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N° 107 - Août 2017

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DGSN

« La formation de l’élément humain et l’accessibilité aux moyens modernes sont notre quête »

Le contrôleur de police Youcef Hamel, chef de sûreté de wilaya de Biskra

Entretien réalisé par Ahmed BOUDRAA



El-Djazair.com : Quels sont les moyens dont vous disposez pour assurer la couverture sécuritaire de la wilaya ?

Le contrôleur de police Youcef Hamel : Compte tenu du fait que la wilaya de Biskra est l’une des plus importantes du pays si l’on considère maints paramètres, notamment sa position stratégique, étant donné que c’est une wilaya-tampon entre le nord et le sud du pays, le découpage administratif en cours lui a octroyé la gestion de 12 daïras et de 32 communes.
A l’effet d’assurer la couverture sécuritaire de la ville de Biskra ainsi que de tout le périmètre de la wilaya, la sûreté de wilaya dispose d’un dispositif au spectre assez large constitué de différents services et de brigades opérationnels dont la brigade de recherches et d’intervention (BRI), deux brigades mobiles de la police judiciaire, la première prend ses quartiers au siège central de la wilaya et la seconde au niveau de la daïra de Sidi Khaled. Les deux dépendent du service de la police judiciaire de la wilaya de même que la brigade d’intervention rapide et de la brigade 403 du maintien de l’ordre. Cela dit, la configuration sécuritaire de la ville de Biskra est constituée de 8 sûretés urbaines ;quant aux sûretés de daïras, elles sont également au nombre de huit. Tout cela entre dans le champ de compétence de la sûreté de la wilaya.

El-Djazair.com : Qu’en est-il de la logistique ? 

Le contrôleur de police Youcef Hamel : La sûreté de la wilaya a bénéficié d’une quantité considérable de matériels technologiques et logistiques modernes et perfectionnés étant entendu que le Haut Commandement de la Sûreté nationale croit mordicus en la nécessité absolue de se mettre au diapason du progrès technique dans ce domaine ainsi qu’à la formation de l’élément humain à qui, in fine, revient la charge d’utiliser ces moyens dans les différents segments de notre mission et cela à bon escient et dans le cadre des lois de la République. Plus concrètement, la sûreté de la wilaya dispose de :
- la capacité d’exploiter le système AFIS pour reconnaître l’empreinte digitale,
- l’exploitation du système de recherche informatique Sirpal,
- la mallette d’identification qu’exploite la brigade des enquêtes d’identité,
- la mallette d’identification et de découverte des stupéfiants,
- le dispositif technique de déminage,
-le système informatique avec un logiciel pour combattre la cybercriminalité dont dispose la brigade de lutte contre le crime informatique et tout ce qui est en relation avec les technologies de l’information TIC,
- un bureau en contact permanent avec Interpol avec lequel il est relié 24 /24 et 7jours sur 7,
- des smart-tablettes utilisées par les agents de la voie publique pour identifier  en instantané les véhicules et les personnes recherchés.
- un système perfectionné de liaison avec le bureau transport des véhicules de la wilaya,
- des moyens logistiques modernes pour l’écoute, l’enregistrement et la photographie propres à la brigade de recherches et d’intervention (BRI),
- l’alcootest pour évaluer le taux d’alcoolémie dans le sang.
Inutile de dire que grâce à cette logistique, la sûreté de wilaya a enregistré des résultats très probants en conférant aux agents sur le terrain une capacité d’exécution à même de répondre rapidement aux différents problèmes qui se posent à eux et qui vont finalement dans le sens d’une garantie de sûreté et d’ordre au bénéfice du citoyen.

El-Djazair.com : Biskra fait partie des wilayas où le taux d’accidents routiers est le plus élevé. Quelles sont les dispositions prises pour juguler ce phénomène, à défaut de l’enrayer ?

Le contrôleur de police Youcef Hamel : Vrai. La wilaya de Biskra, à l’instar de beaucoup d’autres, connait ce phénomène qui est déjà passé au rang de priorité nationale vu le nombre de morts que l’on déplore quotidiennement sur nos routes.
Aussi, la sûreté de la wilaya déploie beaucoup d’efforts à l’effet d’atténuer les drames et cela s’est traduit concrètement par des statistiques encourageantes. Si en 2015, l’on a enregistré 673 accidents ayant provoqué 607 blessés et 24 morts, en 2016, les accidents de la route ont sensiblement chuté passant de 673 à 551 pour 14 décès, soit 10 de moins. Et cela grâce au travail de sensibilisation qui cible toutes les couches de la société : enfants, jeunes, adultes… En ce qui concerne les enfants nous avons intensifié les campagnes de prévention routière dans les écoles tout en organisant des espaces-circuits en les initiant via des dépliants ainsi qu’à travers des visites périodiques aux écoles pour une plus grande prise de conscience à faire acquérir dès le plus jeune âge. Quant aux adultes, des dépliants viennent expliquer les difficultés constatées lors des accidents et qui s’avèrent en être les causes. Des campagnes de sensibilisation où l’on associe les associations et les différentes structures de la société civile tels les scouts musulmans qui expliquent les orientations et les attitudes à prendre ou à éviter au volant. Des séminaires, des expositions avec force photos et statistiques, des conférences dans les universités et dans les centres de formation professionnelle. Nous collaborons également avec les autres structures afin d’enrayer les « points noirs » signalés à l’intérieur du périmètre de la wilaya comme nous sollicitons les différents médias en tant qu’éléments importants dans la diffusion des conseils et orientations. Cela n’empêche nullement le fait qu’il faille utiliser les moyens coercitifs, à chaque fois que cela s’avère nécessaire tels les procès-verbaux et les radars pour juguler les ardeurs dangereuses constatées sur les routes.


El-Djazair.com : Biskra est une wilaya-tampon entre le nord et le sud, de ce fait, elle draine des flux humains non négligeables, quelle y est la criminalité prégnante ?

Le contrôleur de police Youcef Hamel : La wilaya de Biskra ne connait pas le grand banditisme ou la grande criminalité, ce qu’on enregistre à notre niveau ce sont de simples délits : disputes, coups et blessures, vols divers, abus de confiance…Bref, des délits mineurs.

El-Djazair.com : La DGSN a mis en service le numéroLa DGSN a mis en service le numéro vert « 104 », en concrétisation du plan national « Alerte kidnapping/disparition d’enfants ». Pouvez-vous quantifier l’importance de ce numéro ?

Le contrôleur de police Youcef Hamel : La sûreté urbaine de Biskra a enregistré plusieurs appels téléphoniques sur le 104 concernant les disparitions d’enfants durant le premier trimestre de 2017. Durant janvier, il y a eu 4 cas de disparitions et 6 appels probants. On désigne par appel probant, tout appel pouvant mener à une piste intéressante dans le cadre d’une enquête. En février, 12 disparitions et 18 appels probants. Au mois de mars dernier, il y a eu 8 disparitions et 12 appels probants. C’est dire l’importance de ce moyen de communication et d’alerte.               

El-Djazair.com : Un mot pour terminer ?

Le contrôleur de police Youcef Hamel : Puisque cette occasion m’est offerte, je voudrais rendre hommage à notre directeur général, le général- major Abdelghani  Hamel pour tout ce qu’il fait pour notre institution depuis qu’il a pris en main son commandement. Il n’a jamais lésiné sur aucun moyen pour accomplir notre travail, toujours disponible, toujours à l’écoute et toujours à cheval pour rehausser la dignité des sociétaires de la sûreté nationale, tous grades confondus. Je le remercie également pour la philosophie nouvelle qu’il a su insuffler à ce corps constitué pour le mettre au service du pays et du citoyen. Et merci à vous.

A. B.



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