Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 108 - Oct 2017

Go

Transports

Doucement mais sûrement

Entreprise portuaire de Ténès

Par Yahia MAOUCHI



« Il est vrai que notre port est le plus petit par sa taille et le nombre de ses postes à quai, mais depuis 2011, ce n’est plus le cas  si l’on considère les performances réalisées en matière de trafic et de chiffre d’affaires.En termes de chiffres d’affaires, on est passé de 437 millions de dinars en 2011, à 1,188 milliard de dinars en 2015. Sur un autre plan, le port de Ténès se situe parmi les meilleurs ports en matière de rendements et de qualité de service » s’est réjoui Kouider GRABSIA, Président Directeur Général de l’Entreprise Portuaire de Ténès, qui nous reçoit entouré de ses collaborateurs, pour nous présenter son entreprise portuaire.
 L’un des plus anciens ports algériens de l’ère contemporaine, situé à équidistance entre Alger et Mostaganem, le port de Ténès est la seule infrastructure portuaire dédiée au commerce sur une distance de 400 km. Quoique ses premiers éléments fussent posés par les phéniciens au VIIIe siècle avant J-C, la construction effective du port de Ténès a été réalisée entre 1868 et 1907, la puissance coloniale ayant compris toute l’importance de la construction d’une infrastructure portuaire à cet endroit de la côte algérienne. L’Entreprise Portuaire de Ténès est née en juillet 1985 et transformée en EPE-SPA en mars 1989. Dotée d’un capital social de 500 millions de dinars, elle  est certifiée ISO 9001 version 2008 depuis juillet 2014. L’EPTénès est de type mono-unité organisée autour d’une direction générale sous le contrôle d’un conseil d’administration en cinq directions. Par ailleurs, les structures composant l’entreprise se présentent comme suit : une direction générale,une direction des ressources humaines,une direction des finances et de la comptabilité,une direction de l’exploitation,une direction de la capitainerie et enfin une direction technique. Les missions de l’entreprise couvrent trois activités; la gestion, l’exploitation et le développement du domaine public portuaire, l’assistance aux navires (pilotage, remorquage et lamanage), la manutention et l’acconage.
Confiné dans un rôle régional, jusqu’à la dernière décennie, ce port s’est métamorphosé ces dernières années pour conquérir une envergure nationale.

Installation de superstructures
Après l’indépendance, l’importance du port s’est imposée rapidement avec la mise en œuvre des plans de développement du pays, notamment dans les wilayas du centre pour lesquelles il est le poumon économique. Ayant bénéficié d’un vaste programme d’aménagement et de mise à niveau, en vue de jouer véritablement son rôle dans le paysage économique, le port de Ténès a vu ainsi son importance prendre de l’ampleur notamment grâce au projet d’extension des quais, en cours d’exécution,et qui permettra sans aucun doute d’augmenter les capacités de transit et de stockage des marchandises diverses. D’ailleurs, en  matière d’infrastructures, le port de Ténès dispose d’un bassin de 17 ha, d’un brise-lame de 420 ml et deux jetées, l’une à l’est de 420 ml et l’autre à l’ouest de 820 ml. Il dispose également de 70.000m2 de terre-pleins, de 457 ml de quai offrant 3 postes d’accostage conventionnel (profondeurs allant de 5 à 8,5 m), d’un poste RO/RO (Roll-On, Roll-Off, signifiant littéralement « roule dedans, roule dehors », pour faire la distinction avec les navires de charge habituels où les produits sont chargés à la verticale par des grues) et d’un quai commercial de 200 ml en cours de réalisation. En matière de superstructures, le port de Ténès dispose de 1200 m2 de surfaces couvertes, de 3600 m2 en cours de construction. Quant aux installations spécialisées, le port dispose d’un silo à céréales de 5.500 t, des silos pour bitumes de 6.000 t, de tois ponts bascules de 80 t à 120 t, en plus d’un atelier de maintenance. En outre, l’EP Ténès dispose de sa propre filiale, l’EGPP Ténès est chargée de la gestion et de l’exploitation des ports et abris de pêche de Ténès, Beni-Haoua, El-Marsa et Sidi Abderrahmane. Elle dispose de 8 ha de plan d’eau, de 7.7 ha de terre-pleins, de 1536 ml de quai d’une capacité d’accueil de 260 unités, et enfin d’une flottille de pêche de 174 unités et de 300 plaisanciers. Outre le port commercial, les responsables de l’EPTénès veuillent également au renforcement des structures du port de pêche. «Afin de développer les infrastructures des ports de pêche de la wilaya de Chlef et pour mettre à niveau ces ports, l’EGPP/Ténès s’est lancée dans un programme d’investissement (2013-2018) pour la réalisation d’élévateur à bateau et des moyens de manutention, d’un réseaux (AEP/assainissement/incendie), d’un nouveau siège social et des antennes,des appontements flottants, des corps morts et défenses d’accostage, des moyens de récupération des huiles de vidange usées, des moyens de récupération des déchets solides, un centre de soins et services vétérinaires. L’objectif est de garantir de meilleurs services aux professionnels de la filière de pêche, de moderniser et de mettre à niveau les ports », précise notre interlocuteur.

Modernisation et extension du port de Ténès
Le port de Ténès a bénéficié d’un vaste programme d’aménagement et de mise à niveau, en vue de jouer véritablement son rôle dans le paysage économique. Les grands chantiers de sa modernisation, de l’extension de ses surfaces, de la création de zones extra-portuaires, conjugués aux lancements des travaux de la pénétrante autoroutière et de la voie ferrée Ténès-Chlef, lui font entrevoir des perspectives prometteuses dont les prémices sont déjà palpables avec une augmentation substantielle du trafic en l’espace de trois années. S’agissant des besoins futurs de trafic, il a été convenu de les déterminer à l’horizon 2040 et ce en concertation avec le ministère des Transports. «Avec la nouvelle étude, il va avoir une autre configuration, le port disposera de plus de 09 postes à quais, comme nous allons également intégrer le transport des voyageurs et d’autres postes, notamment le terminal à conteneurs, en plus de la pénétrante devant relier la wilaya de Chlef à celle de Tissemsilt. Une infrastructure qui fera la jonction entre le port et l’autoroute, et grâce au système de transport multimodal, on veut s’insérer dans l’approche du ministère des Transports. autrement dit, acheminer les marchandises par voie routière, donc par l’autoroute, et par voie ferrée qui demeure le deuxième moyen le plus fiable en matière de transport des marchandises après les navires » annonce  M. GRABSIA . Par ailleurs, le programme d’investissement de l’exercice 2016 de l’EPTénès comprend l’acquisition d’un stacker de capacité de levage sous-spreader de 45t, l’acquisition d’un chariot élévateur à fourches de 32 tonnes avec adaptation pour éperon, revêtement en béton bitumineux de 16000 m2 de terre-pleins au quai sud du port de Ténès, l’équipement d’entretien, et enfin, l’aménagement d’un port sec de 25ha.

Leader national en matière de cadence
Le port de Ténès est le premier en matière de cadence.La raison est simple nous dira le premier responsable de cette entreprise portuaire : « dans les conditions normales on travaille avec trois shifts, ce qui fait que le séjour à quai va être diminué. Nous recourons souvent au quatrième shift (H24) à la demande de nos clients. Les performances de notre port sont plus évaluées, plus estimées, et plus avantagées. Nous avons aussi les séjours à quai et en rade parmis les plus réduits », se félicite-t-il. « Pour rentabiliser mieux le port, nous travaillons également durant les vendredi et jours fériés avec le concentement de nos clients ». Cependant, le trafic portuaire a accusé un léger repli, lors du premier trimestre 2016, comparativement à la même période de l’année précédente, et cela en raison d’un ralentissement conjoncturel des importations, notamment celles du ciment et du rond à béton. (Comme l’illustre le tableau ci-dessous).

« Nous avons enregistré une augmentation de +4% en matière de produits agricoles et denrées alimentaires, +16% pour les produits pétroliers (bitume), un déficit de -14% pour les produits métallurgiques, -67% pour les minéraux et materiaux de construction par rapport à l’année passée », dévoile-t-il. Cette année sera un peu « spécifique » pour les ports du commerce, estime notre interlocuteur. « Les prévisions prises dans les ports du commerce sont  revus à la baisse, notamment pour nous. Et pour cause, les produits essentielles que nous traitons au niveau de notre port, le ciment, le bois et le rond à béton, sont, malheureusement touchés par la politique de contingent », déplore M. GRABSIA. Pour étayer ses propos, notre interlocuteur rappelle que son entreprise à traité l’année passée plus d’un million de tonne de rond à béton, alors que l’Algérie a autorisé l’importation uniquement de deux millions de rond à béton. « Nous avons fait des prévisions à la baisse, et on a cru à la catastrophe, mais pour les trois premiers mois de l’année en cours, certes les chiffres sont inférieurs à ceux réalisés l’année précédente, mais le déficit est léger », estime-t-il.Toutefois, l’EP de Ténès a enregistré une baisse très considérable durant le mois de janvier passé, mais elle s’est rattrapée durant les mois de février et mars. « Nous avons enregistré durant le premier trimestre une baisse de l’ordre de14% en matière de tonnage.Notre chiffre d’affaires a également baissé de 06%. Toutefois, en dépit de nos prévisions à la baisse, nous restons bénéficiaires. Ce qui nous permet de maintenir les 450 employés en poste», affirme M. GRABSIA.

Pas de transport maritime de voyageurs
En dépit de ses atouts, le port de Ténès ne dispose toujours pas d’un quai destiné au transport maritime de voyageurs. « Il faut qu’il y ait d’abord un besoin pour créer une ligne maritime et cela dépend de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV). D’autre part, il faut avoir un quai spécialisé pour recevoir les Cars-Ferry. Un quai qui doit être doté d’une gare maritime afin d’assurer le traitement des voyageurs », argumente  M. GRABSIA. En sus, « Le transport des voyageurs pour les ports du commerce est une activité de service public » dit-il. Cependant, avec la nouvelle configuration du dit port via son extension, les responsables de l’EPTénès ont prévu un quai pour le transport de voyageurs et une gare maritime. Par ailleurs, en dépit de sa petite superficie (cinq fois moins que celle du port d’Annaba), mais vu les performances qu’il a réalisées en matière de trafic et de chiffre d’affaires, on peut dire que le port de Ténès est déjà en train de jouer dans la cour des grands. « C’est la loi de la nature. Nous sommes certes petits, mais nous allons trouver un palliatif pour jouer dans la cour des grands. On ne veut pas rester sur le banc des remplaçants. On essaie d’utiliser tous nos atouts, mais dans certains cas on est bloqué par des contraintes exogènes et endogènes » dénonce-t-il.
Un grand pourvoyeur d’emploi
Le port de Ténès se présente comme une entité économique des plus favorables et importantes dans la wilaya de Chlef, tout en lui offrant un statut particulier. « Je ne saurais pas imaginer notre wilaya sans son port. Et pour cause, sans le port de Ténès, Chlef serait une wilaya d’intérieur, elle n’aura jamais le statut d’une ville maritime. Le port représente également un atout et un poumon économique supplémentaire pour la wilaya de Chlef, ainsi que pour toutes les wilayas avoisinantes, pour le développement de leur activité commerciale. Le port de Ténès pourrait être également un atout pour subvenir aux besoins de la réalisation du méga port Centre», estime M. GRABSIA. Dans le même sillage, notre interlocuteur affirme que l’activité du port de Ténès a connu une fonction progressive et continuelle. « La situation du port est bénéficiaire. Entre 2011 et 2015, nous avons enregistré un trafic portuaire en hausse de 5 à 10 %. En matière de ressources humaines, nous avons réalisé la même évolution progressive. On est passé de 335 travailleurs en 2011, à 445 en 2015. On s’attelle également à créer de l’emploi d’autant que le but final des pouvoirs publics à travers l’activité économique est la création de la richesse et de l’emploi. Et je pense que nous avons participé pleinement dans la création de l’emploi dans notre wilaya notamment au profit de nos jeunes universitaires » s’est-il félicité. Pour étayer ses propos, notre interlocuteur rappelle que son entreprise réalise des rendements compétitifs en matière de traitement de marchandises.

Un chiffre d’affaires triplé en  quatre ans
Parallèlement à l’évolution du volume de l’activité portuaire, notamment en matière de tonnage réalisé, l’EP de Ténès a vu son chiffre d’affaires progresser depuis 2011. « En 2011, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 437 millions de dinars. Un chiffre qui a été triplé au bout de quatre ans, pour atteindre le 1,188 milliards de dinars en 2015 », affirme-t-il. Pour les investissements de l’entreprise, le montant global s’élève, poursuit notre interlocuteur, à 1 647 775 000 DA. Un montant destiné à la réalisation d’un hangar modulaire de 1800m2 (parc engins plus un atelier de maintenance) pour un montant de                     70 millions de dinars, et un autre de même envergure pour le transit des marchandises pour un montant de 65 millions de dinars. Il est également prévu la  réalisation d’un réseau d’éclairage de veille et de travail au niveau du nouveau quai commercial, l’aménagement et le revêtement d’aires d’entreposage, l’acquisition d’un engin naval de nettoyage et de défense d’accostage, la réalisation de deux ponts bascule d’une capacité de 80 et 120 tonnes. Comme il est question de l’acquisition d’un camion nacelle d’une portée de 21m, d’un camion-citerne d’une capacité de 10 000 L, d’une vedette de pilotage,  d’une motopompe anti incendie d’une pression de 10 bars, d’un barrage antipollution de 300m avec accessoires, d’une ambulance, ainsi que du matériel de manutention.

L’EPT certifiée ISO 9001/2008
L’Entreprise portuaire de Ténès est certifiée ISO 9001 version 2008 depuis juillet 2014. Elle a ainsi satisfait à toutes les exigences d’un système de management de la qualité, aux normes universelles. C’est l’aboutissement de tous les efforts déployés, ces dernières années par l’EPT pour hisser le niveau de management aux standards universels, le processus de certification à la norme ISO 9001-2008 ayant connu son couronnement à la fin de deuxième trimestre 2015. L’EPT s’inscrit ainsi  dans la démarche de certification aux normes de qualité. « Nous avons un système de management certifié, et nous sommes le troisième port certifié en Algérie » s’est réjoui M. GRABSIA.

Les perspectives
Afin de satisfaire la demande de ses clients et être ainsi à la hauteur de leurs attentes, les responsables de l’EP de Ténès envisagent l’extension et la modernisation de l’infrastructure portuaire. « Nous avons déjà arrêté la variante finale de l’étude » révèle Kouider GRABSIA. L’extension des surfaces d’entreposages, et des ouvrages d’accostage en vue d’une meilleurs prise en charge du trafic prévisionnel, tout en respectant le code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires -International Ship and Port Facility Security (ISPS) – sont également au programme, au même titre que le renouvellement des moyens d’assistance des navires par l’acquisition d’un remorqueur de 40 tonnes de traction. « On va acquérir également du matériel de manutention, tel que des chariots élévateursde 28 à 32 tonnes,et un stacker », annonce-t-il. Les responsables de l’EP de Ténès s’attellent également à la préparation d’un port sec de 25ha, au revêtement de 16000m2 de terre-pleins au niveau du quai sud, ainsi qu’à la connexion du port à l’autoroute Est-ouest par la pénétrante Ténès-Tissemsilt. « Avec la connexion du port à  l’autoroute Est-ouest, on aura une grande fluidité, ce qui va nous permettre d’engranger plus d’opérateurs », dit-il.

Les contraintes auxquelles fait face l’EPT
Il existe deux genres de contraintes, auxquelles fait face aujourd’hui l’EP de Ténès, selon M. GRABSIA « Nous faisons face à des contraintes, endogènes et exogènes. La contrainte de la nouvelle configuration actuelle des ports, qui nécessite l’augmentation des capacités d’accueils soit en matière de tirant d’eau, ou celle de terre-pleins. La deuxième contrainte a trait à l’exiguïté des accès au port. Pour cela il faut accélérer la cadence des travaux de réalisation de la pénétrante Ténès-Tissemssilt, qui fera la jonction entre le port et l’autoroute. Il faut également ramener le rail jusqu’au port. Nous avons également un problème de profondeur de notre tirant d’eau. Des travaux sont entamés pour atteindre les 8,5m. Toutefois, avec le programme d’extension nous devrons avoir d’autres profondeurs pour recevoir des navires de plus de 200 mètres, et ce qui va faire de Ténès un port d’éclatement », plaide M. GRABSIA. Par ailleurs, notre interlocuteur a soulevé également le problème des tarifs des domaines portuaires qui sont figés depuis les années 2000. « Nous avons formulé le souhait au ministère des Transports pour revoir les tarifs des taxes parafiscales des domaines qui ne répondent plus à la cadence de nos investissements. Des tarifs érigés en 2000 par la loi de finances, mais défiscalisés depuis 2004», déplore-t-il. Enfin profitant de cette occasion, notre interlocuteur lance un appel à son personnel pour qu’il reste mobilisé afin de préserver, d’une part, son entreprise, et de répondre, d’autre part, aux attentes de ses clients.
 
 Y. .M

Kouider Grabsia, P-DG de l’Entreprise portuaire de Ténès (EPT)

M. Kouider GRABSIA est, depuis février 2016, le nouveau Directeur Général de l’entreprise Portuaire de Ténès est de formation initiale maritime et aussi d’économiste, il a affuté ses armes dans le domaine maritime  puis dans le domaine de la formation maritime en tant que formateur et en tant que gestionnaire en 2000 il est chargé de la gestion d’un programme de développement mis en place par les pouvoirs publics, en juin 2004  il atterrit a l’EGPP Annaba comme Directeur Général une entreprise qui relève du même portefeuille il est dans ce poste jusqu’à la date de son installation comme DG de l’EP Ténès soit février 2016. Il a eu l’amabilité de nous livrer ses premières impressions sur le port de Ténès et ses visions d’avenir dans cet entretien.

M. Kouider GRABSIA est, depuis février 2016, le nouveau Directeur Général de l’entreprise Portuaire de Ténès est de formation initiale maritime et aussi d’économiste, il a affuté ses armes dans le domaine maritime  puis dans le domaine de la formation maritime en tant que formateur et en tant que gestionnaire en 2000 il est chargé de la gestion d’un programme de développement mis en place par les pouvoirs publics, en juin 2004  il atterrit a l’EGPP Annaba comme Directeur Général une entreprise qui relève du même portefeuille il est dans ce poste jusqu’à la date de son installation comme DG de l’EP Ténès soit février 2016. Il a eu l’amabilité de nous livrer ses premières impressions sur le port de Ténès et ses visions d’avenir dans cet entretien.



Articles de la même rubrique

Du même auteur

Par Yahia MAOUCHI

Les plus lus

L'Algérie avant tout
AMMAR KHELIFA.

Cybercriminalité
Par Dr. Djalila RAHALI.

Télécharger version PDF

Version PDF

Special Wilaya D'Alger

Version PDF

Special Habitat version PDF

Version PDF

Special Habitat (english version)

Version PDF