Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 105 - Mai 2017

Go

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

La première au niveau national et maghrébin

Université Djilali-Liabès de Sidi Bel Abbès

Par Ahmed BOUDRAA



« L’université Djillali-Liabès de Sidi Bel-Abbès dispose de tous les moyens et structures homogènes et complémentaires lui ayant permis de réaliser de bons résultats pédagogiques et scientifiques, d’occuper la première place pour la deuxième fois consécutive en matière d’enseignement et de recherche au niveau national et maghrébin et de se frayer une bonne place dans le classement arabe et mondial. C’est une université modèle par sa composante humaine et ses imposantes infrastructures, et sa conception à même de rayonner et de constituer une locomotive pour le développement universitaire. « Je ne peux que féliciter ses enseignants et son encadrement pour de tels efforts… », a indiqué le Pr Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors de sa visite de travail, en février 2016, à cette prestigieuse institution du savoir. Le ministre a également, souligné que la place qu’occupe l’université algérienne reflète les efforts de l’Etat pour le développement de ce secteur, précisant que sur 20 universités du Maghreb, 12 universités algériennes occupent les premières places, ce qui représente un indice positif du progrès constaté dans ce secteur. L’université Djillali-Liabès occupe, selon le classement « Webometrcis Ranking » publié par le laboratoire Cybermetrics (ESCC), la première place à l’échelle nationale et maghrébine, la 27e au niveau africain, la 1.725e sur 27.000 universités dans le monde, ce qui renseigne sur les grands efforts déployés par ses encadreurs (enseignants, chercheurs et travailleurs). Des progrès conséquents ont été accomplis au niveau de cette université qui a ouvert ses portes en 1978 avec un statut de centre universitaire pour l’encadrement de 200 étudiants. Elle a atteint, aujourd’hui, un effectif dépassant les 33.000 étudiants, répartis à travers neuf facultés et une Ecole nationale supérieure en informatique. Un effectif important et deux pôles, pour une mutation attestant surtout l’effort d’équipement fourni par l’Etat.
Ce qui tient lieu aujourd’hui d’Université baptisée, Université Djillali-Liabes de Sidi Bel Abbès, est l’aboutissement d’une évolution qui a commencé en 1978, avec un statut de Centre universitaire, regroupant quatre instituts, passant par la suite à celui d’Instituts nationaux d’enseignement supérieur (INES) et ce, jusqu’en 1989 comme étape intermédiaire C’est, effectivement, en août de cette même année qu’elle est passée université. L’année 1999 a vu l’adoption du système facultaire, devenant un réceptacle de six facultés enseignant les sciences, le droit, les sciences de l’ingénierie, la médecine, les sciences économiques et les sciences humaines. Durant l’année universitaire 2000-2001, le nombre d’étudiants s’élevait à 8000 étudiants. Cinq années plus tard, en 2005, l’université comptait 22 000 étudiants, une décennie après, en 2014-2015, le nombre a encore augmenté pour atteindre 28 865 étudiants(es) inscrit(e)s dans ses différentes facultés et écoles, répartis sur l’ancien et le nouveau campus. Les derniers chiffres, c’est-à-dire ceux établis lors de la dernière rentrée universitaire 2015-2016, font état de 32 000 inscrits dans les différents paliers universitaires : graduation, cycle d’ingénieurs, post-graduation et cycle doctoral. C’est un objet de fierté pour l’actuel recteur Ali Khalfi et son « brain trust » qui ont assisté, dans une atmosphère on ne peut plus conviviale, à notre entretien.Objet de fierté également pour les vice-recteurs, les doyens, les directeurs des laboratoires de recherches, les responsables des domaines, les enseignants, les associations estudiantines, les partenaires sociaux économiques. Au-delà des chiffres cités, et de ses trente-huit ans d’existence, l’université de Sidi Bel Abbès a atteint la maturité, avec un rayonnement régional certain. Selon le recteur Ali Khalfi, l’institution qu’il préside a toujours été un réservoir de cadres toutes disciplines confondues, cadres hautement qualifiés, qui ont pris en charge l’essor de développement de toutes les villes de la région, à quelque niveau que ce soit. Ceci ne s’explique pas uniquement par la situation géographique de la ville, étant, par essence, une cité carrefour, équidistante des grandes métropoles de l’ouest du pays telles que Oran, Tlemcen, Aïn Témouchent, Saida, Mascara, Mostaganem… mais également par la qualité indéniable des cursus dispensés et de la rigueur qui caractérise son fonctionnement général. L’université Djillali-Liabes s’intègre avec harmonie dans la vision de développement programmée par les instances nationales et locales, elle se veut en cela la digne héritière du grand potentiel scientifique et pédagogique dont feu Djillali Liabes considérait comme une extrême priorité, ne disait-il pas dans ses multiples interventions : la pédagogie d’abord !

Djilali Liabès, un intellectuel engagé
Natif de Sidi Bel Abbès, d’une famille qui compte plusieurs chahids, dont ses deux frères, Djilali Liabes est mort à 45 ans en laissant derrière lui un héritage conceptuel en sociologie digne d’un brillant esprit. Sociologue de formation, il était suffisamment « outillé » intellectuellement pour s’investir dans le débat économique du pays, non seulement en tant que théoricien, mais en explorant des voies médianes entre les tenants d’un socialisme centralisateur déclinant et un capitalisme sauvage et inhumain. C’était, en somme, son grand projet pour le pays en tant que chercheur soucieux de praxis. Sa désignation comme directeur du Centre de recherche d’économie appliquée de développement (Cread), directeur de l’Institut national des études stratégiques (INSEG), à trois reprises, tant sa vision et le projet qu’il portait suscitait une adhésion unanime, puis ministre des Universités en 1992, allait lui permettre de plaider le bien-fondé de son grand projet et de le mettre en application, du moins, l’espérait-il. Sauf que, par une journée du mois de mars 1993, la main d’un terroriste l’assassine près de sa résidence à Alger, brisant net son rêve de voir l’Algérie sortir de l’ornière et échapper aux fourches caudines du FMI et des marchés financiers qui avaient tenté de l’étouffer, ou, pour le moins, restreindre, au maximum, sa souveraineté.

Une autre  « ville universitaire » en réalisation
En 1989, au moment du passage au statut d’Université, l’institution de Sidi Bel Abbès comptait six spécialités sans aucun laboratoire de recherches, l’ensemble regroupé sur un seul site, se souvient le recteur Ali Khalfi  « suite au lancement de grands projets structurants initiés depuis les années 2000, et jusqu’à aujourd’hui, nous gérons neuf facultés disposant chacune de son site propre, dotées de moyens humains, matériels – laboratoires, bibliothèques –, et pédagogiques. L’université dispose de deux bibliothèques centrales dont une est fonctionnelle, l’autre sera réceptionnée dans les prochains mois. Cinquante laboratoires implantés sur différents sites, occupant chacun son espace propre, ils œuvrent dans tous les domaines de la recherche. » Le nombre de facultés augmentant progressivement passera de neuf à onze dans une projection future. Le projet de création de deux facultés, l’une des mathématiques et informatique et l’autre des langues, bénéficiera d’une opération de redéploiement de moyens humains (encadrement enseignants et ATS) et matériels disponibles (infrastructures). Le cas échéant, l’Université Djilali-Liabes se hisserait au rang des grandes universités du pays avec une offre de formation s’élevant à 11 domaines sur les 13 inscrits dans la palette didactique et pédagogique de l’enseignement supérieur.
Un second campus qui a l’allure d’une ville universitaire est entré dans sa phase finale de réalisation, résultant du dernier plan quinquennal relevant du programme du président de la République. Ce qui conférera à l’université Djilali-Liabes une dimension autrement plus importante. En effet, en plus des trois facultés, d’une bibliothèque centrale et d’un centre administratif (bureau de poste, annexe d’état civil, antenne sociale), un nouveau siège du rectorat est érigé avec ses annexes, auxquelles viennent s’ajouter un centre de soutien pédagogique et des infrastructures sportives et de loisirs. Outre un projet de construction d’un auditorium de 600 places, un programme de construction de 150 logements en phase de finalisation vient s’ajouter aux 70 déjà attribués aux enseignants durant l’année 2015.

Lisibilité, visibilité, employabilité
Connue comme une wilaya à vocation agro-pastorale mais surtout agraire étant donné les plaines de la Mekkera qui s’étendent à perte de vue et qui se prêtent à merveille pour cette activité ancestrale, la wilaya de Bel Abbès s’est découvert une autre vocation dès le début des années 1970 au moment où une politique industrielle initiée par le tandem Houari Boumediene- Belaid Abdeslam battait son plein. Un complexe de tracteurs agricoles ainsi qu’une usine électronique de montage de télévision y ont été érigés afin d’y résorber le chômage. Néanmoins, chemin faisant, la ville, et par extension, la wilaya, ont acquis un savoir-faire indéniable dans ces deux domaines. C’est donc tout naturellement que l’université Djilali-Liabes a pris en compte ces deux paramètres et en a fait les axes de recherches prioritaires sans toutefois perdre de vue d’autres domaines suscitant la curiosité scientifique de ses étudiants(es), loin s’en faut. Cela dit, un autre pôle d’excellence en matière de recherche est en train de s’installer confortablement dans le paysage universitaire de Bel Abbès, c’est celui de l’informatique. Une Ecole supérieure d’informatique a, d’ailleurs, vu le jour l’an dernier et a été inaugurée officiellement en vertu d’un décret présidentiel. C’est la seconde école supérieure d’informatique à l’échelle nationale après celle d’Alger. Sur un autre plan, les efforts du recteur et de son staff administratif, pédagogique et scientifique se sont concentrés durant les deux dernières années à faire avancer le dossier relatif à la mise sur pied d’une Ecole nationale supérieure d’agronomie (ENSA) qui serait, somme toute, dans l’ordre des choses et un retour aux sources, étant donné le fort potentiel de la wilaya en matière d’agriculture. Ayant été par le passé un immense vignoble, et une vaste steppe agropastorale, elle revient donc à sa vocation première, laquelle constitue par là même une exigence et un impératif macro-économique à l’effet de pallier le manque à gagner enregistré cycliquement dans les recettes pétrolières. Pour l’anecdote, le siège de l’actuel rectorat de l’université Djilali-Liabes était naguère une Ecole d’agriculture, ensuite Institut technologique de matériel agricole spécialisé où des techniciens et des ingénieurs agronomes nationaux et africains étaient formés. Une imposante bâtisse de type colonial, très bien entretenue, peinte d’un blanc immaculé, entourée de palmiers, d’arbres et d’espèces végétales rares, rappellent les jardins botaniques où des expériences in vivo servent de travaux pratiques. A la fin des années 1990 elle a été rattachée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ceci étant, l’Université Djilali-Liabes connait actuellement une extension d’une surface constructible de 40 hectares aux moyens intégrés dédiés à la fois aux volets pédagogique (laboratoires de recherches, bibliothèque centrale), administratif (nouveau siège du rectorat), infrastructures sportives, centre de soutien pédagogique… La wilaya de Sidi Bel Abbès est désormais un fer de lance dans l’électronique. Cette option se réalise en partenariat avec l’ENIE et l’Université Djilali-Liabes. Bref, c’est une ville universitaire qui est en train de s’ériger et qui conférera à Sidi Bel Abbès un statut de pôle d’excellence dans les domaines du Génie électrique, de l’informatique et de l’agriculture.

Onze filières sur treize inscrites dans le système LMD
Une année après sa promulgation officielle, le système LMD dans l’enseignement supérieur algérien a été adopté à l’université Djilali Liabes de Sidi Bel Abbès, à l’instar des autres universités. Durant l’année universitaire 2005-2006 cette adoption quelque peu tardive n’était pas due à une quelconque impréparation de l’université à inscrire dans ses tablettes cet enseignement de type nouveau, « mais plutôt à une incompréhension des étudiants et de certains enseignants, lesquels n’avaient pas alors assimilé dès le départ les tenants et les aboutissants de cette réforme », affirme le vice-recteur chargé de la pédagogie. Seuls 210 étudiants « pionniers » se sont inscrits en tronc commun dans trois domaines : sciences et techniques (ST), sciences de la matière (SM), mathématiques informatiques (MI). Aujourd’hui, l’université Djillali-Liabes assure l’enseignement de onze filières sur les treize inscrites dans la nomenclature pédagogique universitaire algérienne, compte tenu de l’absence de deux filières  (langue et culture amazighes et STAPHS (éducation physique et sport)). C’est dire l’essor pris par le système LMD depuis seulement une dizaine d’années de sa mise en application. Cette année, 27 000 étudiants sont inscrits en graduation et 8000 en Master, ce qui prouve que le système LMD a atteint sa vitesse de croisière après une période de tâtonnements où il a fallu procéder à la mise en conformité des diplômes de licence, à la révision des programmes, à l’adaptation des contenus avec l’environnement économique, à la mise en harmonie des masters avec les programmes de licence en ayant toujours en ligne de mire le triptyque: lisibilité, visibilité et employabilité. En un mot, rendre plus cohérent un système qui ne l’était pas forcément au début, et éviter que la prévalence théorique des programmes prenne le pas sur l’aspect pratique des choses, éloignant de ce fait le diplômé de l’employabilité, une fois éligible au marché du travail.

Le partenariat université- organismes publics comme priorité
L’Université Djillali-Liabes connaît un essor qualitatif dans sa relation à son environnement extérieur. C’est ainsi que quarante-cinq accords ont été signés avec les partenaires socio-économiques ; dont on peut citer à titre d’exemple : 11 accords parmi lesquels celui signé avec Orascom et la direction des industries militaires, le centre hospitalo-universitaire, les universités nationales et étrangères, les centres de recherches (Inraa, Andru, ANVREDET, ANDRS) etc.
Sur cet aspect, les choses semblent claires dès lors que pour ouvrir une licence professionnalisante ou un master professionnalisant, l’université est systématiquement dans l’obligation de signer des conventions avec des entreprises. Plus concrètement, à partir de 2014, c’est-à-dire, depuis la venue du nouveau staff à la tête duquel se trouve l’actuel recteur, le volet entreprenariat a été placé en tête de liste des préoccupations à l’université Djillali-Liabes, une prise d’attache et une concertation avec des organismes pourvoyeurs d’emplois et de projets d’investissement ont été lancées, tels la Chambre de commerce, l’Ansej, la Direction des services agricoles et le Centre de facilitation. Tout cela devait se concrétiser par la création d’une Maison de l’Entreprenariat. Dans le sillage, il fallait également vulgariser l’action que doit mener cette initiative que ce soit au niveau interne qu’externe, le contact avec ce que la localité de Sidi Bel Abbès compte comme entreprises à l’instar de PMA, l’ENIE et quelques entreprises privées ainsi que la signature des conventions. Vint ensuite la période de la mise en imprégnation de l’étudiant dans le milieu professionnel via des stages dans des entreprises et faire en sorte que sa participation à des manifestations de partenariat aussi bien au niveau local qu’au niveau national soit régulière et effective. A cet effet, une sorte de synergie avec les entreprises semble voir le jour faisant que l’université s’érige comme un vis-à-vis de concertation, voire de proposition pour la mise en œuvre des projets des dites entreprises. A signaler également le travail de valorisation et la mise en exergue des résultats de certaines recherches accomplies à l’université. Dans ce contexte précis, l’Université Djillali-Liabes a reçu le Prix national de l’innovation décerné à une doctorante en technologie en l’occurrence Mademoiselle Djamila Benmeddour qui a mis au point un process pour concrétiser un fil textile bio tiré de l’alfa, une plante très répandue dans le sud-ouest algérien, projet déposé pour être breveté depuis une année. D’autres projets innovants, dans le domaine du Génie électrique et certains autres le sont aussi.

« L’incubateur », un concept d’avant-garde
Dans la lettre et dans l’esprit, ce concept d’incubateur, pépinière d’entreprises ou encore la couveuse, introduit récemment (2013), est mis en œuvre pour accompagner aussi loin que possible, voire jusqu’à la concrétisation des projets d’étudiants porteurs d’idées en leur donnant l’opportunité de s’ouvrir sur le monde économique et vice-versa. Selon le directeur de l’incubateur M. Hamina. La démarche n’est pas seulement confinée dans les entreprises locales mais également nationales. A Sidi Bel Abbès, la collaboration avec le promoteur en immobilier Hasnaoui, ayant un standing national, est déjà effective, notamment dans le coaching des étudiants. Dans cet ordre d’idées, le président de la Chambre de commerce de la wilaya, lui-même chef d’entreprise, est également partie prenante et  à cœur d’aider l’université dans ce sens. Sa contribution va également dans le sens de la sensibilisation de ses collègues dans la Chambre de commerce pour prendre option dans la concrétisation des projets, selon un plan d’action mutuellement établi. A noter que le concept ne relève pas du Ministère de l’Enseignement supérieur mais du ministère de l’Industrie avec cette idée ayant valeur de principe d’accompagner l’idée vers le projet puis vers sa faisabilité: réaliser l’étude technico-économique et l’ancrer dans le réel en apportant l’aide institutionnel c’est-à-dire vis-à-vis de l’administration. L’autre étape consiste également à protéger la création de l’étudiant jusqu’à l’obtention du brevet, étape qui peut durer 24 mois à partir de la date de dépôt. « Notre souhait, en dehors du fait d’inculquer la culture de l’entreprenariat aux étudiants, n’est pas tant de transformer tous les étudiants en entrepreneurs mais sur les 32 000 étudiants que compte l’Université Djilali-Liabes, nous espérons voir un bon millier le devenir. Notre rôle est de leur fournir les leviers nécessaires », conclut M. Hamina.

Le nez électronique au service de la médecine
A l’effet de concrétiser les directives du gouvernement afin de rapatrier la diaspora scientifique ou du moins l’inclure dans un processus de recherche scientifique, l’Université Djillali-Liabes a mis à la disposition d’une équipe de recherches pluridisciplinaire (électronique, biologie, informatique), coiffée par Nassira Lachlak, docteur en recherche médicale à l’université de Toulouse, un laboratoire en vue de poursuivre ses travaux portant sur un projet dénommé « nez électronique et ses applications médicales dans le domaine de la gynécologie ». Le Dr Lachlak est la porteuse du projet. Il s’agit en fait d’un   « process » transformant l’application du nez électronique du domaine de l’agroalimentaire à celui de l’application médicale et plus particulièrement en gynécologie. En effet, le nez électronique permet de détecter et d’analyser des odeurs, « ringardisant » toute la bactériologie classique en donnant des résultats d’un diagnostic en 30 minutes au lieu de deux jours. C’est un projet dont la maquette réalisée au laboratoire de recherche de l’université Djillali-Liabes est en phase d’expérimentation par l’équipe pluridisciplinaire rassemblant à plusieurs compétences et maints domaines : l’informatique, la biologie, la microbiologie… Le brevet de cette invention a été déposé depuis presque une année dès lors que sa fiabilité a été validée à 99,9%. Son utilisation dans le domaine médical est à large spectre puisque d’autres pathologies telles que le diabète pourraient également être diagnostiquées en un rien de temps.

L’hommage au wali de Sidi Bel Abbès.
L’ensemble du staff de l’Université Djilali-Liabes de Sidi Bel Abbès, recteur, responsables, enseignants, et travailleurs n’ont pas tari d’éloges à l’endroit du wali de Sidi Bel Abbès, Mohamed Hattab, et de son équipe pour sa disponibilité de tous les instants dès qu’il s’agit de l’Université Djillali-Liabes. Des superlatifs pour décrire son assistance et son écoute aussi bien pour mettre en application les projets universitaires qu’à l’endroit des créateurs, fusent de toutes parts et notamment par la bouche du recteur Ali Khalfi qui a tenu à ce qu’un hommage appuyé lui soit rendu.
A. B.

Portrait du recteur
Le professeur Ali Khalfi est fils de chahid. Natif d’El Bayadh, il est âgé de 61 ans, père de quatre enfants. Après avoir entamé ses études primaires et moyennes dans sa ville natale, il effectue ses études secondaires au lycée Abdelmoumène de Saida où il décroche son bac en 1974. Il s’inscrit à l’université d’Oran en physique thermodynamique jusqu’à l’obtention du DES en 1978. Il bénéficie d’une bourse en 1979 où il prépare un doctorat 3e cycle à l’Ecole supérieure de mécanique et d’aérodynamique de Poitiers (ENSMA), France. Il retourne à Sidi Bel Abbès en 1983. Il occupe maints postes administratifs et pédagogiques comme chef de département de physique puis directeur adjoint chargé de la recherche, puis directeur par intérim des INES. De 1994 à 1998, il effectue un autre séjour de quatre années en France à l’Ecole nationale supérieure de céramique industrielle de Limoges (ENSCI) France, à l’issue duquel il obtient son doctorat d’Etat en physique des matériaux. Il est promu au rang de doyen de la faculté de l’ingénieur à partir de l’année 1999-2000 jusqu’à 2004-2005 de la même université. Enseignant de physique dans le département de génie mécanique, il a été président du conseil scientifique et directeur de laboratoire de recherche dans la même faculté. Il continue à enseigner jusqu’à nos jours. Il est nommé recteur de l’université Djillali-Liabes au mois de novembre 2013.



Du même auteur

Par Ahmed BOUDRAA

Les plus lus

HB Technologies
Par Farid HOUALI.

Abdelkader Zoukh, wali d’Alger
Nouredine Yazid Zerhouni.

Télécharger version PDF

Version PDF

Special Wilaya D'Alger

Version PDF

Special Habitat version PDF

Version PDF

Special Habitat (english version)

Version PDF