Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 110 - Dec 2017

Go

DGSN

L’écoute, la proximité, la prévention et la coercition si nécessaire

Sûreté de wilaya de Biskra

Par Ahmed BOUDRAA



Comme partout ailleurs dans cette vaste et profonde Algérie, les services de la police de Biskra, à leur tête le contrôleur Youcef Hamel, sont certes aux aguets, mais une entrevue avec le chef de sûreté de la reine des Ziban nous permet tout de suite de nous départir des préjugés que l’on se fait habituellement de la police comme étant une institution dont le seul objectif est la contrainte et la répression.
Loin s’en faut : à force de côtoyer ces hommes et femmes, l’on se rend compte que ces derniers sont voués, corps et âme chacun à son poste à l’intérêt suprême de la Nation et de leurs concitoyens. Assurer l’ordre et la sécurité est en effet l’objectif pour lequel d’ailleurs le DGSN, le général-major Abdelghani Hamel n’a de cesse à exhorter ses troupes. Ce n’est pas le constat tiré du seul discours du contrôleur de police Youcef Hamel, mais la conclusion acquise à la suite d’une immersion avec les éléments de la sûreté de Biskra deux jours durant à sillonner les dédales de la ville et ses différentes daïras et communes.
Pourtant, ce n’est pas chose aisée. Cette wilaya charnière reliant le nord et le sud, se trouve ainsi limitrophe avec quatre wilayas du nord du pays, à savoir Batna, Khenchela, M’sila, Djelfa et une wilaya du sud, la wilaya d’El Oued, en l’occurrence.
Une wilaya, qui en plus fait montre d’un dynamisme tous azimuts faisant d’elle une région agricole ancestrale puisque ses palmiers et leurs fruits dont la célèbre Deglet Ennour, consommée à l’international, sans citer la centaine d’autres variétés de dattes, s’étendent jusqu’aux confins de la wilaya d’El Oued. Mais pas seulement. Biskra jouit de potentialités touristiques sahariennes importantes, entourée de cinq wilayas, son microclimat est différent selon que l’on soit à l’est, à l’ouest, au nord ou au sud de la wilaya.
Des gorges, des palmeraies, des sources et des cours d’eau à couper le souffle à El Kantara, M’chouneche et dans d’autres endroits sont des attractions de touristes venant de tout le territoire et de l’étranger. Le tourisme religieux également a pignon sur rue car, en plus des différentes zaouïas ayant une existence séculaire, la grande mosquée Okba Ibn Nafaâ s’étend majestueusement sur plusieurs hectares dans la localité portant le nom du célèbre compagnon du Prophète (QSSL), mort dans cet endroit à la suite d’une embuscade dressée par Kosseila et ses soldats. Des milliers de touristes, notamment ceux de la péninsule Arabique viennent se recueillir sur sa tombe chaque année. Le tourisme thermal fait le plein lui aussi à Hammam Essalhine, et d’autres stations thermales disséminées dans la wilaya. Tout cela fait que la wilaya de Biskra soit dans le viseur des investisseurs qui projettent d’y ériger prochainement une douzaine d’infrastructures hôtelières étant donné que le retour sur investissement semble quasi assuré.
Toutefois, cette dynamique a son revers de la médaille dès lors qu’elle crée un appel d’air pour la main-d’œuvre ainsi que pour des personnes peu recommandables cherchant à profiter de l’opportunité qu’offre la wilaya pour s’impliquer dans une délinquance protéiforme.
Cela dit, la wilaya recèle en son sein une structure sociologique particulière puisqu’une multitude d’ârchs dont les célèbres Nemamchas et les Athamnia dont la gestion en cas de conflits pour diverses raisons et notamment celles ayant trait aux empiètements et aux partages des terres, peut s’avérer très délicate. « Pour les éviter, souligne le contrôleur de police Youcef  Hamel, il faut un maximum de doigté et de tact.»
La proximité et la prévention sont les maîtres mots pour transcender des conflits durs et qui durent. « En ce qui me concerne, je me considère comme l’un d’eux. Je leur rends régulièrement visite en cas de décès, de maladie de l’un des aâyanes (chef). On les a toujours rassurés de notre présence continuelle. Une fois le contact est établi et la confiance instaurée, ce sont eux qui prennent le devant pour rétablir la paix car, au fond, ce sont des personnes dignes et nobles », assure le chef de sûreté de wilaya.
En milieu urbain, les notions de proximité et de prévention sont aussi à la base de la philosophie sécuritaire, comme énoncé dans les directives du général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale. Et ce, depuis l’agent de la circulation du rond-point à celui en faction dans les différents quartiers de la ville, en ce sens que leur présence rassure les citoyens, d’une part et dissuade les malfaiteurs, d’autre part.
En plus du fait qu’ils servent de guide aux touristes et aux étrangers à la ville et de lieu où convergent les informations des citoyens en cas de problèmes alentour, le cas échéant, c’est l’agent en faction qui transmet l’information au central via sa radio. Ces deux notions permettent d’anticiper les évènements et aident à résoudre les problèmes avant qu’ils ne dégénèrent. Cela ne peut se faire sans un maillage efficace et serein avec toutes les couches de la société. Et bien sûr, avec un effort inlassable. Car comme l’exprime si bien le contrôleur de police Youcef Hamel, lequel fait du travail continu son crédo, « il faut se fatiguer pour se reposer et non se reposer pour se fatiguer ».
Cette proximité a permis, le18 février dernier, la libération d’un enfant de 4 ans des mains de son ravisseur, le jour même de son enlèvement à la cité des Moudjahidine, à la commune d’El-Feidh. L’auteur présumé de ce kidnapping a été arrêté dans la même commune par les éléments de la sûreté.
Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne faille compter que sur la proximité et la prévention. Car la Sûreté de wilaya n’hésite pas à frapper fort et à utiliser la coercition si le besoin se fait sentir. Nous pouvons en parler pour avoir été témoins d’une descente surprise dans des quartiers de la ville durant laquelle les forces combinées de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ),de la brigade de la police judiciaire (PJ) et de la brigade de recherches et d’intervention (BRI) ont réussi à démanteler un  important débit d’alcool clandestin nichée dans une maison, à saisir 2.400 unités de boissons alcoolisées destinées à la vente illégale, à arrêter un dealer et à récupérer une quantité non négligeable de barbituriques et une quantité d’armes blanches (sabres, couteaux…) dans un troisième endroit. Tout cela exécuté d’une manière professionnelle et sans la moindre atteinte à la dignité des familles perquisitionnées. Les consignes dans ce sens sont claires, nettes et précises. Le respect des droits humains et l’autre slogan dont peut se vanter la sûreté nationale.
Cela étant, tous les services de la sûreté de la wilaya, travaillent sans grande difficultés et dans une parfaite osmose, Et les résultats, tant au vu des statistiques déclinées que chez les citoyens biskris, sont vraiment palpables. N’est-ce pas là que réside l’essentiel ?
A. B.

Contrôleur de police Youcef Hamel, chef de Sûreté de la wilaya de Biskra

Licencié en droit de la faculté de  Ben Aknoun, le contrôleur de police Youcef Hamel a intégré l’Ecole de police pour en sortir en 1991 avec le grade de lieutenant. Ses premiers pas dans la fonction, il les fera au sein de la Police judiciaire de la Sûreté de  wilaya de Sétif. Ensuite, il sera désigné chef de service des renseignements généraux à Bougaâ avant de prendre en charge la sûreté de daïra. Muté une première fois à Reghaia comme chef de service de la PJ, puis en tant que chef de service de l’administration générale à la sûreté de Rouïba, Youcef Hamel se verra confié successivement les destinées des  sûretés urbaines de Dergana,  de Dar El Beida et de la sûreté de daïra de Ain Essafra. Sa maitrise et ses compétences reconnues, il sera nommé chef de cabinet de la sûreté de wilaya d’Alger puis chef de la cellule de contrôle et d’inspection à la sûreté de la wilaya d’Alger. Avant d’être promu en janvier 2011 chef de sûreté de wilaya de Biskra, le commissaire divisionnaire Youcef Hamel occupait le même poste à la Sûreté de wilaya déléguée de Zeralda. Promu contrôleur de police en juillet 2016 à l’occasion du 54e anniversaire de la création de la police, célébrée à Oran, Youcef Hamel jouit du respect et de la considération de tous, y compris en dehors de l’institution dont il a la charge.

Commissaire principal Yacine Boudraâ 
Licencié en gestion financière de l’université d’Annaba en 1992, il intègre l’Ecole supérieure de police. Lieutenant de police en 1993, il sera muté à la sûreté de la wilaya d’Annaba en 1994 avant d’être  affecté à la sûreté de wilaya de Souk-Ahras en 1999. Officier dans la brigade économique et financière de la sûreté de Tamanrasset puis adjoint au directeur de la sûreté de daïra d’Ain Guezzam, Yacine Boudraâ fera son  retour à Batna où il occupera le poste de chef de service de la police judiciaire spécialisé dans les affaires économiques et financière. Ayant accompli avec succès son  stage de commissaire à Alger, il sera réaffecté à Batna puis Biskra avant d’être  promu en 2015 commissaire principal  à la sûreté de wilaya de Biskra. Il commande et coordonne les actions de la PJ, de la BMPJ et de la BRI.

Commissaire de police Abdelhafid Tebri  
Chef de service des ressources humaines depuis 2009, le commissaire de police Abdelhafid Tebri a fait ses débuts dans la sûreté en 2003 avec le grade de lieutenant (gestionnaire) après une formation à l’école d’application de Soumaâ (Alger). Ayant obtenu sa licence en sciences économiques (gestion) en 2001 et une deuxième licence en droit à l’université de Biskra en 2016 (droit pénal), il effectuera  plusieurs stages relatifs à  la gestion des ressources humaines, notamment ceux effectués à Hydra et aux Pins-Maritimes à Alger.

Lieutenant de police Mohamed Bachir Megherbi   
Recruté en 1988 après une formation d’agent de recherches informaticien à l’école de police de Soumaâ, Mohamed Bachir Megherbi sera  promu inspecteur avant d’être nommé lieutenant de police en 2007. Son itinéraire professionnel lui fera découvrir Biskra, Djanet, Saoula (Alger) notamment dans les services judiciaires et des renseignements généraux. Si Bachir jouit du respect de ses pairs pour sa pondération.

L’inspecteur principal Moussa Driss
Félicité par le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, l’inspecteur principal Moussa Driss a participé d’une manière active et déterminante à la résolution de trois  affaires de kidnapping en 2015 et 2016, l’une d’elles avec demande de rançon de 20 millions de dinars. Une affaire couronnée de succès grâce aux informations que l’inspecteur principal Moussa Driss a pu récolter grâce à son tact et à  son entregent qu’il cultive auprès de la population.

Lieutenant Radia Abid
Après un  stage de deux années en 2012, le lieutenant Radia Abid sera  promu au grade de lieutenant et affecte en tant que chef de brigade. Actuellement, elle s’occupe  notamment des affaires d’administration. Elle est à la tête d’une brigade de 12 éléments d’officiers et de brigadiers.



Articles de la même rubrique

Du même auteur

Par Ahmed BOUDRAA

Les plus lus

L'Algérie avant tout
AMMAR KHELIFA.

Après l’automobile
Par Yahia MAOUCHI.

La transformation numérique
Par Dr Ali Kahlane,.

Sécurité alimentaire
Par Yahia MAOUCHI.

Saison estivale 2017
Par Farid HOUALI.

Télécharger version PDF

Version PDF

Special Wilaya D'Alger

Version PDF

Special Habitat version PDF

Version PDF

Special Habitat (english version)

Version PDF