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N° 107 - Août 2017

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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Une rentrée universitaire sans encombre

Direction des œuvres universitaires de Sidi Bel Abbès - Centre

Par Ahmed BOUDRAA



Une ville universitaire n’est pas seulement constituée de blocs pédagogiques mais également de résidences universitaires, de salles de lecture et d’internet, de restaurants, de salles de spectacles, de salles d’aérobic, de centres de soins, de centres d’activités sportifs… Bref, toutes les activités intégrées d’un campus et dont la gestion échoit au directeur des œuvres universitaires. En l’occurrence, c’est le DOU Bel Abbès-Centre, Djamel Bensizerara qui en a actuellement la charge. Désigné à ce poste en 2014 après avoir servi dans la wilaya de Khenchela, son mérite est d’avoir tout de suite pris la mesure et l’importance de la tâche, étant donné qu’il se devait de mettre sur rails la gestion d’infrastructures nouvelles au même temps que préparer une rentrée universitaire dans une ville qu’il ne connait pas forcément ou si peu.

Un taux d’hébergement satisfaisant
La Direction des œuvres universitaires (DOU-Centre) dispose de 6 résidences d’une capacité d’accueil théorique totale de 9800 lits: la résidence du 8-Mai-1945 (2 000 lits), résidence Bouloum-Mohamed (1 000 lits), résidence Rahmani-Miloud (1 500 lits), résidence Bousekrane-Ouafia (2000 lits), résidence Zerrouki-Semouna (2 000 lits), résidence Attar-Bel-Abbès (1 300 lits). Soit un total de 9 800 lits sur l’ensemble du parc immobilier du DOU Bel Abbès-Centre. Cinq résidences sont dédiées aux résidentes tandis qu’une seule est réservée aux résidents. Les 6 résidences sont excédentaires en matière d’hébergement, c’est-à-dire qu’elles sont loin d’épuiser leur capacité d’accueil : seulement 5 212 lits sont occupés sur les 9 800 lits disponibles. Un taux d’occupation avoisinant les 55% seulement. Aussi, sur ce point, les choses sont-elles au beau fixe. Sauf que le problème réside dans les travaux de réhabilitation et de restauration de plusieurs blocs de la résidence de garçon Attar-Bel-Abbès qui n’héberge pour l’heure que 367 résidents dans des blocs plus ou moins habitables. Le reste des résidents a été transféré vers les résidences du DOU Sidi Bèl Abbès 1, en attendant que l’opération de réhabilitation commence. « Des promesses nous ont été données pour l’entame des travaux incessamment et la remise des clés au mois de décembre prochain, sinon nous craignons de nous voir imposer la solution qui consiste à envisager la mixité dans les résidences, ce qui pourrait être problématique vis-à-vis des étudiantes, de leurs parents et de leurs représentations syndicales » dira M. Bensizerara. « Si les assurances qui nous ont été données ne peuvent aboutir pour une raison ou une autre, il va falloir prévoir une clôture entre la résidence des garçons et celles des filles afin de prendre les devants d’une éventuelle polémique qui risquerait d’enfler et de dégénérer », affirme-t-il, par ailleurs. En clair, ce n’est nullement une question de capacité d’accueil mais d’aménagement résidentiel au cas où les travaux de restauration ne seront pas entamés ou terminés.

La maîtrise des besoins en transport
En ce qui concerne la DOU Sidi Bel Abbès-Centre, la question du transport ne se pose pas ou, du moins, pas avec acuité. Et pour cause, le campus, une sorte de ville universitaire possède en son sein presque toutes les facultés où les cursus des résidentes sont enseignés, mis à part quelques facultés qui se situent en dehors du campus à l’instar de celle de médecine, de chirurgie dentaire, de pharmacie ou encore de Droit. Aussi, à l’effet de restreindre au maximum le recours au transport et étant donné que la capacité d’accueil dans les résidences est largement excédentaire, M. Bensizerara a-t-il la latitude d’héberger quiconque parmi les étudiantes qui en fait la demande, « même si elles habitent à 3 kilomètres à la ronde », affirme-t-il. Cependant, 26 bus sont mis à la disposition des résidentes dont les facultés se situent en dehors du campus. Les 4 212 adhérents (es) au transport ont droit à 10 rotations quotidiennes que les bus assurent du campus vers les différentes facultés et inversement et ce, de 7 heures à 18 heures.

Six restaurants intégrés en attendant le restaurant central
La Direction des œuvres universitaires de Sidi Bel Abbès-Centre dispose de six restaurants à l’intérieur du campus, ce qui revient à dire que pratiquement chaque résidence dispose du sien. Les étudiants (es) non-résidents(es) s’y restaurent sans la moindre difficulté, en attendant que soient réceptionnés les deux restaurants centraux prévus à cet effet. Quotidiennement, 14 500 repas (déjeuner et dîner) sont servis dans ces infrastructures appropriés à la propreté irréprochable. Des espaces suffisamment aérés et éclairés pour faire des repas des moments de détente, de rencontre. Une nouveauté : la fin de parcours des files d’attente aboutit sur des ouvertures beaucoup plus grandes que les précédentes de manière à voir le personnel de cuisine évoluer et échanger avec les serveurs alors qu’auparavant seules les mains de ces derniers apparaissent des petites saillies séparant l’étudiant des cuisiniers. Des saillies qui ne sont même plus dignes des établissements carcéraux. L’initiative a semble-t-il reçu l’adhésion de tous, travailleurs et résidents. Les menus à base de viande, de poulet ou de poisson sont établis en concertation avec le médecin, le directeur, le chef de restauration et éventuellement les représentants des résidents(es). Tandis que les préposés à la bourse carburent à plein régime avant même la rentrée universitaire, principalement, avec les nouveaux bacheliers. Le rythme allant decrescendo au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la rentrée. Au DOU Sidi Bel Abbès-Centre l’on comptabilise 7 472 boursiers tous paliers confondus: 3 736 bénéficiaires en graduation, 3 123 en master, 290 en magistère et 323 boursiers (es) en doctorat. Des retards dans les dépôts de dossiers ont été enregistrés parmi les doctorants et ceux qui préparent leur magistère mais tout est rentré dans l’ordre.

Des surveillantes pour « veiller au grain »
Etant donné l’immensité du site, principalement constitué de résidentes, M. Bensizerara a pensé qu’il serait judicieux de recruter des femmes d’un certain âge et expérimentées comme agents de surveillance notamment devant les accès des résidences afin d’interpeller des filles étrangères aux résidences et éventuellement procéder à une fouille corporelle au cas où des éléments suspects voudraient introduire des objets illicites. Le reste du site est surveillé par des agents de sécurité et des agents de surveillance avec l’aide précieuse de caméras de surveillance de manière à ce que toute tentative d’intrusion soit instantanément annihilée.

Des infrastructures d’activités tous azimuts modernes
La DOU Sidi Bel Abbès-Centre dispose également d’infrastructures modernes propices à accomplir des activités sportives, scientifiques et culturelles: des amphis pour les conférences et des pièces théâtrales, des foyers, des salles omnisports, des salles d’aérobic, des salles de lectures et d’internet, bref, toutes les commodités dont les résidentes ont besoin pour activer et s’épanouir aussi bien individuellement que dans le cadre des associations ou de clubs de réflexion et d’activité. Sans compter les centres de soins propres aux soins corporels et dentaires fonctionnant sous la houlette de médecins et de dentistes assistés par un personnel paramédical diplômé. En un mot, tout concourt dans les résidences du campus sous la responsabilité de la DOU Bel Abbès-Centre à créer une atmosphère favorable à la fois à l’effort intellectuel et aux loisirs des résidentes.
A. B.










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