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N° 127 - Mars 2020

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Industrie

Á chacun son tri

Unité de fusion et de transformation secondaire (UFTS)

Par Farid HOUALI



L’activité principale de l’UFTS s’articule autour du ramassage, du tri et de la vente des métaux ferreuxet non ferreux. La récupération n’est pas un simple ramassage de déchets métalliques. C’est une activité industrielle à part entière qui nécessite un savoir-faire afin de la rentabiliser et de fournir des intrants essentiels pour les autres secteurs de transformation industrielle.

 La lutte contre le marché informel et la régulation l’activité de récupération d’une manière générale des métaux ferreuxet non ferreuxsontl’activité phare des unités relevant de l’Entreprise nationale de récupération (ENR), notamment l’unité de fusion et de transformation secondaire (UFTS) sise à Oran. Historiquement parlant, l’UFTS est l’entreprise mère de l’actuelle ENR. C’est la plus ancienne de toutes les unités, puisque sa création remonte à 1950 et avait son siège à Oujda au Maroc. Elle est « nationalisée » en 1965. En 1968, elle est rattachée à l’ex-SNS (Société nationale de sidérurgie)  crééeen 1964.

« Actuellement, l’activité principale de l’UFTS s’articule autour du ramassage, du tri et de la vente des métaux ferreux et non ferreux, la fusion n’existant plus au sein de l’unité », nous explique sa directrice Mme Nadia Bencherab.

La part du lion revient aux métaux non ferreux. La catégorie des métaux non ferreux est plus diversifiée que celle des métaux ferreux. On y retrouve principalement l’aluminium, mais aussi le cuivre, le plomb, le nickel, le zinc,l’étain, le chrome et plusieurs autres.

Les métaux sont récupérés auprès de « générateurs de déchets » classifiés en catégoriesA (entreprises étatiques telles queSonatrach, Sonelgaz et Algérie Télécom) et B (particuliers).

« Le métal est récupéré sur place par nos équipes et transporté sur nos chantiers où il est trié», relève Mme Bencherab. Le gros des métaux ferreux (récupérés) est vendus à Tosyali tandis que les métaux non ferreux sont cédés aux entreprises productrices. C’est la meilleure façon de s’assurer de leur traçabilité. La récupération n’est pas un simple ramassage de déchets métalliques. C’est une activitéindustrielle à part entière qui nécessiteun savoir-faire afin de la rentabiliser et de fournir des intrants essentiels pour les autres secteurs de transformation industrielle.  Ainsi, l’activité nécessite une grande technicité.

 

De la pérennité de l’entreprise

C’est l’objectif principal que s’est fixé la direction de l’UFTS. «Les longues années passées dans l’activité nous ont permis de nous faire une idée bien précise du domaine de la récupération dans sa globalité. Tous les voyants sont au vert et les résultats obtenus sont certes encourageants mais notre objectif premier est d’assurer la pérennité de notre entreprise », relève Mme Bencherab. A l’UFTS, on vise, loin, plus loin.Il est surtout question de la diversification de l’activité et de décrocher d’autres contrats en «allant à la rencontre » de nouveaux clients.

Pour ce faire, dans sa stratégie de développement, Mme Bencherab s’inspire des orientations de la direction générale de l’ENR mais aussi et surtout celles du groupe Imetal.

 

Quand les ouvriers parlent de leur entreprise

« Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail », disait Léonard de Vinci. Á l’UFTS, « la perfection » n’est pas un vain mot.Les quelques minutes passées en la compagnie de ses ouvriers « chevronnés » nous renseignent sur cet état d’esprit. Accompagnés toujours de Mme SelouaKhimoud, responsable commerciale à la direction générale de l’ENR, nous entamons la visite d’une grande enceinte équivalente à deux terrains de football. Le port des casques de sécurité est bien entendu obligatoire. Ce qui n’est qu’un « amas » de ferraille pour les novices, n’est autre que l’unique ressource de revenus de l’UFTS. On y trouve de tout. « Le premier procédé est le tri.Il se fait d’une manière manuelle et il est opérée par des ouvriers très connaisseurs des métaux », nous explique Mohamed Bouderoua, sous-directeur technico-commercial.

« Aucune erreur n’est tolérée.La réputationde l’unité est en jeu. Un mélange de métaux ferreux et non ferreux peut avoir des conséquences dramatiques lors de la transformation, d’où l’attention particulière accordée à ce processus précisément », note notre interlocuteur qui nous « invite » à suivre de plus près une opération de broyage-séparation de câbles téléphoniques récupérés auprès d’Algérie Télécom après avoir été sectionnés généralement en longueur de 50 à 60 cm. La machine est d’une précision incroyable.

 

 



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