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N° 127 - Mars 2020

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Environnement

Impliquer davantage les start-ups

Développement des énergies renouvelables

Par Farid HOUALI



Ce changement, amorcé par le programme national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, doit s’appuyer, selon le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), sur la recherche et l’innovation pour trouver les solutions d’avenir et accélérer leur déploiement à grande échelle.

Dans ce contexte, les start-ups et les jeunes inventeurs doivent être accompagnés pour permettre l’émergence d’une nouvelle économie basée sur le savoir et l’innovation afin de trouver des solutions à même d’améliorer le quotidien des Algériens, créer la valeur ajoutée, réduire le chômage des jeunes et faire de l’Algérie un leader africain dans l’économie verte.  C’est pourquoi, la première convention sera signée prochainement entre le ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables et le ministère délégué chargé des Start-ups.

« La convention permettra d’accompagner les start-ups porteuses de projets innovants durant les phases de création et de démarrage et de consacrer le contrôle a posteriori afin de les inciter à préserver l’environnement, à développer l’économie circulaire et à contribuer au développement durable », a précisé à ce propos Nassira Benharrats, ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables qui effectuait, en compagnie de Hamza Al Sid Cheikh, ministre délégué chargé de l'Environnement saharien, le 16 janvier dernier,  sa première visite dans plusieurs structures relevant de son secteur dans la wilaya d’Alger. Le programme des énergies renouvelables dans sa version actualisée consiste à installer une puissance d’origine renouvelable de l’ordre de 22 000 MW à l’horizon 2030 pour le marché national, avec le maintien de l’option de l’exportation comme objectif stratégique, si les conditions du marché le permettent.

Le développement des énergies renouvelables « est à même de prolonger durablement l'indépendance énergétique de notre pays et de générer aussi une dynamique de développement économique dans son sillage ». Grâce à ce programme, il est prévu de réaliser une économie de près de 300 milliards de m3 de gaz sur la période allant de 2021 à 2030, qui seront orientés vers l'exportation et rapporteront à l'Etat d'importants revenus supplémentaires.

La ministre, qui a mis en avant le grand intérêt accordé par le président de la République à ce type d’entreprises qui disposent aujourd’hui d’un ministère délégué à part entière, a, à cette occasion, invité les start-ups à participer en force au Salon international de l’environnement et des énergies renouvelables de 2020 qui sera consacré aux start-ups spécialisées dans l’économie circulaire. L’autre objectif est de consacrer le contrôle a posteriori.

«Le CNTPP (Centre national des technologies de production plus propre) accompagnera les jeunes entrepreneurs, notamment durant la phase de démarrage et les aidera à garder le contrôle de l’entreprise», a précisé Mme Benharrats qui a plaidé pour le développement des énergies renouvelables dans le Grand-Sud, tout en préservant l’environnement saharien.

Concernant l'objectif de sa visite, la ministre a fait savoir qu'il était important d'inspecter les différentes infrastructures du secteur pour la mise en œuvre du programme du secteur de l'Environnement et des Energies renouvelables dans tous les domaines, dont le contrôle de la pollution et l'accompagnement des entreprises économiques pour faire en sorte que leur production soit plus propre.

Pour ce qui est de la collecte des déchets et du développement de l'économie circulaire, Mme Benharrats a souligné que le développement de ce domaine exige la sensibilisation du citoyen, des collectivités locales ainsi que les entreprises industrielles chargées du tri sélectif.

Pour sa première sortie à Alger, la ministre s'est rendue au Centre national de développement des ressources biologiques (CNDRB), au Conservatoire national des formations à l'environnement (CNFE), à l'Observatoire national de l'environnement et du développement durable (ONEDD), au Centre national des technologies de production plus propre (CNTPP) ainsi qu'à l'Agence nationale des déchets.

Des explications sur le rôle de ces organismes ont été fournies à la ministre qui a donné des orientations sur le renforcement du contrôle de la pollution, en amont et en aval.

Dans ce cadre, Mme Benharrats a relevé la nécessité de créer une banque de données pour le recensement des ressources biologiques, insistant sur l'impératif de la formation et de la sensibilisation des citoyens et des entreprises industrielles quant à l'importance de la préservation de l'environnement.

« L'approche du nouveau gouvernement accorde la priorité au service du citoyen, en préservant sa santé qui exige un environnement propre, à travers une coordination entre les différents secteurs concernés », a ajouté la ministre.

 

 

 



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