Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 116 - Oct 2018

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Transports

Un fleuron une histoire des hommes

Air Algérie

Par El Yazid DIB



La compagnie est une fierté nationale. Icône luisante dans l’exercice de la souveraineté nationale, elle emmagasine d’innombrables expériences considérées comme les plus performantes dans le monde. Elle est, sans compter sur les visées malveillantes qui la guettent, l’une des meilleures sociétés du service public algérien. C’est un pavillon national qui est appelé à s’arborer davantage dans les cieux de l’univers malgré les attaques en coupe dont il fait l’objet de la part des uns et des autres.
L’on dit qu’il ne fait que dans le monopole, alors que les cieux d’Alger foisonnent de compagnies étrangères assurant pratiquement les mêmes liaisons sinon plus, pratiquant les mêmes tarifs, sinon plus et de surcroit produisant moins de services à bord ou au sol. Quelle est cette boite aérienne qui offre la gratuité en soute pour des bagages de 30 kilogrammes affranchis ? Ne pas craindre la concurrence est un credo qui ne doit plus faire peur à ces hommes et ces femmes. C’est dans une ambiance de pleine compétition que tout essor saura se mériter. Le temps d’un monopole étouffant n’est plus apte à faire promouvoir les choses dans un centre commercial où la globalisation fait des siennes. Le progrès est ici, comme le vrai résultat, dans une compétition loyale et objective.  Air Algérie se montre capable de relever les défis et de remporter par-dessus tout les gloires qu’elle mérite.  
Mohamed Abdou Bouderbala a déjà, dès son installation, senti et décidé la nécessité d’une stratégie à même de réajuster l’envol de l’entreprise et de préserver en les performant ses atouts. La réorganisation structurelle et fonctionnelle de la compagnie constitue un élément déterminant en vue de son adaptation à l’environnement du transport international. Des actions structurantes commencent à être menées avec la même hargne qui a caractérisé son passage en douane. La Compagnie ne trouve pas forcement toute sa puissance d’action uniquement dans le renforcement de sa flotte. Il était urgent, pour le nouveau patron qu’une dynamique volontaire d’instaurer le changement ait lieu. Cette dynamique reste déterminante pour l’avenir de la société. Le souci de sécurité et de qualité du service est aussi un objectif à court terme au regard des dysfonctionnements constatés en la matière. Mohamed Abdou Bouderbala, sachant ce qui l’attend, n’allait pas jouer avec l’avenir d’une grosse entité du patrimoine national. Avec toutes ses expériences et habitué à l’exercice des situations complexes, son aptitude paisible de meneur d’hommes lui offre substantiellement le profil incontesté quant à l’aisance gestionnelle due aux grands managers. Des clichés têtus, des comportements obstinés et des attitudes figées et incompressibles demeurent dans une situation de résistance par-devant le plan de modernisation mis en branle. Parmi les axes cardinaux de toute la panoplie des mesures arrêtées, ce à quoi aspire le passager sur ses lignes, reste le challenge du président-directeur général. Ce docteur en droit, gestionnaire émérite, dégage à bon endroit une vision claire de la destination vers laquelle il tend transporter l’aura de son entreprise. Tranchant dans son verbe, rassurant dans son geste, il transcende la gestion en une approche managériale à même de contenir tous les défis qu’affiche l’exigence moderne et flexible d’une bonne gouvernance. Le changement d’esprit reste le plus dur à faire. Il sera toujours frontalement confronté à des dilemmes et enjeux majeurs autour desquels gravitent le futur de l’entreprise et son plan de développement. Mettre le passager dans le cœur de l’entreprise est aussi un autre fondement de la nouvelle feuille de route.  C’est à ce voyageur que sont destinés la projection de la performance, la valorisation de la prestation et l’effort permanent de gagner sa place dans un monde indomptable en termes de flux et de reflux commerciaux.  Il est le véritable produit de toute la politique mise en œuvre. Son entretien est sujet à un service sans faille. Le comportement insouciant à son égard, dû essentiellement à ce comportement toujours personnel et lié à une humeur individuelle, ne doit pas, à peine de ternir l’image, laisser place à une déconsidération et à un traitement aussi malvenant. La variété et l’innovation dans le service sont une règle essentielle de la compagnie. C’est ce passager anonyme, parfois furtif, toujours fidèle, qui est la cible de toute attention et de tout programme. Air Algérie, ceci est une réalité, n’est pas une institution publique. Elle est une entreprise soumise aux règles du marché avec ses tares et ses vertus. Ses pertes et ses profits. Ses licenciements et ses mérites.  Nonobstant ce statut, elle fait confortablement le service public.
Dr Bouderbala, qui tente de rallier le souci économique aux préoccupations de ses usagers, sait faire la part des choses. Il se dit confiant en l’adhésion obtenue par la quasi-majorité de ses différents personnels. Il a su, à sa manière, leur faire toucher du doigt la menace qui pèse dangereusement sur la compagnie si un sursaut salvateur pour rentabiliser les moyens et rationaliser les énergies ne venait pas à se greffer dans chaque cœur de ses nombreux acteurs.  Ainsi la symbiose entre pouvoir servir à moindre prix le citoyen, devoir agir à moindre coût et falloir remplir les caisses à grands flots semble connaitre un début de commencement.
Si l’entreprise continue à se gérer par l’idée du « beylik », l’on ne verra pas de si tôt l’embellie projetée par les pouvoirs publics et souhaitée par le citoyen jaloux de son emblème commercial. Dr Bouderbela en est conscient et décisif sur le sujet quand il suscite la compréhension que le personnel gagnerait à être plus à l’écoute, plus prompt à répondre aux doléances qu’à assurer sa défense et à répondre et non à se justifier, à servir et non à imputer à sa compagnie la responsabilité.
Aujourd’hui, dans un contexte de globalisation, où les systèmes économiques mondiaux connaissent des changements importants, la compagnie s’est droitement inscrite dans un objectif continu de hisser sa performance et de renforcer ses aptitudes vers la conquête de nouveaux marchés notamment africains. C’est un espace à la dimension de ses capacités et qui lui va comme un oiseau dans l’air.
Ce ne sera pas le « palmarès de Skytrax » qui détrônera, malgré tout, cet « air algérien » du cœur des millions de passagers, lesquels, outre les critères de « qualité des repas, de serviabilité du personnel navigant ou du confort des sièges », n’étaient pas interrogés sur leurs liens affectifs, la corvéabilité de l’entreprise mise à leur disposition et la politique de nuisance qui à lui s’adresse.
Il importe peu ce classement; l’essentiel est dans cet acte déterminé du Dr Bouderbala de tenir bon le manche pour commander l’attitude de l’aéronef sur les axes de tangage et de roulis.
E. Y. D.



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