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N° 105 - Mai 2017

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EDITO

Une option pour l’avenir

Par AMMAR KHELIFA



L’Algérie se dote d’une nouvelle constitution et inaugure de ce fait une nouvelle ère institutionnelle. Adopté à la majorité absolue par le Parlement réuni en congrès, le texte fondamental est venu consolider les acquis démocratiques d’un pays qui a enregistré des avancées notables en matière de gouvernance. « L’Algérie vient d’ouvrir une nouvelle page de son histoire politique et constitutionnelle », a déclaré le président de la République à l’issue d’un vote attendu et entendu même par ceux qui n’ont pas cessé de chahuter les débats durant les derniers mois. « L’Algérie, qui amorce un tournant historique, est au rendez-vous avec une ère nouvelle et un renouveau républicain fort, a estimé, à son tour, le Premier ministre. Tout en faisant référence à des élections libres, à la nécessaire séparation des pouvoirs, au rôle d’une jeunesse que l’Etat veut mettre à l’abri des nuisances provoquées par les « marchands » du désespoir, à la lutte contre la corruption, il y a de lieu de rappeler que la révision constitutionnelle est arrivée à point nommé pour parachever un processus de refondation entamé depuis la promulgation de la charte pour la paix et la réconciliation nationale adoptée par voie de référendum le 29 septembre 2005. Dans le message lu en son nom par le président du Conseil de la nation, Abdelaziz Bouteflika a tenu à rappeler aux uns et autres que « dans cette œuvre, il ne s’agit pas, de toute évidence, d’importer et de plaquer telles quelles des institutions et des concepts, produits de l’histoire politique particulière d’autres nations ». Non, l’Algérie n’a pas le droit de s’éloigner de sa propre réalité nationale ou de faire fi de sa propre expérience ; et le président de la République a été très clair dans ce sens, en identifiant « le risque de s’identifier à ces pays et de se donner l’éphémère illusion de se hisser au rang des sociétés rompues depuis des siècles au plein exercice de la démocratie ». Non, les Algériens n’ont pas le droit d’être amnésiques et d’oublier la douloureuse expérience de 1989 qui avait failli emporter leur pays et ses institutions. La génération d’aujourd’hui a certes le droit de regarder ailleurs vers les démocraties occidentales et de s’en inspirer, mais elle est, plus que jamais, avertie des risques du « copier-coller » et des formules démocratiques en vogue à l’heure actuelle, et qui ne sont, en vérité, que des inventions de laboratoires aux buts inavoués. Elle a aussi le droit d’exprimer ses aspirations légitimes, mais sans se renier en empruntant une voie d’aliénation qui ne prenne pas en compte ses spécificités en tant que société affranchie de toutes les influences rétrogrades. Il faut bien souligner que l’Algérie de 2016 n’est pas celle des années 1990, un pays livré au hasard de l’Histoire. Mais un pays qui avance à grands pas vers une émancipation conforme à son histoire ancienne et récente. Avec la nouvelle Constitution, elle accède de plein droit et de manière intégrale au statut d’un Etat de droit qui n’a de leçon à recevoir de personne. Maintenant qu’elle a son propre sort entre ses mains, elle est déterminée plus que par le passé à consolider ses assises institutionnelles de façon souveraine et planifiée selon l’ordre des priorités qu’elle s’est tracéeq en tant que nation libre de toute tutelle. 
                  


                          
Par AMMAR KHELIFA
amar.khelifa@eldjazaircom.dz 



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