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N° 114 - Juin 2018

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

La recherche au service de l’économie

Faculté des sciences de l’université Ferhat Abbas de Sétif

Par Anis LABDAOUI



Considérée comme l’une des plus importantes facultés au niveau de l’université Ferhat Abbes, la faculté des sciences comportait sept départements, à savoir biologie, géologie, agronomie, physique, mathématiques, chimie, physique et informatique, avant d’être restructurée, pour ensuite se voir doter de quatre seulement, mathématiques, informatique, physique et chimie. Ce qui a résulté la naissance de deux domaines respectifs,  mathématiques-informatique, connu dans le jargon purement universitaire (D03) et sciences de la matière (SM).
Dans une courte entrevue avec Mustapha Maâmache, doyen de la faculté, l’on apprend que pour la rentrée universitaire 2014-2015, les services de cette institution inaugurée en juin 2007 par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, ont enregistré 3446 nouveaux bacheliers dans le cadre du système LMD dont 1629 en SM.  Au cours de cette rencontre, nous apprenons que la faculté n’a pas tardé pour basculer entièrement vers le LMD, le système classique étant complètement abandonné.
Pour l’opération des inscriptions nouvelles en master, il a été signalé 178 inscrits pour le M1, c’est-à-dire en première année, répartis sur les quatre spécialités, 48 en physique, 50 en informatique, 09 en chimie et 71 en maths. Quant à la deuxième année, le nombre d’étudiants avoisine les 170.
En ce qui concerne le diplôme de doctorat LMD, les dates  d’inscription et de réinscription se sont déroulées au cours du mois d’octobre passé.
Pour toute cette armada d’étudiants, un bon nombre d’effectif  enseignants est mobilisé. C’est ainsi que 160 enseignants tous grades confondus (professeurs, maitres de conférences, maitres assistants et assistants), encadrent dans la discipline la plus totale ces étudiants, répartis comme suit : 31 en chimie, dont 3 professeurs,  62 en informatique, dont 1 professeur, 89 en mathématique dont 19 professeurs, et 78 en physique, dont 50 professeurs. Ce qui caractérise aussi cette faculté, ce sont les échanges effectifs et fructueux que tente d’établir cette faculté avec ses homologues étrangers, notamment les universités européennes. C’est ainsi que des rencontres scientifiques sont organisées avec ces universités particulièrement avec les universités de Rennes et de Strasbourg en France, basés sur des échanges de connaissances et de stages entre étudiants et enseignants, dans des disciplines donnant lieu à des sessions parallèles. Lors de ces échanges, les travaux sont présentés et un échange d’idée sur des sujets d’intérêt commun est élaboré. Au-delà des communications, d’interventions scientifiques, ces rencontres présentent l’occasion d’établir et de renforcer des collaborations effectives entre ces établissements. C’est ce qui a permis, selon Mustapha Maamache, d’aboutir à des échanges entre l’université de Sétif et celle de Rennes depuis des années, renforcés par le jumelage entre la ville de Sétif et celle de Rennes. D’ailleurs, les responsables n’ont pas manqué de développer cette aubaine pour établir des liens avec leurs homologues de Rennes. Les premières  rencontres scientifiques Rennes-Sétif ont été organisées en novembre 2007 à l’université de Rennes et ont permis aux chercheurs des deux rives de se rencontrer et d’échanger les actions et les projets à caractère scientifique, qui ont abouti à la signature d’un accord-cadre à Rennes. Des accords bénéfiques aux électroniciens, physiciens, chimistes, et autres chercheurs. Avec l’université de Strasbourg, les liens se sont soldés par l’organisation de colloques, qui au fil des années, sont parrainés par le Haut conseil franco-algérien, portant sur la chimie de l’environnement, l’instrumentation biomédicale hospitalière, (rénovation des pièces des instruments). D’autre part, cette coopération a permis la formation en master mathématique, consacrée à la modélisation et aide à la décision, le master en imagerie des matériaux et nanosciences. Le master en chimie de l’environnement est aussi sur les tablettes des échanges afin de permettre aux étudiants de se pencher sur le traitement des déchets, la pollution, atmosphérique et les eaux. L’objectif de cette collaboration, selon le doyen, est de mettre en pratique ces connaissances au profit des communes et des collectivités afin de maitriser ces phénomènes. Des conventions sont aussi cosignées avec des entreprises nationales spécialisées à l’instar de l’ENPEC.  Il est à signaler aussi le concours des différentes entreprises locales, qui travaillent en collaboration avec les responsables locaux  pour permettre aux étudiants d’entreprendre des travaux pratiques au sein de ces entreprises. Le volet de la recherche scientifique accapare la part du lion. Selon, le doyen, plus de 55¨% des publications de l’université Ferhat Abbas sont issues de cette faculté,  notamment celui du département de physique. Sur le compte de la faculté, des publications de recherches sont fréquemment éditées dans des revues spécialisées à l’instar de la revue Physical Review Letters.
Grâce au niveau de formation dispensé aux étudiants de cette faculté, M. Maâmache évoque la réussite enregistrée lors des  concours de bourse à l’étranger, où il indique que ses étudiants sont fréquemment admis, notamment ceux des départements des mathématiques et informatique.
A. L.

Mustapha Maâmache
Un dévoué à la cause universitaire
En décrochant son bac sciences en 1976, Mustapha Maâmache rejoint l’université de Constantine pour suivre des études en physique théorique. DES en poche, et avide de connaissances, il poursuit son parcours jalonné de succès. Déjà en 1985, il obtient le diplôme de magister dans sa spécialité avant de décrocher en janvier 1993 un doctorat d’université (nouvelle thèse) obtenu à l’université de Nice en France. Une année après, il acquiert avec succès le doctorat d’Etat en physique théorique à l’université Ferhat Abbes de Sétif.  Son parcours d’enseignant, Mustapha Maâmache l’a entamé dès son jeune âge en tant qu’assistant stagiaire avant de gravir les échelons en devenant maitre-assistant stagiaire puis maitre-assistant, et enfin maitre-assistant chargé des cours. Son abnégation et sa persévérance lui permettent, quelques années plus tard, d’obtenir le titre de maitre de conférences ensuite le grade de professeur en octobre 1999. En parallèle, Mustapha Maâmache a aussi occupé des postes administratifs et pédagogiques. Président du Conseil scientifique au niveau de l’institut d’optique et de mécanique de précision, chef de département, il a aussi présidé le conseil scientifique de l’institut de physique en 1997, vice-recteur chargé de la planification, de l’orientation et de l’information, pour enfin se voir présider aux destinées de la faculté des sciences de l’université de Sétif1. Au cours de notre entrevue, Mustapha Maâmache parle avec passion de ses travaux d’encadrement de mémoires, que ce soit d’ingénieurs, de magistère, et bien évidemment de doctorats, qu’il a eu à effectuer .Sur sa lancée, il évoque pour El-Djazaïr.com le concours de ses  dizaines de travaux dans des publications internationales, de ses communications nationales et internationales, de ses diverse participations à des écoles internationales, et, surtout, de son bonheur dans l’organisation de congrès et séminaires  scientifiques. Toutes ces contributions font de ce scientifique et chercheur un modèle de dévouement à la cause universitaire.
A. L.



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