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N° 107 - Août 2017

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EDITO

Un homme de justice

Ammar KHELIFA



Entre Wikipedia qui donne la définition suivante : « Le hasard exprime un manque de cause à effet » et le dictionnaire Le Robert junior de poche qui interprète le hasard comme « quelque chose qui arrive et qui n’était pas prévu », je suis tombé sur une dizaine d’autres définitions qui autorisent le mot « hasard» à avoir une multitude de « fréquentations » lexicales ; les unes plus élastiques que les autres. Tantôt, il signifie « coïncidence », « correspondance » ou « simultanéité ». Et tantôt, il est collé à « risque », « aléa », «occasion », « aubaine » ou « conjoncture ». C’est à perdre son latin ! Et si toutes ces définitions n’étaient au fond qu’un écran de fumée linguistique servant à camoufler vocabulairement des actes et des événements à des fins de manipulation? La question est posée. Et nos linguistes sont cordialement invités pour nous éclairer davantage à propos de ce mot qui, à force d’être galvaudé, a fini par perdre son origine et son sens. En attendant, je continue à croire, à signer et à persister que ce mot n’a jamais existé réellement. A mon avis, le « hasard » est une rumeur amplifiée et traduite dans toutes les langues du monde à des fins de diversion. Certes, sa toile de fond culturelle et philosophique diffère d’une société à une autre, mais le but, non affiché d’ailleurs, de son utilisation n’est-il pas le même, c’est-à-dire empêcher ou faire cesser tout effort de réflexion au sein d’un groupe ou d’un peuple voulant comprendre pourquoi certaines «choses» arrivent à un tel moment et pas à un autre ?
Pour mieux me faire comprendre, je ne vais pas me hasarder dans un débat sans queue, ni tête. Je pose le problème. Le 30 mars dernier, la cour d’Alger avait été le théâtre d’un cambriolage spectaculaire qui a fait la une des médias. Pour commenter le délit, chacun est allé de sa vérité puisée de sources diverses préférant généralement le couvert de l’anonymat. Une semaine plus tard, ou plus exactement le 7 avril, c’est au tour de la cour d’Oran d’être ciblée par des pyromanes. Le 21 juillet dernier, un incendie ravage une partie de la salle des archives du tribunal de Hassi Messaoud. Presque simultanément, la chronique algérienne est défrayée par la publication, un fait sans précédent, d’une interview d’un détenu de droit commun. Les sanctions n’ont pas tardé, mais le « mal » était fait. Tous ces événements qui sortent de l’ordinaire sont-ils le fruit du hasard ? Oui, si le « hasard » n’était pas qu’une formule virtuelle dont le but est de dilapider toute tentative de compréhension basée sur la vérité et la rationalité, deux paramètres essentiels sur lesquels est fondée la justice. Le « hasard » étant une rumeur, on est donc tenus à se rendre à l’évidence. C’est Mohamed Charfi, ministre de la Justice et garde des Sceaux, qui est visé. Sa méthode de travail et son approche réformatrice du système judiciaire gênent tous ceux qui s’acharnent depuis toujours à empêcher la justice de suivre son cours normal. Son engagement pour une justice forte et crédible dérange les plans crapuleux et les ambitions corrompues. Sa détermination à aller de l’avant et à faire avancer son projet de sauvegarde et de consolidation a dû certainement perturber les faussaires, les contrefacteurs et les escrocs de tous acabits, les obligeant à se montrer sous leur visage de minables pyromanes se prosternant et mettant leur pitoyable sort à la merci d’un feu qui va finir par les dévorer. Nullement affecté par ces incidents traduisant l’état de panique dans lequel se trouvent ces castes de hors-la-loi, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, qui a déjà prouvé qu’il est un homme qui ne se laisse pas dévier ou disperser, poursuit inlassablement la tâche pour laquelle il est désigné. Mohamed Charfi est un homme de justice et de vérité qui ne croit pas au « hasard ».
           
             Par AMMAR KHELIFA
amar.khelifa@eldjazaircom.dz



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