Ce n’est pas l’unique problème résolu dans nos résidences. J’y suis pour la troisième année consécutive et franchement, on ne manque absolument de rien. On est bien gâtées », nous a affirmé Souhila souriante comme pour dire que toutes les conditions sont réunies. « L’université est un acquis. Notre rôle en tant qu’administrateurs est de le préserver. L’Etat a consenti d’énormes efforts afin de réaliser des universités de grande envergure mais surtout des résidences universitaires », a encore soutenu notre interlocuteur. S’agissant de la restauration, le même responsable a révélé que pas moins de 8289 repas sont servis quotidiennement à travers les 8 restaurants universitaires, dont deux centraux. « Toutes les résidences sont dotées de chambres froides spécifiques. Nous sommes intransigeants quant à la qualité des repas servis, car ne dit-on pas que prévenir vaut mieux que guérir. La qualité des repas servis est supervisée par des spécialistes en hygiène », a assuré Mourad Hassan Kerroumi. Et afin de faire éviter aux étudiants les files interminables, il a été opté pour des cartes magnétiques appelées à « puces ». Un lecteur de cartes magnétiques est installé pour effectuer un deuxième contrôle afin de s’assurer définitivement de l’identité de la personne qui bénéficiera du repas. Cette carte est considérée comme une « révolution » pour le secteur de l’enseignement supérieur dans notre pays qui a connu de ce fait un pas de géant vers la généralisation des nouvelles technologies. Dans son exposé, le DOU de Béchar a fait note également de la mobilisation de 51 bus pour le transport quotidien de 8110 étudiants (es) sur les 8 lignes desservies. « Nos bus parcourent quotidiennement une distance de 275 km », a explicité Mourad Hassan Kerroumi.

En finir avec les résidences… dortoirs
Depuis bien longtemps déjà, les responsables du secteur de l’enseignement supérieur tentent de « redonner » une nouvelle perception aux résidences universitaires et les faire sortir de leur « hibernation » et surtout en finir avec les résidences…dortoirs servant juste d’un « hôtel ». Pour ce faire, ces mêmes responsables affirment avoir mis à la disposition des étudiants (es) résidents (es) tous les moyens nécessaires leur permettant un « meilleur épanouissement », chacun dans son lieu de résidence. Des sommes colossales ont été, en effet, déboursées dans la réalisation des bibliothèques ou salles de lectures, et dans l’aménagement des terrains polyvalents. Dans la plupart des résidences universitaires, l’internet est à la portée de tous avec la généralisation de la connexion wifi. Ce n’est pas tout. Dans certaines RU, particulièrement celles des filles, des salles de gym ont vu le jour. Comme souvent souligné à ce propos, l’objectif principal de l’administration des œuvres universitaires est de faire de ces résidences universitaires un deuxième chez-soi de l’étudiant une fois le portail de la résidence franchi. A ce propos, faudrait-il le souligner, les résidences universitaires connaissent une animation particulière de par les différentes activités culturelles qui y sont organisées selon un programme conçu et arrêté par l’administration, en concertation avec les représentants d’étudiants. A ce titre, l’ONOU a ouvert plusieurs chantiers et espaces mis à la disposition des résidents à travers le réseau des œuvres universitaires dont les missions sont assurées par un personnel jeune et dévoué ouvert à la communication. Les exemples sont édifiants. Les étudiants du Grand Sud, dans le cadre d’un projet qui est à ses débuts, ont bénéficié particulièrement du tourisme. C’est ainsi que des établissements universitaires du Sud ont été jumelés avec d’autres établissements universitaires du Nord du pays. L’autre point primordial pris en compte « sérieusement » dans les résidences universitaires particulièrement, celles des filles, a trait à la sécurisation des lieux. « Certains parents sont inquites pour leurs progénitures et c’est tout à fait légitime. Mais qu’ils aient la conscience tranquille : leurs filles étudiantes résidentes sont en de bonnes mains», nous a assuré Omar Ben Dahane, directeur de la Résidences universitaire filles/1500 lits, 08-Mai-1945, la plus ancienne des six résidences universitaires que compte la DOU de Béchar. Plus explicite, notre jeune directeur a fait part de l’existence « pour l’heure » d’une dizaine de caméras de surveillance réparties dans des endroits dits « sensibles » de la résidence. En plus, des caméras de surveillances, trois groupes d’agents de sécurité composés de 05 agents pour chaque groupe veillent à la sécurité des personnes et des biens dans l’enceinte de la résidence 24/24 heures. « Ces derniers relèvent du personnel de l’administration des œuvres universitaires », a-t-il ajouté. A ce propos, Abdelhak Boudraâ directeur général de l’Office national des œuvres universitaire, affirmait (voir entretien) que les agents de sécurité au niveau de l’ensemble des résidences universitaires ont entamé une formation spécifique, avec le concours des centres de formation professionnelle, sur les nouvelles méthodes de protection, de sécurité et de premiers secours. Dans les faits, la sécurité dans les RU est assurée d’une manière mixte. Autrement dit : par des agents de sécurité relevant de l’administration des œuvres universitaires et des sociétés privées de gardiennage.

La Résidences 8-Mai-1945, un exemple de probité
Notre petit tour effectué dans la résidence universitaire filles/1500 lits, 8-Mai-1945 a permis de constater de visu qu’il n’existe réellement aucun problème de surcharge dans les chambres. Les responsables de l’administration des œuvres universitaires de Béchar peuvent en effet s’en réjouir. « Les chiffres l’attestent et sont vérifiables à tout instant. Côté hébergement, on est vraiment à l’aise. Ce qui nous fait dire qu’aujourd’hui, il n’existe aucun problème de surcharge dans nos chambres. Bien au contraire, beaucoup de nos résidentes sont hébergées selon leur choix, du bloc et de l’étage », a assuré le même responsable qui a par ailleurs affirmé qu’il n’existe aucun barrage entre l’administration et les résidentes. « Nos portes sont grandes ouvertes à toutes les résidentes. Notre mission est de répondre présents à leurs appels », a-t-il affirmé fort à ce propos. Chose que nous avons vérifiée. Bouziane Bonsaïd, en sa qualité de directeur intérimaire de la RU 19-mai-1956, s’est tout de suite « reconverti » en guide à travers cette immense cité universitaire. A peine le seuil du bureau de Omar Ben Dahane, directeur de la la Résidences universitaire filles/1500 lits, 8-Mai-1945, franchi, nous sollicitons Chaïma et ses trois « amies » afin d’avoir une idée générale de leur vécu au sein de la résidence. Comme il fallait bien s’y attendre, elles étaient unanimes à confirmer les dires de leur « directeur ». « Avant que je n’y vienne, je me faisais ma propre idée d’une résidence universitaire. Je ne savais pas à quoi mon quotidien allait ressembler dans un endroit jamais fréquenté de ma vie. Après, un peu plus d’un mois passé ici, je dirais que toute les conditions sont réunies pour que nous réussissions notre cursus universitaire», nous dit l’une d’entre elles. Interrogée par ailleurs sur les soins médicaux, celle-ci, qui s’est dit « en bonne santé pour le moment », a rappelé qu’une unité de médecine préventive est installée au niveau de la résidence universitaire. Enfin, se disant un « amoureux » de l’environnement, notre jeune directeur, tout long de notre entrevue, s’est montré « intransigeant » s’agissant de la propreté et de l’hygiène des lieux. En effet, une petite virée en compagnie du directeur intérimaire de la RU 19-Mai-1956, à travers les allers et retours de la résidence, nous a permis d’avoir une idée précise du décor fascinant s’offrant aux yeux. Des espaces verts bien aménagés et entretenus, un entourage bien sauvegardé donnent véritablement l’envie d’y rester. On a été ébahis. Le palmier, à lui seul, occupe une bonne partie de cet espace. Aussi, des bacs à ordures sont visibles au moindre recoin. « La prise de conscience de nos personnels et les résidentes nous facilite la tâche. L’on s’est rendu compte qu’il n’y a pas mieux qu’un environnement sain », a soutenu Omar Ben Dahane, soulignant que « le spectacle » est partout pareil y compris dans les blocs. Dans sa tâche, notre directeur, trop ambitieux, s’inspire généralement de son entourage. « Il faut également aimer ce qu’on le fait », a-t-il insisté assurant d’une relation de respect mutuel entre sa personne de directeur et les résidentes.

Y. M.



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