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N° 113 - Mai 2018

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DGSN

Trente-quatre ans en uniforme

Le contrôleur de police Nourredine Berrachedi

Par Farid HOUALI



« C’était juste après mes années lycée (El Idrissi du 1er Mai) et c’était sur un coup de tête », se souvient-il. C’était une conviction personnelle. Issu du quartier  populaire, le mythique clos- salombier el Madania , notre officier affirmé avoir « aimé » l’action alors qu’il était adolescent. « Je me suis dis qu’en intégrant le corps de la police, je me rendrais ainsi utile. Une manière d’être au service de la patrie et aussi des personnes vulnérables en leur important aide et assistance », a-t-il résumé. Ce fut alors le début d’une longue carrière marquée par des hauts et des bas.  Les années passent et ne se ressemblent pas. La  formation à l’actuelle École supérieure de police Ali Tounsi (Châteauneuf), une fois terminée le chef de la sûreté de la wilaya d’Alger, est nommé au poste du chef de la police judiciaire à la sûreté de daïra de Hussein-Dey puis après la création des BMPJ,  il a été nommé Chef de la BMPJ d’El Maqaria (Leveilly). Les postes de responsabilité se succèdent puisque juste quelques temps après, il est appelé au poste de chef de la sûreté de daïra de Bourrouba (selon l’ancien organigramme de la sûreté de la wilaya d’Alger). Durant tout son parcours, le contrôleur de police Nourredine Berrachedi affirme avoir exercé pratiquement dans toutes les sûretés de daïras de la capitale alors que le pays était à feu et à sang.  D’ailleurs, en quelques secondes seulement, le chef de sûreté de la wilaya d’Alger,  s’est remémoré tous ces moments difficiles vécus en compagnie de ses collègues ou plutôt par ces ex collègues. « Certains ne sont plus de ce monde », dit il ému. En effet, durant toute une décennie, les éléments de l’ANP, de la Gendarmerie nationale, des Douanes,   de la sûreté nationale, des Gardes communaux, des GLD et les patriotes  ont payé de leurs vies un lourd tribut. « N’oubliions pas aussi  les journalistes et tous les innocents », a soutenu  le contrôleur de police Nourredine Berrachedi comme pour ne rappeler que l’Algérie serait revenue de très loin grâce aux sacrifices de ses vaillants Hommes et Femmes.  « Le décompte macabre, le sang, les larmes, les cris de détresse, le hurlement des ambulances, les youyous des femmes pour exorciser leur mal indicible, tout cela était devenu notre pain quotidien. Si l’on me disait aujourd’hui quels sont les lieux que tu connais le mieux, dans l’Algérois, la Mitidja jusqu’à Boumerdes, je répondrais sans hésiter un seul instant, que ce sont les cimetières. Je les connaissais pratiquement tous à force de les fréquenter. Ils me sont même devenus familiers » témoignait sur  la décennie noire et le sacrifice des policiers algériens sur les colonnes d’El Djazaïr.com, Aïssa Kasmi, ancien cadre supérieur de la Sûreté nationale. « L’atelier de menuiserie du « CATI » d’Hydra, relevant de l’Administration générale, chargé de nous fournir des cercueils en quantité suffisante pour transporter nos morts, se plaignait à chaque fois de ne pas être en mesure de satisfaire notre demande dans les délais impartis. Pire que tous cela, même les cimetières qui n’appartiennent qu’à Dieu et à Lui seul, faillirent être déclarés  zone interdite aux policiers victimes du terrorisme », a-t-il soutenu.  Tout cette période,  le chef de la sûreté de la wilaya d’Alger  l’aura vécue à Alger. Il est lui-même victime et il en garde toujours les séquelles. C’était en 1993, lors d’échanges de coups de feu avec un groupe terroriste dans la localité de Ouled Belhadj (Alger). Simple et modeste à l’image de tous les officiers que nous avons « approchés » jusque-là,  le contrôleur de police Nourredine Berrachedi est un « fervent » partisan du dialogue. « Nos misions ont connues et bien définies par les lois en vigueur cependant, nous ne cesseront jamais le dire : la police algérienne est citoyenne et comme souvent souligné par le DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, le citoyen est au cœur de l’équation sécuritaire », a-t-il insisté. Dans l’exercice de ses « fonctions » du premier policier d’Alger, il s’est dit « ne jamais accepter les dépassements volontaires ». « Les responsables en paient les frais sur place », a-t-il assuré.

Le frère, l’ami et le…chef
Le  contrôleur de police Nourredine Berrachedi dispose d’une grande expérience. Au niveau de la capitale, il a été, par le passé, chef de la brigade aérienne de la police de l’air à l’aéroport Houari-Boumediene. Il a été également chef de sûreté de la wilaya de Tébessa.  « Toutes ces années derrière moi est une expérience dont je me réjouis et qui m’a beaucoup servi tout au long de mon parcours de policiers », a-t-il dit. D’ailleurs, des tableaux d’honneur émanant de toute part sont savamment accrochés le bureau de celui qui se considère le frère et l’ami de ses éléments avant d’être le chef. En effet le général major Abdelghani Hamel ne cesse de répété lors des briefings que le véritable chef est celui qui reste à l’écoute de son personnel, de même est celui qui est respecté et non pas craint, ainsi que celui qui réussit à créer un climat de fraternité, d’aide et de motivation dans les troupes et de même a ne pas oublier le slogan prôné par le haut commandement de la DGSN qui est celui « Le citoyen est un partenaire important dans l’équation sécuritaire», a-t-il conclue.
 
F. H.



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