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N° 113 - Mai 2018

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DGSN

La contribution de la Sûreté nationale

Préservation de la mémoire nationale

Par Yahia MAOUCHI



Outre son rôle prépondérant dans la préservation de la sécurité du citoyen et de ses biens et de la stabilité du pays, la Direction générale de la Sûreté nationale contribue également dans la préservation de la mémoire nationale, et cela, à travers la mise en place d’une commission pour l’élaboration d’un mémorandum d’entente avec le ministère des Moudjahidine. « Une commission a été mise en place par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) pour l’élaboration d’un mémorandum d’entente avec le ministère des Moudjahidine. Elle vise, entre autres, le renforcement de la coordination et la coopération dans le domaine de l’histoire» a indiqué Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, lors de son intervention, en marge du Forum de la mémoire de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), organisé à l’Ecole supérieure de police Ali Tounsi à Alger. Un événement rehaussé par la présence de Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, et du général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale. Mettant en exergue les efforts fournis par son département pour la protection et la préservation de la mémoire de la Révolution algérienne, Noureddine Bedoui a tenu à rappeler les efforts de son secteur pour la protection de la mémoire de la Révolution algérienne, tout en réitérantla disponibilité de son département à mettre à la disposition du ministère des Moudjahidine tous les documents, photos et témoignages, qui permettent l’enrichissement de l’histoire révolutionnaire. «Cette contribution s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des directives du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour la préservation de la mémoire nationale», a-t-il précisé. Le ministre a insisté sur la nécessité de la préservation de la mémoire de la Révolution et ses valeurs qui restent le garant de l’avenir de notre pays.

Barrer la route aux pessimistes
« J’appelle à barrer la route à ceux qui mettent en doute le processus du développement national. Il est important aujourd’hui de renforcer l’esprit patriotique pour préserver le message de la glorieuse Révolution de Novembre qui est le seul Djihad dans notre histoire», prône pour sa part Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, lors d’une conférence, qui a été suivie par les élèves des écoles de police à travers le pays, via visioconférence. « Cette rencontre vise à s’inspirer de leçons et de repères à transmettre aux générations montantes pour leur inculquer les principes du combat et de résistance pour relever les défis de l’heure », a  souligné le ministre, tout en valorisant la paix et la stabilité dont jouit le pays. Le ministre des Moudjahidine a en outre rappelé que les relations entre l’Algérie et la France ne sauraient être normales sans le règlement de quatre dossiers, à savoir la récupération des archives nationales, l’indemnisation des victimes des essais nucléaires dans le Sud algérien, le problème des disparus et la restitution des crânes des martyrs des révoltes populaires exposés au Musée de Paris. Selon le ministre, la récupération des archives nationales reste toujours suspendue à la volonté de la partie française. «Les commissions chargées du suivi et de l’examen de ces dossiers seront relancées, mais la mission n’est pas aussi facile », a précisé le ministre. Evoquant le dossier des disparus, le ministre a précisé que l’Algérie compte plus de 2.000 disparus sur la base de dossiers et documents, parmi eux Maurice Audin, Larbi Tébessi, Ahmed Bougara et Djilali Bounaâma, alors que la partie française avance entre 22 et 50 disparus.

Tout pour le rapatriement des crânes de chouhada
Concernant la récupération des crânesdes chefs de la révolte de l’oasis Zaâtcha, dans la wilaya de Biskra, détenus dans le musée de l’Homme à Paris (France) dont ceux des chefs de cette révolte en l’occurrence cheikh Bouziane, son fils Hassan et son conseiller militaire Moussa Eddarkaoui, Tayeb Zitouni a souligné que cette affaire a dévoilé l’horreur du colonialisme, tout en assurant que le ministère des Moudjahidine travaille en coordination avec le ministère des Affaires étrangères pour une solution définitive de ces dossiers, afin que « les relations entre les deux pays prennent un cours normal car il est impossible de surpasser la mémoire nationale. La balle est dans le camp de la France », a-t-il estimé. Les négociations sur ces dossiers ont été retardées, poursuit-il,en raison des changements politiques survenus récemment en France. « Les autorités algériennes poursuivent leurs efforts en vue de réactiver l’action de ces commissions et trouver une solution définitive à ces questions qui restent en suspens », rassure le ministre. En outre, M. Bedoui a saisi cette occasion pour lancer un appel aux moudjahidine qui gardent toujours des archives de la Révolution nationale, pour en remettre une copie au ministère. «Nous allons juste les scanner pour avoir des copies. Nous avons réalisé un grand pas en matière d’écriture de l’histoire », s’est-il félicité, signalant que son département «collecte les informations de base et les documents, mais il n’est pas chargé de l’écriture de l’histoire». En outre, le ministère dispose aujourd’hui de statistiques précises sur le nombre des moudjahidine algériens et étrangers. «Le fichier est mis à jour. De même pour les sites de torture, de détention, des batailles et autres. Nous avons également franchi de grands pas en matière d’enregistrement des témoignages », a-t-il dit.  Dans sa conférence, Tayeb Zitouni a soutenu que les principes de la guerre de Libération se sont concrétisés dans les réalisations accomplies, grâce à la politique judicieuse du président de la République. Il a, dans ce sens, rappelé l’intérêt particulier accordé par le chef de l’Etat, au domaine de l’Histoire en vue de préserver la mémoire de la nation, et le patrimoine historique et culturel du pays «d’ailleurs, l’article 76 de la nouvelle Constitution met en exergue l’importance de promouvoir l’écriture de l’histoire et de la transmettre aux générations montantes », a-t-il affirmé.
 
Y. M.



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