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N° 108 - Oct 2017

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EDITO

Dans la normalité

Par AMMAR KHELIFA



Des hommes partent et des hommes arrivent. Ce perpétuel mouvement, qui touche pratiquement tous les aspects de la vie, n’épargne aucune société, qu’elle traîne quelques archaïsmes ou qu’elle soit ultramoderne. Depuis la société primitive jusqu’à celle qui parle aujourd’hui avec les étoiles, le changement progressif qui répond à une logique collective et majeure a toujours fait partie de l’évolution normale des choses politiques et économiques ; et cela sur tous les plans. Du Pentagone aux bases ultramodernes chinoises de Spratly; de la Maison-Blanche au Kremlin, en passant par l’Ak Saray à Ankara, et à travers l’ensemble des palais présidentiels et des résidences royales où des hommes veillent sur des nations entières, c’est pratiquement le même esprit et la même logique qui règnent selon de schémas qui diffèrent certes par rapport aux formes et partiellement aux contenus, mais qui répondent au besoin de changement exprimé par des sociétés. Cette arithmétique du pouvoir est de nature impersonnelle comme les chiffres. Et elle porte une part de cette mondialisation mal expliquée au monde qu’El Mouradia et les Tagarins sont en train d’adapter intelligemment à la réalité algérienne, sans faire de bruit. Des hommes partent après avoir accompli des tâches monumentales et des hommes arrivent pour continuer l’œuvre et aller de l’avant. Il s’agit d’une logique académique que certains esprits attirés par l’extravagance renvoient à des luttes de clans qui pourraient se transformer en un clin d’œil à une bagarre générale. El Mouradia et les Tagarins ne sont pas situés sur une autre planète. C’est de ces deux lieux que le système de veille et de protection de l’Algérie est planifié et actionné. Pourrait-on imaginer un seul instant que des hommes bien imprégnés de la culture d’Etat succomberaient facilement aux querelles personnelles, corporatistes et même tribales afin d’assouvir des instincts purement individuels au détriment de l’avenir de tout un pays ? Non, pas à ce niveau. Et surtout pas en ce moment où l’Algérie devrait faire face à des défis très sérieux. Non, essayons de faire preuve d’un minimum de rigueur. Ne nous laissons pas entraîner par les amateurs d’extrapolation tissées sur la base de rumeurs et d’informations manipulées. L’Algérie est entourée d’épineux problèmes auxquels elle est tenue à opposer une résistance stable et forte. Une résistance légitime et internationalement reconnue. Car le facteur international est aujourd’hui, à l’époque de l’ingérence faussement humanitaire, un élément essentiel que tous les Etats, quel que soit leur statut, sont obligés de bien considérer et d’en tenir compte par rapport à leurs décisions et mesures pratiques, même si c’est au plan interne. C’est un peu cela la mondialisation. Des hommes sont partis ; d’autres hommes connus et appréciés par les premiers sont venus les remplacer. Mais où est-elle l’énigme que certains observateurs mal avisés ou malintentionnés veulent commercialiser ? Les états d’âme n’ont pas droit de cité au niveau de ces sphères. C’est une règle imposée par les lois impitoyables de la politique universelle. Il se pourrait qu’il y ait des divergences entre de hauts responsables par rapport à une idée, un projet national ou un bilan discutable. C’est dans l’ordre des choses, mais jamais au détriment de l’intérêt national. Soyons des lecteurs avertis et élevons notre niveau de perception de la chose politique pour coller aux nations réveillées.      

Par AMMAR KHELIFA
amar.khelifa@eldjazaircom.dz 



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