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N° 116 - Oct 2018

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DGSN

Un professionnalisme, une présence… une assurance

El Djazaïr.com accompagne la BMPJ et la BRI de Sétif la nuit du Nouvel An 2018

Par Farid HOUALI



Pour assurer la quiétude des Algériens et des étrangers qui ont choisi l’Algérie pour y célébrer les fêtes de fin d’année, 2017, la sûreté nationale a mobilisé 60.000 policiers sur l’ensemble du territoire national et 12 000 policiers aux frontières. Ce dispositif renforcé garantira «la fluidité de la circulation, le contrôle des axes routiers, particulièrement à l’entrée des agglomérations et leurs périphéries, par des opérations de prévention, axées sur la sensibilisation des usagers de la route quant à la nécessité de respecter les règles de la bonne conduite, afin d’éviter des accidents de la circulation pouvant entrainer la perte de vies humaines». La sûreté de la wilaya de Sétif, n’était pas en reste. D’énormes moyens humains et matériels ont été mobilisés à l’occasion. « La composante sécuritaire repose dans la capitale des Hauts Plateaux, sur un travail coordonné et harmonieux entre les services de la police judiciaire, les éléments de la sûreté urbaine renforcés par des brigades spécialisées en intenses interventions dont les Brigades de recherche et d’intervention (BRI) spécialisées dans le crime organisé », nous expliquait quelques temps auparavant le chef de sûreté de la wilaya de Sétif, le contrôleur de police Mohamed Akhrib. Il est 20h00 en ce 31 décembre 2017. La nuit promet d’être longue et glaciale. Pas du étonnant dans une wilaya de Sétif connue pour ses basses températures en pareille période de l’année. Dans l’enceinte de la Brigade mobile de la police judicaire (BMPJ) de Sétif, une centaine d’éléments de la sécurité publique, BMPJ et BRI sont déjà regroupés. Tous les chefs de services relevant de la sûreté de la wilaya sont également présents. Un « plan de travail et de déploiement » a été ficelé et bien étudié notamment en ce « Réveillon » synonyme des longues veillées des Sétifiens. Tout est fait pour que l’opération se déroule dans la discrétion totale afin de ne point éveiller les soupçons des réseaux du crime. D’ailleurs, nous n’apprendrons le « plan » qu’à seulement quelques minutes du début de la descente. Celle-ci qui cible des points déterminés au préalable et où il est enregistré des agressions, de la vente illégale et de la consommation de différents types de drogue et de recel d’objets volés. Dans son briefing, le contrôleur de police Mohamed Akhrib, a insisté sur le total respect des droits de l’Homme et agir dans le respect des lois de la République mettant en exergue la prudence. Le mal pourrait en effet surgir de toute part. Message transmis. Rompus pour ce genre d’opération (malgré leur jeune âge), les policiers, se dirigent chacun vers son véhicule. Nous concernant, nous nous mettons au milieu de la patrouille. Nous sommes accompagnés par le commissaire de police Mourad Rouabah, chef de la BMPJ de Sétif (ville). Ce dernier a les yeux virés tantôt vers nous, tantôt à l’extérieur. C’est légitime. Se faire accompagner par des civils lors d’une descente policière relève d’une grande responsabilité.

Sur le qui-vive
Première destination : la Zone d’activité dite du privé sise à quelques encablures seulement du  centre-ville de Sétif. D’ailleurs vingt minutes auraient suffit pour y parvenir. La présence des hommes en bleu ne passe pas inaperçu. Avant même que les pieds ne soient mis à terre, tout est « scanné » à partir des véhicules. « C’est un endroit connu pour ses dépôts de ventes de boissons alcoolisées souvent non autorisées », nous explique-t-on. Á cela, viendrait s’ajouter assurément la détention de la drogue ainsi que les psychotropes. « C’est un phénomène de plus en plus inquiétant », déplore le commissaire de police Mourad Rouabah. Alors que nos discussions portaient avec l’officier, sur les méfaits de la consommation de la drogue, un véhicule est immobilisé par les BRI. Ils constituent la force de frappe de police judiciaire. Si les véhicules de police sont apparents, il n’en est pas de même pour ceux de la BRI que l’on ne reconnaît que par leur couleur noire et la tenue spécifiques de ses éléments souvent appelés du sobriquet «Ninjas ». Les passagers étant tous des « jeunes », a éveillé certaine soupçons. Ils ont été priés de descendre du véhicule. Le conducteur, quant à lui, ouvre le coffre de la voiture. « Tout peut arriver », nous assure-t-on. De ce fait, rien n’est laissé au hasard. Un des agents tenait d’ailleurs une tablette entre ses mains. Elle est connectée au réseau central de la DGSN. Il suffit d’y introduire le nom et prénom d’un individu pour que tout s’affiche s’agissant de sa personne. S’il s’agit d’un recherché par la justice ou un insoumis vis-à-vis du service national, il est bien entendu, présenté devant la justice. Et c’était notamment le cas. Un des jeunes arrêtés a été embarqué à bord d’un fourgon cellulaire. Ce ne fut pas l’unique arrestation au même endroit : un jeune d’une vingtaine d’année en possession de psychotropes a été également appréhendé. « Notre soucis est aussi les véhicules volés », assure encore le commissaire de police Mourad Rouabah. D’ailleurs un des véhicules immatriculé à la France a été immobilisé « pour expertise » approfondie. Le numéro de châssis représentait quelques irrégularités. Il est 21h30 et cela fait un peu plus d’une heure que nos sommes à la Zone d’activité dite du privé. Destination le quartier dit Sonatrach. C’est l’un des quartiers les plus redoutés par les policiers de Sétif. Scindés cette fois-ci en trois groupes, les éléments de la BMPJ, ne tiennent à ce que l’entame de ce même quartier se fasse en fanfare. D’ailleurs, notre arrivée sur les lieux se fait en silence. Ni sirène ni gyrophare. On mise beaucoup sur l’effet de surprise. Á notre vue, la panique se lit sur les visages de certains individus. L’expérience riche et avérée de certains des éléments de la brigade leur permet d’identifier facilement, et à première vue, les sujets suspects. Sur place, trois individus sont interpellés et fouillés par les éléments BRI. L’un d’entre eux, dans un état d’ivresse avancée a été arrêté pour « outrage » à un agent de l’ordre public. Là, faudrait-il le reconnaître, l’on a été patient avec lui. « Il le faut. Notre métier l’exige. « Nous devons allier rapidité et efficacité sans pour autant avoir recours à la violence. L’intervention musclée est le dernier recours que nous utilisons, même si parfois nous faisons face à des agressions », nous assure un des agents de police. 22h00. La « ronde » est loin d’être finie. Sur la feuille de route du commissaire de police Mourad Rouabah, trois autres quartiers connus pour être des foyers de la débauche et de la petite criminalité mais et surtout de la consommation des drogues. Il s’agit des Cités 200, 300 logements et SNTR. « Dans certains endroits de la ville, il y a des difficultés en matière de sécurité, d’où le renforcement des unités en place pour assurer une meilleure sécurisation », souligne le chef de la police judiciaire qui précise que « l’objectif de ces opérations, à caractère préventif, est de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes, afin de garantir la sécurité et le bien-être du citoyen et créer un climat de quiétude ». Fin de mission pour nous certes, mais pas pour ces policiers…….
 F. H.



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