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N° 124 - Nov 2019

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DGSN

L’importance de l’information sécuritaire mise en exergue

A l’occasion de la Journée nationale de la presse

Par Yahia MAOUCHI



A l’occasion de la Journée nationale de la presse célébrée le 22 octobre de chaque année, Khelifa Ounissi, directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), a mis en exergue les efforts consentis par les médias nationaux dans la préservation de l’ordre public et l’information de la société. Dans son intervention d’ouverture des travaux d’une journée d’étude sur « l’unification de la terminologie sécuritaire utilisée dans les médias, le contrôleur de police Djamel Benderradji, inspecteur général de la sûreté nationale et représentant du directeur général de la Sûreté nationale, a affirmé qu’il était indispensable de consolider la relation de la police avec les représentants des médias pour développer la conscience sociale en impliquant le citoyen dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. « Cette rencontre est une étape dans laquelle la Sûreté nationale prendra en considération les suggestions des représentants de la presse dont la mission est d’informer les citoyens sur les affaires sécuritaires, les défis et les dangers qui guettent l’ordre public ainsi que la stabilité et la sécurité du pays », a-t-il expliqué. L’inspecteur général Djamel Benderradji a salué à ce sujet, au nom du patron de la DGSN, Khelifa Ounissi, les journalistes pour leur rôle d’informer l’opinion publique, ainsi que sa sensibilisation aux questions de sécurité. Les médias, pour lui, n’ont pas failli à leur mission d’accompagner les différentes activités de la direction générale de la sûreté nationale. « Je salue les efforts des médias nationaux pour contribuer à la préservation de l’ordre public en éclairant la société. Cet accompagnement permanent a permis de rapporter les faits tels qu’ils sont de manière à préserver les intérêts du pays et de la société, et en démontrant à l’opinion publique internationale la désinformation menée par certains sites et réseaux sociaux, en portant atteinte à la réputation et à l’image de la police algérienne, qui applique à la lettre les lois de la République, et qui respecte les droits de l’Homme ainsi que l’éthique professionnelle régissant le corps sécuritaire ». Djamel Benderradji a tenu en outre à remercier la famille médiatique notamment spécialisée dans l’information sécuritaire pour « son professionnalisme, son objectivité, sa sagesse et sa persévérance dans le traitement des questions qui prévalent dans la société ». Il dira dans ce contexte que les portes de la DGSN resteront toujours ouvertes aux journalistes en vue de travailler étroitement pour élever le niveau de conscience du citoyen et stopper par là même les différents dangers qui menacent la sécurité et la quiétude de la société. « La prise de conscience est le meilleur moyen pour orienter les générations d’avenir sur le bon chemin et qui pourront contribuer dans le développement et la stabilité du pays», a ajouté l’inspecteur général Djamel Benderradji.

 

L’indispensable formation du journaliste

De son côté, le Dr Mohamed Hadir, directeur des études à l’Ecole supérieure de journalisme, intervenant sur le thème « l’importance des médias de sécurité dans la prévention du crime », a mis en avant la responsabilité des médias dans la diffusion de bonnes et appropriées informations au public, afin de contribuer à la protection de la société contre toutes les formes de criminalité. A cet effet, il a appelé les journalistes à s’éloigner des préjugés avant la prise de décisions définitives par les services de la justice. « Les journalistes spécialisés dans le secteur sécuritaire jouent un rôle primordial dans la sensibilisation de l’opinion publique sur les enjeux sécuritaires et les solutions à apporter pour résoudre les problèmes sociaux. Ils ont également un rôle dans la conceptualisation des valeurs humaines de tolérance et d’entraide », a-t-il ajouté. Selon lui, les professionnels des médias se doivent d’utiliser les bons termes et la bonne terminologie spécifique à chaque secteur pour éviter les incompréhensions. Il a ainsi appelé à l’utilisation de la terminologie juridique dans les thèmes médiatiques sécuritaires, soulignant l’importance de la formation technique et pratique pour le journaliste, notamment dans le domaine juridique et législatif, mais qui incombe à l’institution policière, eu sus de celle acquise à l’université. Il a rappelé la nécessité d’approuver un code de déontologie et de bonnes pratiques de la profession, par la corporation des journalistes. Un cadre indispensable, selon lui, permettant d’aiguiller le travail du journaliste et de le protéger à la fois des abus des propriétaires des médias. Les interventions des professionnels des médias, toutes natures confondues, ont convergé vers la nécessité de la formation des journalistes pour un traitement optimal de l’information sécuritaire et surtout vers leur protection, afin qu’ils puissent mener à bien leur noble mission. Dans ce contexte, les problèmes d’intimidation, de difficultés d’accès à l’information, ainsi que les contraintes administratives liées au droit à la carte de presse ont été avancés. Le chargé de la communication auprès de la DGSN Amar Laâroum a, de son côté, mis en garde les dangers que peut engendrer l’utilisation de termes équivoques, alambiqués ou même exagérés par un média dans le traitement des informations sécuritaires. « Afin d’éviter des malentendus et des idées fausses susceptibles d’induire en erreur l’opinion publique, la presse devrait contribuer à la promotion de la confiance entre les citoyens et la police », a-t-il insisté. Il a donné ainsi des exemples d’articles de presse, utilisant des terminologies extrêmes, provoquant des réactions négatives de la part de la population. Pour lui, réussir un processus d’information nécessite certaines conditions de part et d’autre (police et médias). Laâroum a prié ainsi les professionnels des médias de s’informer des nouveaux termes utilisés dans le domaine de la sécurité, tant par la police administrative que celle judiciaire. « Nous sommes prêts à accompagner les médias nationaux, notamment durant la conjoncture actuelle où il est impératif d’unir nos efforts pour servir l’intérêt public et le pays », a-t-il conclu. Rappelons que cette journée nationale de la presse coïncide avec le 5e anniversaire de la création de l’espace médiatique de la Sûreté nationale. Par ailleurs, il convient de savoir que ladite journée a été décrétée en 2013 par l’ancien président de la République en hommage à la parution, le 22 octobre 1955, du premier numéro du journal El Mouqawama El-Djazaïria (la Résistance algérienne) en guise de reconnaissance des sacrifices de générations de journalistes et de leur rôle durant la Révolution et après l’indépendance. Cette journée d’étude qui s’est déroulée à l’Ecole supérieure de police de Châteauneuf, s’inscrit dans la stratégie de la formation continue adoptée par la DGSN pour développer davantage la relation entre les deux parties. La rencontre ayant pour thème « la Sûreté nationale et les médias pour la diffusion d’une information objective et efficace » a été diffusée par visio-conférence aux directions régionales de la Sûreté nationale (Blida, Oran, Constantine, Béchar et Tamanrasset), et a vu l’intervention de plusieurs journalistes qui ont appelé à l’établissement d’un dictionnaire terminologique des termes sécuritaires, ce qui aidera grandement les professionnels des médias.

Y. M.

 



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