Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 107 - Août 2017

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DGSN

Quand les « missions » policières riment avec la sagesse

Sûreté de la wilaya de Laghouat

Par Farid HOUALI



Cependant, comme dit l’adage, n’est pas or tout ce qui brille. En effet, «la beauté » de Laghouat, comme beaucoup d’autres villes de cette vaste et profonde Algérie, ne lui épargne pas les maux émergents. Du trafic de drogue, à la contrebande, en passant par l’immigration clandestine et la contrefaçon, le crime organisé s’y invite au quotidien sans pour autant que ces bandes criminelles échappent au mailles du filet des services de sécurité particulièrement ceux de la sûreté de la wilaya qui guettent le moindre mouvement. Rien n’est laissé au hasard. Pour preuve, quelques jours seulement avant notre entrevue avec le chef de la sûreté de la wilaya de Laghouat, le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada, la brigade économique et financière relevant de la sûreté de wilaya de Laghouat, a démantelé un réseau spécialisé dans le trafic d’ivoire et saisi 13 kg de cette matière. L’affaire remonte au 20 avril 2017 lorsque les éléments de la police ont arrêté lors d’un contrôle routinier à l’entrée nord de la wilaya un bus en provenance du sud d’Algérie à bord duquel se trouvaient deux grandes pièces d’ivoire de plus de 13kg en possession de deux ressortissants africains sans papiers. Les mis en causes ont été présentés devant les juridictions territorialement compétentes pour les chefs d’accusation de contrebande et trafic d’ivoire et entrée et résidence illégale sur le territoire national. Elle n’est pas la seule et unique affaire traitée avec brio par les services de la police de Laghouat. L’on se souvient de l’opération qualitative des forces combinées de janvier dernier, et qui s’est soldée par la mise hors d’état de nuire de deux terroristes au centre-ville du chef-lieu de la wilaya de Laghouat. Il s’agit des criminels: B. El-hadj Aissa alias Mokdad El-herdi et N. Mebarek dit « El-Ansari », qui avaient rallié les groupes terroristes respectivement en 1995 et 1996. Cette opération a permis de récupérer deux pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, cinq chargeurs garnis, un poste radio et une paire de jumelles. Bon nombre de policiers que nous avons rencontrés dans le cadre de notre reportage sur la sûreté de la wilaya de Laghouat avaient pris part à cette opération. Ces derniers n’ayant pas voulu aller dans le détail, se sont juste contentés d’assurer que la question sécuritaire à travers le tout Laghouat est « bien maîtrisée ». C’est du moins l’avis du commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada. Selon les chiffres qui nous ont été communiqués, le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada, 19 autres affaires en lien avec la contrebande ont été traitées par ses services durant l’année 2016 contre 14 affaires du même genre en 2015. Durant la même année, toujours selon les chiffres mis à notre disposition par le même responsable, les différents services de la sûreté de la wilaya de Laghouat ont traité 681 affaires en relation notamment avec les vols de voitures (6 affaires), destructions des biens de l’autrui (81), port illégal d’arme à feu (8), association de bande criminelle (6), coups et blessures (207). Dns le cadre de la lutte contre le trafic et le vol de voitures, il a été durant l’année 2016 procédé au démantèlement de deux réseaux et la récupération de 4 voitures. La brigade économique de la police judicaire de la SW de Laghouat s’est également illustrée par le démantèlement d’une bande criminelle spécialisée dans la commercialisation de montre et stylos équipés de caméras destinés à l’espionnage. Les éléments de police de la wilaya de Laghouat ont aussi arrêté en avril dernier, deux suspects (ressortissants africains) spécialisés dans la falsification de devises étrangères. Ces résultats confirment encore une fois la détermination des services de la police à faire échec à toute tentative d’atteinte aux biens et aux personnes. Pour ce faire, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) à travers ses effectifs répartis sur l’ensemble du territoire nationale veille au petit grain. « Les orientations du DGSN le général-major Abdelghani Hamel dans ce sens sont aussi claires que précises », a assuré d’entrée le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada, chef de la sûreté de la wilaya de Laghouat. Après 8 mois d’exercice en tant que premier policier de Laghouat, il s’est dit, dans une déclaration à El Djazair.com, « satisfait » de ce qui a été accompli par ses services jusque-là, mais et surtout « déterminé », grâce à la conjugaison des efforts de tout un chacun, à aller de l’avant dans sa mission de sécuriser les biens et les personnes. « On est convaincus de ce qu’on fait. Défendre son pays et ses intérêts, c’est un devoir. Pour ce faire, il fallait bien préparer ces hommes et être derrière ses troupes. Ainsi, pour faire face à la délinquance urbaine et aux incivilités aux alentours des sites touristiques et lieux de loisirs qui nuisent gravement à l’image de notre pays, l’action des éléments de la sûreté de la wilaya de Laghouat sera concentrée sur la multiplication des patrouilles motorisées et pédestres dans les lieux de grande affluence particulièrement aux alentours des grands espaces. Il a été également constaté lors d’une virée au marché quotidien de la ville de Laghouat, une présence significative des agents en uniforme bleu au moindre recoin. « Nous nous attelons à assurer une présence policière 24/24, l’objectif étant bien sûr de garantir la quiétude de nos concitoyens », soutient encore le même officier. Pour ce faire, un « plan de travail et de déploiement » a été ficelé et bien étudié notamment en ce mois du Ramadhan qui coïncide avec la saison estivale synonyme des longues veillées de Laghouatis (es). « Notre occupation du terrain doit être continuelle », a insisté le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada. Les policiers font face à des pratiques de certains délinquants qui s’en prennent aux citoyens et à leurs biens. Ce point a été aussi pris en compte par les policiers qui, habitués à ce genre de pratiques, agissent en conséquence. Pour le chef de SW de Laghouat, c’est à ce moment qu’un diapositif répressif est enclenché. « On veille à ce que les lois de la République soient appliquées dans toute leur rigueur mais sans excès de zèle et en toute légalité et professionnalisme. C’est notre devise », assure-t-il. Pour lui, l’action policière devrait être d’abord préventive pour agir par la suite au bon moment afin de mettre en échec les agissements des criminels qui seront présentés à la justice dans le strict respect des droits de l’Homme et de la déontologie policière.
Dans le même contexte, il évoque la « sécurisation » du site gazier de Hassi R’mel relevant administrativement de la wilaya de Laghouat. Sans trop de détails, le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada assure que la question est bien prise en compte. « C’est une question discutée en haut lieu, notamment au niveau de la commission de sécurité de la wilaya » affirme-t-il. Interrogé en ce qui concerne les moyens déployés par la DGSN pour une meilleure sécurisation des citoyens de leurs biens, le premier policier de Laghouat revient notamment sur les dernières évolutions que connait, depuis quelques années déjà, ce corps de sécurité. Le même officier s’attarde sur le volet formation qui constitue, en effet, une « priorité » au sein de la DGSN. « La DGSN a beaucoup misé sur la formation de ces agents. Le commandement de la DGSN a de tout temps insisté sur une formation adéquate pour ses éléments. Des formations sont ainsi régulièrement organisées au profit des spécialistes afin de se conformer aux normes et standards internationaux, chacun dans son domaine d’intervention » rappelle notre interlocuteur. « La DGSN a placé la formation policière comme axe prioritaire dans sa stratégie de développement et de modernisation de ses services, en la situant au cœur du processus de revalorisation de notre ressource humaine», avait assuré le DGSN dans l’une de ses rencontres avec les professionnels des médias. Toujours s’agissant du volet formation, le premier policier de la wilaya de Laghouat met en exergue « l’importance » du système AFIS. En effet, comme nous l’écrivions en janvier dernier (voir notre dossier sur le laboratoire central de la police scientifique), un progrès indéniable a marqué l’évolution des services de la police judiciaire, notamment dans le domaine de la police scientifique et technique, à travers la modernisation des infrastructures et l’acquisition des équipements et systèmes technologiques de pointe en matière d’expertise criminalistique. Interrogé quant à l’apport de la science et des nouvelles technologies dans la lutte contre le crime, le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada, chef de la sûreté de la wilaya de Laghouat, rappelle l’appui de ces outils aux investigations criminelles. Il s’agit particulièrement du système automatisé d’identification par empreintes digitales AFIS, grâce auquel « 200 affaires ont été élucidées rien que durant le mois d’avril dernier ». La formation adéquate et la mise à la disposition de ces derniers du matériel dernière génération ne sont pas les seules « évolutions » au sein de la DGSN. En effet, dans le cadre de la mise en application de ses programmes d’action, notamment la prise en charge effective et permanente de ses personnels, la DGSN, s’est attelée à mettre en place un service central de la santé, de l’action sociale, des sports et des loisirs. Comme son appellation l’indique, il constitue une structure essentielle, dont les missions privilégiées sont complémentaires à celles de l’Etat en direction de la composante humaine et plus particulièrement le policier, compte tenu de la spécificité de ses tâches, de la noblesse du métier qu’il exerce pour veiller à la sécurité des personnes et des biens et préserver également les libertés individuelles et collectives, au prix d’innombrables sacrifices, faits d’abnégation, de disponibilité et de dévouement. C’est dans ce contexte d’ailleurs que, présentement, le facteur humain est pris en charge au plan central, régional et local et ce, par la création de services idoines à même de gérer au mieux toutes les doléances des personnels, aux plans médical, social, psychologique, sportif, culturel et de loisirs.

De nouvelles infrastructures pour une meilleure couverture sécuritaire
Pour l’heure, la sûreté de la wilaya de Laghouat est composée (outre la sûreté de wilaya) de 7 sûretés de daïras, de 7 sûretés urbaines intramuros et deux autres extramuros, ainsi que de deux BMPJ (Brigade mobile de la police judicaire) une au chef-lieu et l’autre à Aflou. Au tout, vient s’ajouter une unité de maintien de l’ordre (UMO). Et afin d’assurer une couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire de la wilaya, la DGSN vise, dans le cadre de la stratégie sécuritaire, la mise en service « prochaine » de nouvelles structures. Il s’agit de trois autres sièges de sûreté de daïra à El-Ghicha, Oued Morra et Bellil (Hassi R’mel), dont les chantiers sont en voie d’achèvement, deux nouvelles BMPJ, et un célibatorium qui sera « probablement » opérationnel en juillet prochain. « La réception de nouvelles structures de police réparties sur le territoire de la wilaya de Laghouat, reflète le principe de la police de proximité et de prise en charge des préoccupations du citoyen en matière de sécurité et de protection des personnes et des biens », souligne à ce propos le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada. Pour rappel, plusieurs structures de police, inscrites dans le programme quinquennal 2010-2014 pour une enveloppe de quelque 400 millions de dinars, ont été mises en service en fin du mois de décembre 2013 dans certaines daïras et communes de la wilaya, couvrant une population de pas moins de 70 000 habitants. Il s’agit de deux sièges de sûreté de daïra, dotés de célibatorium, à Gueltat Sidi Saâd et Aïn Madhi, d’une sûreté urbaine dans la commune de Tadjemout et d’une base-vie dans celle de Bennacer Benchohra. Notons dans ce cadre l’inauguration par le DGSN Abdelghani Hamel en octobre 2015, aussi d’un CMS (Centre médico-sociale), à la cité 500-Logements, baptisé du nom du Chahid du devoir national Boulegroune Seddik, et réalisé pour un montant de 48 millions de dinars. Depuis, 3465 patients avaient été pris en charge dans ce même CMS totalement équipé, selon son premier responsable, le lieutenant de police Mohamed Amine Mechdel. La wilaya de Laghouat s’est également vue accorder par la DGSN, la réalisation d’un centre de formation d’agents de police, opérationnel depuis 2010. « Ce centre vise en premier lieu à mettre à jour nos éléments s’agissant de toutes les mutations que connait notre corps constitué en termes notamment des nouveaux textes réglementaires ainsi que les nouvelles technologies mais aussi de mettre nos policiers au diapason des évolutions que connait le crime sous toutes ses formes. Il contribuera sans aucun doute, à la consécration de la police de proximité et au renforcement de la coopération avec le citoyen dans le cadre de la lutte contre la criminalité », fait savoir son premier responsable le commissaire de police Laid Mokhtari. Le suivi et la formation sont assurés par les cadres de la DGSN. C’est dire que si les grandes infrastructures sont primordiales pour le développement socioéconomique d’un pays, il en est de même de la prise en charge efficace et totale du personnel de la sûreté nationale dans l’exercice de ses fonctions, notamment dans le cadre de la modernisation de la Sûreté nationale. Une telle vision ne peut se concrétiser que par la mise à sa disposition d’équipements et moyens adéquats. «Il est primordial d’améliorer cet aspect social, particulièrement concernant le logement, par l’affectation de quotas spéciaux, en coordination avec les autorités des wilayas», a souvent souligné le DGSN, le général major Abdelghani Hamel.

Les accidents de circulation : un vrai casse-tête
Cinq personnes ont trouvé la mort et deux autres ont été blésées à la suite d’un accident de la circulation survenu le 2 avril dernier dans la région d’El Milak près de Laghouat. Le drame s’est produit sur la route nationale RN-23, à 18 km au nord de Laghouat, après une collision entre trois véhicules. Ce n’est pas tout. Durant l’année 2016, il a été également enregistré à travers le territoire de la wilaya de Laghouat 85 accidents de la circulation causant la mort de 4 personnes. 104 autres avaient été blessées. Ce chiffre, parmi tant d’autres, renseigne sur les proportions inquiétantes qu’ont prises les accidents de la circulation dans la wilaya de Laghouat notamment sur l’axe Aflou-Laghouat, autrement dit la RN 23. Ce constat n’a pas laissé les éléments de la sûreté de la wilaya de Laghouat indifférents. « Les missions assignées à l’ensemble des dispositifs qui sont mis en place s’articulent concrètement sur les actions et les mesures appropriées afin d’assurer une décongestion de la circulation routière notamment au niveau des axes routiers les plus fréquentés », assure dans ce sens le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada. Dans ce sens, il convient de noter que 1524 infractions routières ont été recensées en 2016 suite à quoi 241 véhicules ont été immobilisés dont 154 mis en fourrière. 2031 permis de conduire ont été retirés durant cette même période quoi que la sensibilisation « demeure le moyen visant du moins à réduire le nombre des accidents ». D’ailleurs, le lieutenant de police Mohamed Guioua, chargé de la communication et des relations externes au niveau de la sûreté de la wilaya de Laghouat a rappelé que des cours théoriques sur la sécurité routière et l’initiation des enfants, sont organisés à travers un parc d’éducation routière, aux règles de conduite saines au niveau du lieu dit « espace vert » au centre-ville de Laghouat. Lancé depuis 2012, ce parc a drainé 58 enfants l’année dernière. Le tout est bien entendu encadré par des agents de la sécurité publique.

Le trait d’union
C’est une réalité que nul ne pourrait réfuter : la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a franchi durant ces dernières années, des étapes considérables pour ce qui est de la consolidation de la relation entre les services de la police et le citoyen et le renforcement de l’action commune avec les professionnels des médias. Le DGSN le générale-major Abdelghani Hamel a de tout temps prôné la consolidation des mécanismes de la communication interne et externe et la dynamisation de l’activité de proximité et des initiatives de sensibilisation pour la réduction du crime et la prise en charge des préoccupations du citoyen. Communiqués de presse, conférences, conférences-débats et relation permanente avec la presse nationale font, en effet, partie du travail de ces institutions donnant le droit à l’information aux citoyens. D’ailleurs, l’Algérie est classée, grâce à la réussite de certains départements de communication et à son ouverture médiatique, parmi les pays ouverts à la communication en Afrique et dans le monde arabe bien que le niveau souhaité ne soit pas totalement atteint. Les services de police se sont démarqués en relevant le défi de jumeler la communication avec le travail de police. Au jour d’aujourd’hui, à travers les sûretés de wilayas particulièrement, de jeunes officiers de police font qu’il n’existe plus « aucun barrage entre le citoyen, le journaliste et ce corps de sécurité ». Les cellules de communication font un travail remarquable. « Les reformes entreprises au sein de la Sûreté nationale, dont la diversité et l’étendue ne peuvent être décrites amplement, ont notamment touché le domaine de la communication interne et externe pour, d’une part, faire adhérer l’ensemble des composantes de l’institution policière aux valeurs et principes d’une police professionnelle, respectueuse des libertés et des droits et, d’autre part, faire participer le citoyen à l’effort de sécurité à la faveur d’une relation de confiance fondée sur le respect mutuel », indique à El Djazair.com le commissaire divisionnaire de police Mokhtar Bendada rappelant ainsi un passage d’un des nombreux discours du DGSN prononcé dans ce contexte. « La DGSN a mobilisé tous les moyens humains et matériels indispensables au service du citoyen pour la réalisation des objectifs nobles de la sûreté nationale considérant en cela, le citoyen comme partenaire essentiel de l’opération sécuritaire », ajoute de son côté le lieutenant de Police Mohamed Guioua. Jeune et dynamique, il a été, faudrait-il le souligner, notre guide, disons notre trait d’union entre les différents services dans le cadre des entretiens avec ce corps de sécurité réalisé par El Djazair.com dans la wilaya de Laghouat. Le même officier insiste sur le fait que les portes du service communication de la SW de Laghouat soient ouvertes à tous les journalistes « désirant » se référer à des sources « officielles ». « A notre niveau, on a toujours entretenu de très bonnes relations avec les professionnels des médias locaux », relève-t-il estimant par ailleurs que les services de la police n’ont rien à cacher aux médias. En chiffres, il a été enregistré entre autres, durant les quatre premiers mois de l’année en cours, 14 interventions sur les ondes de la radio locale, 52 communiqués diffusés via la presse locale ainsi que 21 rencontres avec la société civile. « Les médias sont nos partenaires », insiste le lieutenant de police Mohamed Guioua.
 
 F. H.



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