Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 115 - Août 2018

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DGSN

Le Lesotho sollicite l’expérience de la Sûreté nationale

Lutte contre la criminalité

Par Yahia MAOUCHI



L’un des pays les plus pauvres d’Afrique et l’un des plus méconnus, le Lesotho, vit une instabilité politique qui prévaut depuis 2014 et qui a affecté négativement la capacité des autorités à faire face aux problèmes socio-économiques et à renforcer la diversification économique. Aussi, les autorités gouvernementales viennent de solliciter la police algérienne qui ne cesse d’inspirer plus d’un pays en matière de lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé, notamment pour les pays en crise. De nombreux pays sont effectivement demandeurs de l’expertise algérienne. Ainsi, ce partage d’expérience passerait non seulement par la mise en place d’une formation en amont mais aussi par la coopération opérationnelle qui consiste en l’échange d’informations, d’expériences et d’expertises. En fait, le combat aujourd’hui de l’Algérie dépasse ses frontières. La police algérienne peut ainsi apporter à ces pays une aide sur le plan de la formation, mais surtout en matière d’échange d’informations. Il convient de rappeler à ce propos que le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, a exprimé, à maintes reprises, la volonté de la police algérienne de renforcer les voies de la coopération entre les organes de police des pays africains pour être au diapason des derniers développements survenus en matière de lutte contre la criminalité, sous toutes ses formes. Ainsi, après avoir aidé la police ougandaise dans la mise en place d’un réseau de caméras de surveillance dans plusieurs villes de l’Ouganda, l’expérience et le savoir-faire de la police algérienne sont sollicités par la police du Royaume du Lesotho, et cela lors de la visite effectuée, à Alger, par Mampho Mokhele, ministre de la Police et de la Sécurité publique du Royaume du Lesotho. L’hôte de la DGSN a émis le souhait de son pays, à l’issue d’un entretien avec le directeur général de la Sûreté nationale, de renforcer la coopération sécuritaire avec l’Algérie, et de tirer profit de son expérience, notamment en matière de lutte contre la criminalité. « Notre visite en Algérie s’inscrit dans le cadre de la recherche des moyens de consolider la coopération dans le domaine sécuritaire, d’autant plus que notre pays est confronté actuellement à l’instabilité », indique Mme Mokhele. Ebahie par la qualité de la formation de la police algérienne, la ministre du Lesotho a mis en avant « la nécessité de consolider la coopération et la communication entre les deux pays, pour tirer profit de l’expérience et de l’expertise de l’Algérie, notamment en matière de lutte contre la criminalité ». De son côté, le général-major Abdelghani Hamel a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre du « renforcement de la coopération bilatérale entre les organes de police des deux pays », ajoutant que la ministre du Lesotho « a pris connaissance du programme de développement et de modernisation de la police algérienne, à travers la visite de quelques structures et services, dont les directions des Polices judiciaire, scientifique et technique et de la Sécurité publique». Il a fait savoir, dans ce sens, que la délégation du Royaume du Lesotho «a formulé des demandes qui seront étudiées dans le cadre de la coopération bilatérale».

Afripol un grand acquis sécuritaire
Rappelons, par ailleurs, que la ministre de la Police du Lesotho s’est rendue, lors de sa visite de travail en Algérie, au siège du Mécanisme de coopération policière africaine (Afripol), et aux différents départements et services du Laboratoire central de la police et au Centre de commandement et de contrôle de la Sûreté nationale, où elle a reçu des explications détaillées sur les différents matériels et moyens utilisés. Ainsi, lors de sa visite aux différents services et bureaux d’Afripol, l’hôte de la DGSN a salué le grand rôle de l’Algérie pour la concrétisation de cet acquis sécuritaire africain. A cet effet, elle a mis en avant l’importance de cet édifice dans la consolidation de l’action sécuritaire commune entre les organes de police des Etats africains et le renforcement de la coopération régionale et internationale avec les autres instances sécuritaires à l’image d’Interpol, d’Europol et d’Aseanapol. Dans le même ordre d’idée, Mme Mokhele a affirmé que la police algérienne est pionnière en termes de renforcement des domaines de l’action sécuritaire commune dans le Continent africain, soulignant ses efforts en faveur du raffermissement de l’action d’Afripol, qui permettra, a-t-elle dit, aux organes de police en Afrique de relever les défis sécuritaires. Par ailleurs, en se rendant aux différents départements et services du Laboratoire central de la police, notamment les services d’analyses ADN, d’identification automatique des empreintes digitales et de la balistique, la ministre lesothane a reçu des explications détaillées sur les différents matériels et moyens utilisés par les experts de la police scientifique et sur l’expérience de la police algérienne en matière de recherche et d’investigation. Au niveau du Centre de commandement et de contrôle de la DGSN, Mme Mokhele a écouté des explications sur l`importance et le rôle de cet édifice dans la gestion et le déploiement des effectifs sécuritaires chargés de la lutte contre la criminalité, la régulation du trafic routier et la prise en charge des appels des citoyens sur le numéro vert 1548 ainsi que l`exploitation des systèmes intelligents utilisés dans l’accomplissement des tâches. En outre, Mme Mokhele a visité le siège de la Sûreté de wilaya d’Alger où lui a été présenté le nouveau système équipant les locaux de la garde à vue. La ministre a salué, dans ce sens, cette démarche qui traduit, a-t-elle dit, « l’intérêt qu’accorde le haut Commandement de la police algérienne, à sa tête le Directeur général de la sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, au respect des droits de l’homme et à la préservation de la dignité des placés en garde à vue, dans le cadre de l’application de la loi », saluant à cette occasion, le haut niveau de la police algérienne, « similaire à celui des dispositifs des polices modernes à travers le monde ». Enfin, Mme Mokhele a estimé que sa visite est une occasion importante pour tirer profit de l’expérience de la police algérienne en matière de formation, d’instruction et d’aide en termes de moyens sophistiqués pour l’accomplissement des missions et la protection de la sécurité des personnes et des biens.

Quand le GOSP reflète le professionnalisme de la police algérienne
Aujourd’hui, la force de la police algérienne ne se mesure pas seulement à ses équipements ultramodernes, même s’ils sont nécessaires pour faire face à des criminels de plus en plus ingénieux. La formation continue des policiers a été, depuis au moins une quinzaine d’années, l’une des priorités des autorités algériennes. Le général-major Abdelghani Hamel, s’y est attelé rigoureusement depuis sa nomination en 2010 par le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika. Exigeant, le général-major a été à l’origine de la naissance de plusieurs troupes d’élite de la police, à l’image de la BRI ou plus récemment le GOSP, le Groupement des opérations spéciales de la police, créé en 2016. Ainsi, en se rendant au Groupement des opérations spéciales de la police de Boudouaou, la ministre lesothane a salué le professionnalisme de la police algérienne dans la lutte contre le crime sous toutes ses formes, qualifiant ce corps (le GOSP) d’acquis important pour garantir la sécurité du citoyen et la protection de ses biens. Mme Mokhele a souligné que le « niveau du Groupement des opérations spéciales de la police (GOSP) reflète le professionnalisme atteint par la police algérienne ». En outre, la ministre de la police du Lesotho a mis l’accent sur l’importance du renforcement de la coopération entre la police des deux pays, exprimant le souhait de pouvoir bénéficier de l’expérience de la police algérienne dans la lutte contre le crime sous toutes ses formes. Mme Mokhele a souligné également le rôle efficient du groupement en termes de performance, d’entraînement, de formation et d’opérationnalité face au crime organisé, conforté en cela par des équipements technologiques sophistiqués. La ministre lesothane a aussi souligné le rôle de la police algérienne dans le renforcement de la coopération entre les différentes polices aux niveaux régional, continental et international. Par ailleurs, sur place, la délégation visiteuse s’est enquise des conditions de travail au sein de cette unité, ainsi que des équipements, armes et autres moyens exploités dans l’entrainement de ses membres. Les membres de cette unité d’élite de la police algérienne ont présenté, à leurs hôtes, des exhibitions multiples ayant trait essentiellement à la libération d’otages, au démantèlement de gangs armés et à la neutralisation d’une attaque terroriste. Il convient de rappeler  que le GOSP de Boudouaou est une unité d’élite de la police algérienne créée en 2016, dont le champ d’intervention en matière de lutte contre le grand banditisme et le terrorisme notamment s’étend à tout le territoire national. Rappelons enfin que la police algérienne reste l’une des meilleures au monde. Elle est classée 5e au monde en termes de moyens et d’efficacité, selon Ronald Kenneth Noble, ancien secrétaire général de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol). Les hommes en bleu sont en outre classés premiers en Afrique et dans le monde arabe. Une place loin d’être usurpée car fruit de lourds sacrifices.
  Y. M.



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