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N° 126 - Jan 2020

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Industrie

Quand compétence rime avec jeunesse

Chemseddine Maâtallah, P-DG de Sider El Hadjar

Par Yahia MAOUCHI



Président-directeur général du complexe Sider El Hadjer, depuis avril 2018, Chemseddine Maâtallah, 47 ans, est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en mécanique, option énergétique. Après avoir décroché son bac en 1990, le jeune Maâtallah s’inscrit à l’Ecole militaire polytechnique EMP de Bordj el Bahri (ancienne École nationale des ingénieurs et des techniciens d’Algérie) où il suit une formation de quatre ans, avant de rejoindre, à sa demande, l’Université Badji Mokhtar-Annaba, pour obtenir son ingéniorat en mécanique option, énergétique. « Je suis un ingénieur en thermique. J’ai passé une période du chômage, comme c’était le cas d’ailleurs pour la majorité de mes collègues de 5 ans, avant de rejoindre, en 2000, le complexe d’El Hadjar, en tant qu’ingénieur de production au niveau du laminoir à chaud pendant six mois. En suite, j’ai été sélectionné par la hiérarchie pour être chef du poste de production. J’ai travaillé pendant 4 mois avec un ancien chef du poste, qui jouissait d’une expérience de 32 ans dans le domaine, ce qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses dans ce domaine que j’aime beaucoup », nous précisera notre interlocuteur. L’ascension professionnelle de notre jeune P-DG ne s’arrête pas à ce stade. Promu chef du poste, pendant une année et demie, il sera désigné ensuite chef du secteur au niveau toujours du laminoir à chaud. À fin 2003, M. Maâtallah, est promu chef de service production dans le laminoir à chaud, pour devenir, une année après, en avril 2004, directeur de production du laminoir à chaud, en tant que cadre dirigeant. « J’ai été le plus jeune directeur à l’époque », se souvient-il. Depuis août 2006, M. Maâtallah exerce la fonction du directeur d’unité du laminoir à chaud, avant d’être chargé d’une autre unité de production qui est le laminoir à froid, en reconnaissance de ses exploits réalisés au niveau du laminoir à chaud. « Quand j’ai commencé au niveau du laminoir à chaud, la production n’était que de 1800 tonnes/jour, mais grâce aux efforts consentis par mon équipe, nous avons réussi à rehausser les niveaux de production pour atteindre les 2500 tonnes/jour », se félicite-t-il. Un poste qu’il occupe pendant deux ans, avant d’être désigné au poste de directeur de production de l’ensemble des laminoirs, à savoir : laminoir à chaud, à froid, le rond à béton et la galvanisation. La compétence de notre jeune P-DG, et sa polyvalence, lui permettront d’occuper, en septembre 2010, le poste de directeur de la maintenance de toute l’usine. Deux ans après, en 2012 et suite à un conflit avec les Français qui géraient à l’époque l’usine, notre jeune P-DG a un passage à vide de 9 mois, avant d’être chargé de fiabiliser la mine d’Ouenza, qui était dans un état critique. « J’ai été chargé en tant qu’expert en maintenance pour améliorer la fiabilité des équipements de la mine. J’ai passé ainsi avec eux 3 mois en tant qu’expert en maintenance, et un mois en tant qu’expert formateur en maintenance. Il faut reconnaitre que cette nouvelle expérience était également bénéfique pour mois », avoue notre jeune P-DG. En avril 2013, M. Maâtallah qui rejoint de nouveau le complexe d’El Hadjar, est nommé au poste de directeur du projet préparation de matière et agglomération dans le cadre de l’investissement de la première phase. « Depuis avril 2014, jusqu’août 2016, j’avais occupé le poste de directeur des opérations du complexe. Une année après, j’ai été nommé en tant que directeur général de l’entreprise. Et puis en avril 2018, promu au poste du P-DG. Un poste que j’occupe à ce jour », conclut-il.

Y. M.



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