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N° 106 - Juil 2017

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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

L’innovation, un outil primordial de la compétitivité

Direction des œuvres universitaires de Djelfa

Par Yahia MAOUCHI



À l’instar des autres directions des œuvres universitaires à travers le territoire national, celle de la wilaya de Djelfa œuvre de manière à offrir à la communauté estudiantine résidente les meilleures conditions de vie pour leur épanouissement.Créée en 2005, la DOU Djelfa est un établissement public, à caractère administratif sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle a pour tâches principales de veiller à réunir les meilleures conditions d’hébergement de restauration, de transport et de loisirs des étudiants. A ce titre, elle est chargée notamment, de veiller en liaison avec les résidences universitaires, à l’amélioration de la qualité des prestations à l’intention des étudiants, d’assurer le suivi et le contrôle de la gestion des bourses, de promouvoir des activités sportives, scientifiques, culturelles et de loisirs, et d’assurer avec les structures spécialisées de la santé publique, l’organisation de la prévention sanitaire.
Sept mois, seulement après sa nomination en juin 2016, en tant que directeur des œuvres universitaires de la wilaya de Djelfa, Belkheir Ghouini, s’est dit très satisfait de ce qui a été accompli durant l’année universitaire en cours. « La rentrée universitaire s’est bien déroulée, cette réussite n’est pas fortuite.Nous avons travaillé d’arrache-pied pour offrir à tous nos étudiants (es) le meilleur des services. Nous essayons toujours d’être à l’avant-garde pour exécuter les orientations et les instructions de la direction générale de l’Office des œuvres universitaires dans la perspective de réaliser les objectifs de la communauté estudiantine qui consistent à mettre l’étudiant résident au centre de l’opération d’apprentissage pour pouvoir à la fin de son parcours universitaire  être un bon citoyen au service de son pays et ouvert sur le monde étant en mesure de résoudre ses propres problèmes. Certes, il faut prendre en charge les besoins réels de l’étudiant (e) tels que l’hébergement, la restauration, le transport, mais il faut aussi favoriser la vie collective et lui donner le meilleur cadre possible, offrir des services nécessaires mais aussi permettre la détente et favoriser le bien-être des étudiants », souligne M. Ghouini, directeur des œuvres universitaires de Djelfa que nous avons rencontré dans son bureau dans le cadre des entretiens et reportages consacrés par El Djazaïr.com à l’Enseignement supérieur d’une manière générale et aux œuvres universitaires particulièrement. Pour répondre à ces besoins qui ne cessent de croître, des lieux adaptés et équipés ont été consacrés à l’activité sportive. Des budgets conséquents ont été attribués à l’animation culturelle : pratique de la musique, sport, des représentations théâtrales, des manifestations de toutes sortes. En outre, pour être très proche des étudiants (es), l’administration a privilégié, dira Belkheir Ghouini, le dialogue avec les étudiants et les personnels encadreurs depuis le début. « Mon expérience dans les différents postes du secteur des œuvres universitaires m’a appris surtout à écouter l’ayant droit. Il est inutile de faire semblant d’ignorer les étudiants résidents alors que c’est pour eux que nous œuvrons», indiqu le DOU.

Huit résidences fonctionnelles
En termes de chiffres, le premier responsable des œuvres universitaires de Djelfa relève que l’hébergement au sein des huit résidences universitaires fonctionnelles s’élève à quelque 10.000 étudiants résidents. Le DOU a, dans ce sillage, souligné l’inexistence du moindre problème de surcharge dans les chambres. « Tous les étudiants ont été hébergés y compris les inscrits au Master. Notre objectif est d’aller vers des chambres individuelles », assure-t-il. Pour la restauration, notre interlocuteur fait part de 11000 repas servis par jour. En prévision de la prochaine année universitaire, M. Ghouini annonce la réception d’une nouvelle résidence universitaire de 2000 lits pour garçons, ce qui portera leur nombre à neuf, mais également la réception d’un nouveau réfectoire central de 800 places. « Ainsi, plus de 2000 nouveaux étudiants bénéficieront de l’hébergement universitaire à la faveur de la prochaine rentrée universitaire 2017-2018 », se réjouit-il. Et d’ajouter :« Tous les moyens humains et matériels ont été réunis afin de faciliter les inscriptions des étudiants désirant bénéficier d’un hébergement au niveau de l’une des huit résidences universitaires de la wilaya ». D’autre part, notre interlocuteur rappelle que son administration compte quatre départements (bourses, ressources humaines, finances et marché publics et contrôle et coordination), sans oublier la place des résidences universitaires dont elle a un droit de regard sur la gestion, quoique chacune d’elles dispose d’une autonomie budgétaire pour son fonctionnement. Il est à rappeler que l’Etat, dans ce domaine n’a jamais lésiné sur les moyens et la sempiternelle et nécessaire mise à niveau des infrastructures universitaires avec le nombre constant des étudiants(es) a toujours figuré en tête de liste de ses préoccupations.

Réception d’un nouveau restaurant central
Comme pour les chambres, la restauration a connu une amélioration s’inscrivant dans le cadre de la politique mise en place par la tutelle à travers un assainissement des aspects négatifs. Ainsi, la DOU de Djelfa dispose actuellement de huit restaurants locaux, c’est-à-dire situés dans l’enceinte même des huit résidences universitaires et d’un restaurant central. Un autre de cette envergure, pouvant accueillir 800 places, sera livré en juillet prochain, pour être opérationnel à la rentrée universitaire 2017-2018. Dans les huit restaurants et le restaurant central, on y sert plus de 11 000 repas au quotidien. Une petite visite effectuée au niveau de quelques résidences universitaires, en compagnie de leurs directeurs, nous a permis de constater l’incroyable propreté des restos. Dans la salle où les table et chaises sont soigneusement rongées, tout brille. « On ne badine pas avec les conditions d’hygiène, ni avec la santé de nos étudiants (es) », a commenté l’un des directeurs qui insiste pour nous faire visiter les cuisines. Là aussi, faudrait-il le souligner, les personnels s’affairent chacun de son côté à être au rendez-vous, à midi. « Les plats servis sont soumis à un contrôle rigoureux de la part de nos équipes médicales. Et les files ne sont qu’un mauvais lointain souvenir. Généralement, la résidente est servie au bout d’une dizaine de minutes seulement », relève notre interlocuteur. Et d’ajouter : « On est strict dans ce qu’on fait, l’objectif étant d’offrir à nos résidents (es) les meilleures prestations qui soient. S’agissant, de la sécurité, notre directeur a rappelé que la décision de la mise en place des tourniquets et tripodes ainsi que les cartes à puces rentre dans le cadre de lutter contre les intrusions de personnes étrangères à l’intérieur des campus », précise-t-il. L’accès aux restaurants est libre pour peu qu’on montre son ticket. « Le tourniquet comme moyen de surveiller les intrus a été utilisé à titre expérimental, mais il n’y a pas mieux que la communication et la compréhension mutuelle pour venir à bout des mauvaises habitudes », ajoute-t-il. Les huit résidences ont chacune un restaurant intégré avec un service prévention sanitaire qui contrôle quotidiennement la réception des marchandises et veille à la confection des menus. Elles sont toutes dotées de chambres froides spécifiques. « Nous sommes intransigeants quant à la qualité de ce que mangent nos étudiants», nous dit M. Ghouini. D’ailleurs, précise-t-il, pour s’occuper de la santé et de l’hygiène, une commission spécialisée veuille à l’hygiène, à la date de péremption et autres critères susceptibles d’éviter des problèmes d’ordre gastrique telles des intoxications alimentaires à grande échelle. « De ce côté, on met les bouchées doubles et cela donne de bons résultats », nous assure-t-on à la direction des œuvres universitaires. Les médecins et les vétérinaires, accompagnés par le personnel de cuisine et le directeur de la cité, veillent au grain.

Le transport pour alléger la pression sur l’hébergement
Le transport universitaire a été de tout temps l’une des revendications principales des étudiants, tant au niveau des universités que des résidences universitaires. Suite à ces multiples revendications, la direction des œuvres universitaires de Djelfa a pris la décision de renforcer ses lignes suburbaines et urbaines. Ainsi, un parc roulant composé de 65 bus fait des rotations entre les huit résidences universitaires. Les lignes suburbaines desservent les itinéraires dépassant les 30 kilomètres pour les étudiantes et les 50 kilomètres pour les étudiants comme le stipule le règlement. Le transport suit et tout est fait pour faciliter le déplacement des étudiants d’un pôle universitaire à un autre et même à l’intérieur du même pôle universitaire, les distances étant parfois assez grandes entre un département et un autre, ou une faculté et une autre, à l’intérieur d’une même enceinte. La DOU a donc mis à la disposition des étudiants 65 bus qui assurent des rotations continues pour transporter plus de 17.000 étudiants. Enfin, il y a lieu de signaler que ce sont les lignes urbaines qui sont assurées par ce transport d’étudiants car tous ceux qui habitent assez loin sont hébergés au niveau des cités universitaires.Dans ce contexte, le transport est une voie d’issue pour alléger la pression sur la demande d’hébergement toujours plus croissante. Promouvoir un abonnement au transport est évidemment plus rentable que procurer une chambre. Cette dernière option devrait bénéficier, en priorité, aux étudiants(es) habitant dans les régions éloignées ou enclavées où le transport aurait des difficultés à accéder.

Une bourse pour tous
Le nombre d’étudiants(es) bénéficiant d’une bourse d’Etat inscrits sur les tablettes de la DOU Djelfa, s’élève à 17 000 boursiers. Autant dire la presque totalité des étudiants accomplissant leurs cursus dans les différents campus de Djelfa, tous paliers confondus : étudiants inscrits en graduation, percevant 4050 DA, ceux du master 5850 D A et les doctorants 7200 DA. Sur les 17 000 boursiers, une centaine est issue des pays arabes et africains. « Une centaine d’étudiants (es)étrangers venant d’Afrique et du monde arabe principalement bénéficient de bourses de coopération entre l’Algérie et leurs pays respectifs », précise le DOU. Depuis toujours, la difficulté première rencontrée par l’étudiant a été le financement des études ainsi que le transport qui sont une hantise pour lui. Mais l’Etat algérien a mis en place un mécanisme de prise en charge de tous les étudiants qui bénéficient de la gratuité des études et perçoivent, dans leur grande majorité, une bourse qui leur permet de subvenir à leurs menus besoins, les plus grands étant supportés par la communauté. Rappelons que le département des bourses est réparti en deux services (renouvellement et répartition des bourses), ce département a pour mission d’étudier et d’appliquer les textes en vigueur.

Des inscriptions en ligne
Les inscriptions et orientations au niveau des directions des œuvres universitaires se font désormais en ligne, c’est le cas d’ailleurs pour la DOU de l’Université de Ziane-Achour de Djelfa, qui a mis à la disposition de ses nouveaux bacheliers, un site web www.doudjelfa.dz qui leur a permis de s’inscrire en ligne sans se déplacer. « Avec ce nouveau site, l’étudiant n’aura pas besoin d’exhiber un quelconque papier administratif. Il n’a pas besoin non plus de se déplacer jusque sur les sites des universités parce que de sa ville, il peut procéder à toutes les formalités demandées et attendre ses résultats », nous expliquera M. Belkheir, avant de nous rappeler « le parcours de combattant » que l’étudiant devait mener auparavant, avant de pouvoir enfin s’inscrire. « Avant, l’étudiant(e) faisait en premier son inscription pédagogique après quoi lui était remis son dossier de bourse et de chambre. A la rentrée, il venait, muni de ce dossier, pour l’acquisition d’une chambre dans l’une des résidences. En général, il était quelque peu désorienté, par ce nouveau monde, où les chaînes étaient interminable », nous rappelle le DOU. Et d’ajouter :« Aujourd’hui et depuis maintenant un an, l’affectation se fait sur un site internet ouvert à cet effet et le dossier traité au niveau de notre direction. Par la suite, la commission de la rentrée récupère la base de données, fait ressortir les différents bénéficiaires à qui bourse et chambre ont déjà été attribuées puisque traitées, sans déplacement, chaînes interminable ou désagrément, depuis la maison ou un cyber. De là, l’étudiant a la possibilité d’imprimer la décision qui comporte le lieu de résidence et la date du rendez-vous planifié à l’avance, pour un appréciable gain de temps », se réjouit-il. C’est ainsi que les huit résidences universitaires que compte la wilaya de Djelfa, sont informées un mois à l’avance du nombre et de la filière choisis par les nouveaux bacheliers inscrits. Cette organisation évite les tracasseries éventuelles aux nouveaux bacheliers qui commencent leur année, satisfaits, ajoute le directeur.

Un corps sain dans un esprit sain
Rien n’est laissé au hasard dans les résidences que nous avons visitées. A commencer par la disponibilité des salles internet et de sport bien équipées, la généralisation de la connexion wifi dans les chambres… On a pu remarquer également des espaces verts bien entretenus ici et là avec pelouses, plantes, fleurs, arbres d’essence diverses. Ainsi, afin d’éviter le désœuvrement et d’offrir aux résidents les moyens de loisirs et d’études à même de répondre à leurs besoins, la DOU de Djelfa a mis à leur disposition des cercles au sein de toutes les cités et comprenant des espaces café, lecture, télévision et loisirs. Ils peuvent y discuter, y acheter ce dont ils ont besoin pour leur vie de tous les jours et y passer leur temps libre sans chercher à sortir et en évitant de se confiner dans leurs chambres. En outre, le DOU accorde un intérêt particulier aux activités sportives et culturelles. Chaque résidence a un programme annuel et bénéficie d’un budget également annuel. Des salles de sport, musculation pour les hommes, fitness pour les filles, différents ateliers de dessins, théâtre, poésie, couture, artisanat…sont ouverts. Par ailleurs, la direction est chargée également d’élaborer un plan d’action annuel en coordination avec le service d’activités sportives, scientifiques, culturelles et de loisirs de chaque résidence et participe aussi au programme national élaboré au niveau de la direction générale de l’ONOU. Depuis quelques années, il existe un tourisme universitaire. Cette activité, faite de rencontres, d’échanges et de découvertes, a connu un franc succès depuis sa création. En somme, pour créer cette chaleur familiale dont a besoin les étudiants (es) diverses activités culturelles et sportives sont menées au sein des cités universitaires et permettent aux résidents de s’affirmer et d’améliorer leurs capacités personnelles et de groupes. Le théâtre, la poésie, la chanson et diverses autres activités culturelles sont présents et font l’objet d’un engouement certain de la part des étudiants qui trouvent là matière à occupation et à amélioration des compétences de chacun. Le sport aussi, dans toutes ses disciplines, est pratiqué par de nombreux résidents et résidentes et nombreux sont ceux qui ont émergé et qui font la fierté de leurs camarades et de leurs parents. Enfin, et pour parer au plus pressé en matière de santé, une salle de soin a été érigée dans chacune des huit cités où les étudiants sont pris en charge médicalement par une équipe qui réponde à leurs besoins urgents en cas de malaise ou de traitement.

La sécurité prime
La sécurité dans les résidences universitaires est d’une importance capitale. Tous les directeurs des œuvres universitaires que nous avons rencontrés jusqu’ici ont insisté sur ce point. Le DOU de Djelfa n’est pas en reste. Affirmant que la sécurité est assurée à travers toutes les résidences universitaires dépendant de sa direction. « Chaque cité est dotée d’un service de sécurité interne composé d’agents et de gardiens. Ils ont pour mission de veiller au bien-être des personnes et de la protection des biens. Les cités sont bien sécurisées. Chaque étudiant a sa propre carte magnétique pour accéder à la cité. Il y a en moyenne entre 30 et 45 agents par résidence », rassure-t-il. Abondant dans le même sillage, notre interlocuteur précise que la sécurité des étudiants (es) prime toutes autres considérations. « C’est une question avec laquelle on ne badine aucunement. Cependant pour que cette sécurité soit encore plus efficace, nous jugeons impérative une formation spécialisée des agents affectés à ces missions », prône-t-il. A cet effet, des journées dédiées à la prévention sécuritaire sont cycliquement organisées aussi bien avec la Protection civile qu’avec la Gendarmerie nationale afin de se recycler dans l’extinction des incendies à l’intérieur des résidences ou dans la manière de maitriser la surveillance et d’appeler les renforts si besoin est. Par ailleurs, M. Ghouini n’a pas manqué à cette occasion de faire l’éloge du travail « remarquable accompli par les différents services de sécurité, Gendarmerie nationale et police, qui répondent toujoursprésents à nos sollicitations », affirme-t-il. En outre, toutes les résidences sont dotées de caméras de surveillance, installées dans les endroits stratégiques ou difficiles à surveiller. En plus de caméras de surveillance, et des agents de sécurité qui sont chargés de veiller à la quiétude des résidents (es) dans l’enceinte des résidences, la vigilance en ce qui concerne l’hygiène est toujours de mise et répond au cahier des charges et au règlement en vigueur établi par la Direction de la santé et de la population (DSP) et autres structures compétentes. La vérification en amont et en aval est toujours de rigueur et met à contribution aussi bien médecin, vétérinaires que le personnel de cuisine. Enfin, la couverture sanitaire est un ensemble d’activités préventives et curatives entreprises dans les établissements universitaires en faveur des étudiants (es).Il convient de rappeler que toutes ces infrastructures sont gérées, au même titre, d’ailleurs que les résidences par un personnel administratif et technique qualifié. Le tout au service des résidents(es) et tous en sont conscients. Leur nombre s’élève en totalité à 1 200 fonctionnaires entre permanents et contractuels. Ce nombre devrait être renforcé avec la réception de nouvelles infrastructures.

Y. M.



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