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N° 105 - Mai 2017

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EDITO

Les cinq Lions de la République

Ammar KHELIFA



Fidèles à leurs positions de principe, les Algériens ont, de tout temps, refusé de jouer le rôle de donneurs de leçons, bien qu’ils aient les moyens et les arguments nécessaires pour le faire, et souvent en toute légitimité de cause. Que l’on ne s’y trompe pas. Il ne s’agit nullement d’un simple trait de caractère qui a distingué une ou deux générations, mais d’une caractéristique permanente et d’une mentalité ancestrale que toutes les quantités de pétrole extraites ou qui « dorment » encore en sous-sol ne pourront pas dissoudre. Cette mentalité a existé avant le pétrole et elle continuera d’exister même après que la terre aura cessé de fournir cette richesse devenue source d’arrogance et d’insolence pour certaines dynasties bédouines aveuglées par le pouvoir et l’argent. Et ce n’est certainement pas Bernard Henri Levy qui aura les capacités intellectuelles nécessaires pour assimiler cette réalité ; lui qui avait déclaré fin 2011 que l’Algérie « connaîtra elle aussi un printemps arabe ». Conscients des complots qui se trament contre leur pays, les Algériens sauront, le moment venu, démontrer au monde entier que leur patriotisme ne dépend pas de Sonatrach et n’est pas proportionnel aux courbes des recettes en devises engendrées par l’exportation des hydrocarbures. Le fameux slogan « Dégage ! » élaboré par les stratèges du néocolonialisme et pris en charge par les sous-traitants islamistes ne visera jamais les personnalités que les intellectuels salonnards ne cessent de suggérer aux Algériens, car le jour où il sera prononcé en public, il ciblera exclusivement les conspirateurs pour leur signifier un refus catégorique et un rejet sans appel de ces « invitations » à la révolte, synonymes d’anarchie et d’incertitude. Que ce soit à Ouargla, à Ghardaïa, à Constantine, à Sétif ou à Maghnia, c’est le même état d’esprit qui domine : l’intégrité territoriale et la paix sociale demeurent au-dessus de tout marchandage. Que ce soit au niveau de la Présidence, au sein du haut commandement de l’Armée populaire nationale, au niveau de la plus haute hiérarchie des Services de renseignements, à l’état-major de la Gendarmerie nationale ou à l’intérieur de la Direction générale de la Sûreté nationale, c’est le même mot d’ordre qui prime : préserver l’Algérie et sa souveraineté en tenant compte des impératifs dictés par les droits de l’Homme. N’ayant jamais accepté de donner des leçons ou d’en recevoir, les Algériens refusent catégoriquement cependant que l’on fasse de leur pays un abcès de fixation, alors que la planète entière est secouée par toutes sortes de problèmes d’ordre politique, économique et social. Ils invitent par conséquent, et en premier lieu, la presse italienne à « fourrer » son nez dans les affaires nauséabondes de la corruption politique qui touche l’Italie et que certains spécialistes chiffrent à hauteur de 60 milliards d’euros par an. En effet, comparé aux dégâts causés par le trafic d’influence exercé par les loges P2 et P3 dans le plus pur style mafieux, le scandale de Sonatrach pourrait paraître insignifiant. Mais même à ce titre, la justice algérienne est déterminée à aller jusqu’au bout en réservant à cette question un traitement objectif loin de toute manipulation politicienne. N’ayant jamais accepté de donner des leçons ou d’en recevoir, les Algériens souhaitent vivement que les médias italiens fassent preuve de courage en enquêtant rigoureusement sur les différentes complicités dans l’assassinat des juges anti-mafia. Qu’ils nous révèlent la véritable identité des commanditaires qui avaient ordonné aux tueurs à gages de placer les 100 kg d’explosifs qui ont désintégré le juge Paolo Borsellino et son escorte, à Palerme en juillet 1992. Il est impensable qu’ils aient la mémoire courte à ce point ! Instruits par leur propre expérience qu’ils ont vécue dans la douleur et au milieu d’une indifférence quasi totale observée par les nations dites civilisées et leurs satellites du Golfe, les Algériens disposent aujourd’hui de la maturité suffisante leur permettant d’emprunter le chemin qu’ils ont choisi. Alors, ils n’hésitent nullement à dire haut et fort pour que le monde entier les entende qu’ils font entièrement confiance à des Hommes comme Bouteflika, Gaïd Salah, Toufik, Bousteila et Hamel ; des Hommes aux convictions solides qui ont grandement contribué à la sauvegarde de la République et de l’Algérie et des patriotes dont l’intégrité demeurera toujours hors de portée pour que des émirs dévergondés aux habitudes « crasseuses » et un cheikh dégénéré, un gourou cathodique et un refoulé qui a défiguré l’Islam puissent l’atteindre. Entre un Al Qardaoui, par exemple, à la morale abîmée et un cardinal Duval qui avait déclaré un jour que c’est « l’amour fraternel qui conduit à Dieu et que l’Algérie ne périra pas », les Algériens n’auront aucune difficulté à choisir lequel des deux mériterait leur amour et leur respect !

Par AMMAR KHELIFA
amar.khelifa@eldjazaircom.dz



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