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N° 107 - Août 2017

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L'ANP

Un levier important

Centre du Service national de Constantine

Par Ahmed BOUDRAA



Depuis l’institution du service national en 1968, le Centre du Service national de Constantine a été un levier important dans la mise en œuvre de cette structure militaire. A deux choses près, cependant : l’appellation, qui avait comme qualificatif  Bureau de Recrutement, et le volume de travail qui était autrement plus important puisqu’il s’occupait de la partie Est du pays, étant donné que Constantine est le chef-lieu de la 5e région militaire. Par la suite, une démarche de décentralisation a fait qu’on lui attribue le statut de centre qui sera assisté de cinq bureaux établis dans cinq wilayas limitrophes qui sont Batna, Mila, Jijel, Khenchela et Oum El Bouaghi, lesquels ont pour mission de gérer les flux des pré-conscrits nés dans ces wilayas. Cette démarche vise, selon le colonel Amar Bousalsal, commandant du Centre du Service national, à éviter les déplacements aux jeunes citoyens, avec leur cortège de frais et désagréments et à atténuer la pression induite par l’énorme charge de travail que requiert l’incorporation où la non-incorporation des intéressés.

Du recensement à la caserne, les différentes fonctions
L’incorporation dans le cadre du service national commence par le recensement dans les APC des citoyens arrivés à l’âge de 17 ans. Une fois recensés, leurs noms, adresses et filiations sont envoyés au Centre du Service national de Constantine lequel transmet ces données à la direction centrale du service national pour leur conférer des numéros d’immatriculation. Une fois cette opération accomplie, les jeunes assujettis au Service national sont convoqués pour la visite médicale, une année après. Ceci est une étape indispensable pour tous et c’est celle qui détermine ou non l’incorporation de l’appelé. C’est l’une des raisons d’être du Centre du Service national qui reçoit également les citoyens concernés par le Service national pour d’autres motifs. A cet effet, les personnes qui affluent quotidiennement au Centre du Service national, évaluées par centaines, devront obligatoirement décliner leur identité au bureau d’entrée ainsi que la raison de leur visite. Tous les citoyens inscrits, sont accueillis dans une salle où sont rangés par case les motifs de la visite. Ladite salle, appelée bureau de réception et d’orientation, est dotée d’une cafétéria et d’une télévision à la disposition du citoyen en attente  du règlement des cinq objets de la visite :
1-la gestion des citoyens dont le recensement est en cours
2- la visite médicale
3- le volet psycho-technique
4- les citoyens déclarés insoumis
5- l’orientation.

Le circuit de la visite médicale
Il commence par les analyses sanguines et urinaires dans un laboratoire dont le Centre du  Service national est doté, la radiographie, la prise de la tension artérielle ainsi que les mensurations de la taille et du poids. Le citoyen est ensuite conduit dans l’ordre en auscultation ophtalmologique et stomatologique pour déterminer la santé visuelle et buccale du jeune citoyen avant de passer en visite médicale chez un médecin généraliste. Vient en  dernier le test psychotechnique pour évaluer les aptitudes psychiques et décider ensuite si l’intéressé est  capable de vivre en communauté dans une unité militaire. A charge pour chacun des médecins d’établir un rapport sur le niveau d’aptitude. En cas de constat de pathologie, une commission présidée par le médecin chef du centre siège pour libérer l’intéressé des obligations militaires. Si, au contraire il est déclaré bon pour le service son dossier est enregistré au secrétariat avant de passer au service financier pour percevoir les frais de transport et une prime forfaitaire de 600 DA. S’il s’avère que l’intéressé suit ses études au moment de la visite, il est orienté vers le bureau des sursis. L’une des tâches du Centre du Service national est celle de régulariser les cas des personnes ayant abandonné leurs études en cours de route et veulent éclaircir leur situation vis-à-vis du service national, des cas sociaux, des soutiens de famille, des enfants uniques, des garçons uniques au sein d’une fratrie de filles, des personnes dont l’un ou les deux parents sont décédés victimes du terrorisme, bref, des cas exceptionnels que la loi relative au Service national a prévu et offert la possibilité et le droit aux souscripteurs d’être exemptés du Service national, à condition que ces cas ne fassent pas l’objet d’un contentieux né d’une insoumission  ou à un refus de se présenter au recensement ou à la visite médicale et ne fassent pas également l’objet de fausses déclarations. Quant aux insoumis, des billets de recherche sont émis à leur encontre et peuvent être arrêtés dans n’importe quel lieu par les services de police ou de gendarmerie et sont conduits séance tenante dans des unités conçues spécialement à cet effet, selon le commandant Bahlat Mazigh, chef du bureau de recensement, qui précise que toutes les wilayas relevant de la 5e région militaire ont été dotées de bureaux du service national. Auparavant, l’ensemble des jeunes concernés par le service national se déplaçaient au niveau du centre du Service national de la 5e Région militaire, à Constantine. L’ouverture de ces bureaux a évité aux citoyens de faire le déplacement à la capitale de l’Est. Désormais, leur inscription ou le retrait d’un document les concernant se fait directement au niveau de leur wilaya de résidence. Pour expliquer aux jeunes insoumis la nécessité de régulariser leur situation vis-à-vis du Service national, des journées d’information « portes ouvertes » sur le Service national sont organisées ainsi que des visites guidées à l’intention de la presse. Des manifestations s’inscrivant en droite ligne de la démarche adoptée par l’ANP, tendant à promouvoir la communication de proximité pour renforcer davantage ses liens avec les citoyens et dans le cadre de la présentation de l’institution du service national et son rôle dans la formation des jeunes et leur inculcation des valeurs patriotiques.

A. B.



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