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N° 110 - Dec 2017

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DGSN

26 ans en uniforme

Le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada, chef de sûreté de la wilaya de Laghouat

Par Farid HOUALI



«Je me suis fait policier pour être au cœur des choses », dixit Albert Camus. Journaliste de formation, le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada, chef de sûreté de la wilaya de Laghouat, s’est avéré tout au long des deux heures passées en sa compagnie, un véritable expert en la communication. De par les débouchés que pouvait bien lui assurer son diplôme en communication, il aurait bien pu se passer de l’uniforme. Ce ne fut pas le cas. « J’ai choisi d’être policier par amour à ce métier noble », résume-t-il. Sauf que rejoindre la police comme tout autre corps de sécurité en 1991, exigeait un véritable courage alors que tout le pays était à feu et à sang. « Il fallait faire barrage à se semeurs de terreur. L’Algérie devait demeurer debout », ajoute le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada. Silence radio dans toute la pièce. En quelques secondes seulement, le chef de sûreté de la wilaya de Laghouat se remémore tous ces moments difficiles vécus en compagnie de ses collègues ou plutôt par ses ex-collègues. « Certains ne sont plus de ce monde », dit il ému. En effet, durant toute une décennie, les éléments de l’ANP, de la Gendarmerie nationale, des douanes, de la Protection civile, de la Sûreté nationale, des gardes communaux, des GLD et les patriotes ont payé de leur vie un lourd tribut. « N’oublions pas aussi les journalistes et tous les innocents », soutient le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada comme pour rappeler que l’Algérie est revenue de très loin grâce aux sacrifices de ses vaillants hommes et femmes. « Le décompte macabre, le sang, les larmes, les cris de détresse, le hurlement des ambulances, les youyous des femmes pour exorciser leur mal indicible, tout cela était devenu notre pain quotidien. Si l’on me dit aujourd’hui quels sont les lieux que tu connais le mieux, dans l’Algérois, la Mitidja jusqu’à Boumerdes, je répondrai sans hésiter un seul instant que ce sont les cimetières. Je les connais pratiquement tous à force de les fréquenter. Ils me sont même devenus familiers », témoigne sur la décennie noire et le sacrifice des policiers algériens sur les colonnes d’El Djazaïr.com Aïssa Kasmi, ancien cadre supérieur de la Sûreté nationale. « L’atelier de menuiserie du CATI d’Hydra, relevant de l’Administration générale, chargé de nous fournir des cercueils en quantité suffisante pour transporter nos morts, se plaignait à chaque fois de ne pas être en mesure de satisfaire notre demande dans les délais impartis. Pire que tous cela, même les cimetières qui n’appartiennent qu’à Dieu et à Lui seul, faillirent être déclarés zone interdite aux policiers victimes du terrorisme », soutient-il. Toute cette période, le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada l’aura vécue à Bordj Bou Arreridj, une wilaya qu’il rejointe en 1997 au garde de commissaire de police. Après quelques mois seulement passés aux services de RG à la sûreté de wilaya, il est nommé chef de la sûreté urbaine de Zahar (chef-lieu de la wilaya de Bordj Bou Arreridj). L’expérience aura duré trois longues années. Le 29 novembre 1999, il est installé au poste du chef de sûreté de daïra de Bordj Ghedir jusqu’en 2003 année durant laquelle, il est promu commissaire principal. L’aventure continue. Il ne quittera pas de sitôt la wilaya de Bordj Bou Arreridj puisqu’il assurera par la suite le poste du chef de la sûreté de daïra de Bordj Zemmoura pendant huit mois puis le même poste à la sûreté de Hammadia pour être nommé par la suite en 2004, chef du service des RG au niveau de la sûreté de la wilaya de M’Sila pendant six ans. En 2010, destination Constantine en tant que chef de la daïra de Zighoud-Youcef et ce jusqu’en 2014 année durant laquelle il est promu commissaire divisionnaire. En 2015, le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada est nommé chef de la sûreté de daïra de Hamma toujours dans la wilaya de Constantine jusqu’en octobre 2016, date à laquelle il est nommé premier responsable de la police de Laghouat. Simple et modeste à l’image de tous les officiers que nous avons « approchés » jusque-là, le Commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada est un « fervent » partisan du dialogue. « Nos misions sont connues et bien définies par les lois en vigueur cependant, nous ne cesserons jamais de le dire : la police algérienne est citoyenne et comme souvent souligné par le DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, le citoyen est au cœur de l’équation sécuritaire », insiste-t-il relevant dans ce cadre que durant les quatre premiers mois de l’année en cours, il a été enregistré 1172 appel via le numéro vert de la police (1548).  

F. H.



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