Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 110 - Dec 2017

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EDITO

L’ANP: Une institution républicaine

Ammar KHELIFA



L’Algérie est devenue depuis le démantèlement du Soudan, le 9 juillet 2011, le plus vaste pays d’Afrique, du monde arabe et du bassin méditerranéen, avec ses 2 381 741 km². Elle partage plus de 6300 km de frontières terrestres avec sept pays dont le Sahara Occidental occupé par le Maroc. Elle occupe la 15e place mondiale en matière de réserves pétrolières. Elle est classée 10e producteur de gaz naturel à l’échelle mondiale et deuxième fournisseur de l’Europe, et son sous-sol regorge de gisements de minerai exploités et non exploités dont la valeur financière a été estimée par des spécialistes à hauteur de 2600 milliards de dollars. En plus de ces atouts, sa façade méditerranéenne et sa profondeur africaine lui confèrent une position-clé dans un monde qui connaît de grands bouleversements géostratégiques générant de véritables tragédies humaines en Afrique, en Asie, en Amérique latine et même en Europe. Des tragédies, dont l’interprétation est falsifiée, qui nous interpellent en tant que citoyens d’un pays déterminé à demeurer maître de son sort. Au moment où nous célébrons le 59e anniversaire du déclenchement de la révolution armée, l’heure n’est-elle pas propice à ce genre de questionnement ? Si, elle l’est et à forte raison lorsqu’il s’agit de notre peuple qui a échappé de justesse à la malédiction obscurantiste promise par le FIS et mise en exécution par ses bras armés. Une malédiction que certains charlatans avaient même essayé de nous fourguer sous l’emballage d’une « régression féconde » qui n’a, en fin de compte, engendré que désastre et malheur au sein d’un peuple trahi au nom d’Allah et qui n’a retrouvé son salut qu’après l’intervention d’une armée demeurée fidèle aux principes novembristes. En ce 1er novembre 2013, nous sommes tenus de nous incliner devant le sacrifice de nos glorieux chouhada et de nos valeureux moudjahidine, non pas comme dans un rituel qui nous est imposé par le calendrier, mais en vrais citoyens conscients des enjeux planétaires auxquels de nombreux pays dont l’Algérie font face. Nos « ambitions » démocratiques et domestiques ne doivent en aucun cas nous faire perdre de vue la réalité d’un monde que les cartels financiers, les multinationales et les complexes militaro-industriels sont en train de remodeler selon leurs intérêts. La seule et unique manière d’exprimer notre fidélité envers nos glorieux chouhada et nos valeureux moudjahidine réside dans notre aptitude à taire nos divergences et à rester unis comme l’ont fait nos aînés lorsque l’heure du 1er novembre 1954 avait sonné. Soyons vigilants, le combat mené par l’ALN hier est le même combat que mène aujourd’hui l’ANP. Après notre douloureuse expérience des années 1990, nous n’avons plus le droit à l’erreur. Notre avenir en tant que nation souveraine dépend dans une large mesure de notre attitude patriotique et non des envolées « lyriques » chantant les louanges d’une démocratie sans paix et sans pain. Dans un monde où il n’y a pas de place pour les faibles, nous avons grand intérêt à ce que notre armée ne soit pas mêlée aux palabres et aux démêlés politicards rétrogrades, cyniques et pervers auxquels nous assistons de temps à autre. Et c’est le moins que l’on puisse faire pour démontrer notre maturité politique ainsi que notre reconnaissance envers des Hommes qui ne se sont pas contenté de sauver l’Algérie de l’anéantissement, mais qui veillent inlassablement à lui assurer les conditions de sa stabilité dans un contexte régional aux allures d’une poudrière. Au regard des défis extérieurs auxquels notre pays est confronté, il est de notre devoir d’élever l’ANP au rang des constantes nationales, en nous inspirant du sens donné par nos aînés au combat libérateur annoncé par Novembre 54, et du caractère nationaliste de la lutte antiterroriste menée par leurs dignes héritiers. L’ANP, c’est notre alphabet patriotique, n’en déplaise à tous ceux qui s’acharnent à nous imposer un abécédaire inadapté à notre culture et contraire à nos valeurs ancestrales. Souvenons-nous de Tiguentourine et de ces Hommes dont la bravoure et le professionnalisme ont étonné le monde entier, opérant au milieu d’installations gazières dont la superficie dépasse celle du Luxembourg. Même les mauvaises langues s’étaient tues après ce coup d’éclat qui a épargné à l’Algérie une énorme catastrophe humaine et économique. Prenons le dessus sur nos étroites visions en élargissant notre espace visuel sur les 6300 km de frontières terrestres. Que voyons-nous ? Des tonnes de poison et des quantités exceptionnelles d’armes et de munitions récupérées par des Hommes qui veillent H 24 sur notre tranquillité et nos richesses tant convoitées. A ces Hommes méritant plus que le respect et à cette armée qui n’a jamais démérité son statut populaire, nous exprimons notre reconnaissance et nous ressentons plus que de la fierté d’appartenir au même peuple et à la même nation.     

Par AMMAR KHELIFA
amar.khelifa@eldjazaircom.dz 



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