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N° 109 - Nov 2017

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Grands Chantiers

Société algérienne d’étude d’infrastructures (Saeti)

L’expertise au service des infrastructures

Par Farouk SALIM



En près de 38 ans d’existence, la Société algérienne d’étude d’infrastructures (Saeti) a prouvé tout son savoir-faire aussi bien au plan national que continental où elle aspire à davantage de projets. Le changement de ses statuts – elle est devenue le 1er janvier 2012 une EPE/SPA – lui a permis d’être une entreprise à cent pour cent algérienne capable de relever tous les défis. Avec un chiffre d’affaires en nette progression, la Saeti  ne cesse de prouver son leadership dans son domaine d’expertise et de contrôle.
                                                                        

Le secteur des travaux publics connaît une effervescence sans pareille ces dernières années au vu du nombre de projets lancés à travers l’ensemble du territoire national. De nombreuses entreprises nationales et étrangères s’impliquent dans leur réalisation et une part appréciable du marché va aux entreprises publiques. Dans ce cadre, plusieurs infrastructures de base de dimension importante sont réalisées, d’autres sont en cours, pour le compte du ministère des Travaux publics qui intervient en qualité de maître d’ouvrage, par les entreprises relevant de son secteur. L’étude, le contrôle et le suivi sont confiés à la Société algérienne d’étude des infrastructures, spécialisée dans les études techniques économiques et d’environnement. Outil incontournable grâce à son expertise et à son expérience acquises au plan national et continental, elle contrôle et suit la réalisation des projets d’infrastructures de transports routiers, ferroviaires, aéroportuaires, hydrauliques et énergétiques.
Créée en 1974 en partenariat avec le bureau d’étude allemand Deutsch Consult, la  Société algérienne d’étude d’infrastructures (Saeti) est devenue depuis le 1er janvier 2012 EPE/SPA Saeti à la faveur du changement de ses statuts. Ce qui lui confère un caractère à cent pour cent algérien. En outre, pour se développer, la Saeti a bénéficié d’un plan de charge conséquent. « Pour ce faire, un programme d’investissement d’une importance capitale est accordé par l’Etat aux entreprises du secteur pour l’acquisition de nouveaux équipements, la formation de la ressource humaine et la mise à niveau de l’activité de façon générale», souligne Omar Kadri, directeur général de la Saeti qui ajoute que « les  pouvoirs publics, en tant que donneurs d’ordres,  en adoptant le gré à gré, ont permis à  la Saeti de bénéficier d’un plan de charge consistant ». Certifiée depuis février 2008 par Moody International du Système de management qualité ISO 9001 version 2008 et recertifiée par AIB Vinçotte International, la Saeti n’a rien à envier aux autres grands bureaux d’engineering. Sa maîtrise du sujet a convaincu ses nombreux clients dont les principaux sont les ministères des Travaux publics, des Transport et de la Défense nationale et la Sonatrach en sus d’autres commandes à l’international qu’elle a honorées avec succès, notamment au Rwanda, en Mauritanie, au Niger, au Mali, au Sénégal, au Tchad, en Tunisie et au Togo. 
Les ingénieurs de la Saeti ont réalisé d’importantes études dans divers points du pays et dans plusieurs secteurs d’activité. Leurs premiers chantiers ont consisté en l’étude pour la réalisation de liaisons routières liant les zones industrielles au réseau national. L’on a également vu l’empreinte de la Saeti dans des réalisations entrées dans la postérité, à l’image de la route transsaharienne. Son dynamisme l’a mise en première ligne dans les études de faisabilité et de définition des couloirs de l’autoroute Est-Ouest. L’on retiendra également l’étude de la rocade des hauts-plateaux (lot Ouest sur 305 km entre Tiaret et les frontières marocaines), plusieurs pénétrantes à l’autoroute Est-Ouest au niveau de Tenès, Mascara, Tiaret, Saida, Mostaganem et Djelfa. D’autre part, la Saeti assure le contrôle du tronçon de l’autoroute Chiffa-Médéa et de la RN 1, pour le compte du ministère des Travaux publics. Pour le compte du ministère des Transports, elle assure le contrôle de la réalisation du dédoublement de la voie ferrée Tlelet-Tlemcen, Bouguezoul-Tissemsilt, Bouguezoul-Djelfa, Bejaïa-Beni Mansour et Mechria-El- Bayadh.
Cela pour dire que le domaine de compétence de la Saeti englobe un large spectre, notamment les infrastructures de transport où l’on peut citer les études d’infrastructures de transport, à l’image des routes, autoroutes, aérodromes, ouvrages d’art et chemins de fer.
Le but de la Saeti, confie son directeur général, est de prospecter tous les horizons susceptibles d’apporter un plus en matière d’expérience et d’expertise aux ingénieurs et aux techniciens de l’entreprise. Outre, cette option tournée vers les réalisations de grandes infrastructures où la Saeti a son empreinte en Algérie, son champ d’action s’étend aux études géologiques, géotechniques, hydrauliques, hydrologiques et topographiques. 
A ce spectre déjà large de compétence, il faut ajouter les études d’impact sur l’environnement, la préparation des dossiers d’appels d’offre, l’assistance au maître de l’ouvrage, les missions d’ingénieurs-conseils et d’expertises techniques, ainsi que les missions de suivi de chantiers, d’assistance et de contrôle technique des travaux.  Autant de domaines où la Saeti affiche des ambitions et des compétences avérées. Un savoir-faire qui place l’entreprise en bonne position dans l’ensemble des grands projets initiés par l’Etat dans le cadre des investissements publics. Ce résultat positif est perçu dans son chiffre d’affaires, en constante progression, passant de 687 millions de dinars en 2011 à 776 millions de dinars en 2012.
Le challenge national relevé, la Saeti aspire à exporter davantage son savoir-faire, selon le directeur général, Omar Kadri. Dans ce contexte, il y a lieu de préciser que la Saeti – seule entreprise du domaine à exercer son expertise à l’étranger après être entrée sur le marché international dès 1988 –, a déjà décroché d’importants marchés au niveau continental tandis que d’autres sont en cours de consultation au Burundi et en RD Congo. Au vu de son expérience et de son savoir-faire, il n’est pas exclu de voir une intensification de l’action de Saeti à l’étranger, en Afrique prioritairement où le besoin en infrastructures de base est important.
F. S.

Moyens humains
La Saeti dispose d’un potentiel de 480 agents dont 171 cadres, 182 agents de maîtrise et 130 d’exécution (soutiens techniques et administratifs).




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