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N° 117 - Nov 2018

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Habitat

Un architecte à la ville des ponts

Abdelghani DIB, directeur général de l’OPGI de Constantine

Par Hamid BELLAGHA



Digne fils des hauts-plateaux, Abdelghani Dib n’a pas oublié son enfance et ses études en compagnie des amis et des parents. Très studieux, c’est le plus normalement du monde qu’il décrochera son diplôme d’architecte qui lui permettra d’embrasser une carrière exclusivement dédiée à l’architecture, le premier des arts, comme le théâtre l’est à la quatrième place et le cinéma à la septième.Il commencera son parcours professionnel à l’OPGI de Sétif. Un parcours de sept ans où il apprendra les b.a.ba du métier, tout en gravissant plusieurs échelons. Il passera ensuite à l’agence foncière de Sétif où il apprendra encore plus pendant six ans. « J’ai eu la chance de passer toute ma carrière dans le domaine de la construction et de l’architecture. C’est une chance pour moi, sachant que maintenant il est rare de bosser avec le savoir acquis lors du cursus universitaire », nous dira celui qui est à la tête de l’OPGI de Constantine depuis plus de trois ans.Il ajoutera être « très redevable envers l’OPGI de Sétif qui m’a permis de me perfectionner en m’envoyant en France pour un master de MHP villes. » Alors si Abdelghani a-t-il quitté Sétif ? Pas si sûr puisqu’il ira se frotter au dur métier de responsable de l’agence foncière de Sétif, toujours, et ce de 2005 à 2013. Ce n’est qu’en cette année qu’il quittera Ain El Fouara et Sidi El Kheir pour aller faire bénéficier d’autres wilayas de ses talents. Il atterrira à Constantine, à quelque 100 bornes seulement de sa contrée natale. Et c’est surement de la ville des ponts, pensait-il qu’il partirait en retraite méritée, lui, du haut de ses 58 ans. Mais comme la nouvelle loi sur la retraite est passée par là, il lui reste encore du temps pour exercer ses aptitudes. Peut-être, DG de l’OPGI de … Sétif, sait-on jamais.Oui, le destin fera peut-être que Dib retourne en ses terroirs pas si loin que ça finalement. Car c’est sur ces mêmes terres que notre interlocuteur a eu la leçon morale de sa vie dont il fera une conduite à tenir, professionnellement. Une conduite inculquée, pas par un supérieur génial, ni par un cadre surdoué. Dib a eu la leçon qu’il faut, la conduite qu’il usera depuis par un … chauffeur au sein de l’OPGI de Sétif.« Un jour, nous revenions d’une mission de l’une des communes de la wilaya de Sétif, je ne me souviens plus laquelle, il y en a tellement. Pendant tout le trajet, Ahmed Mahar, le chauffeur, que Dieu ait son âme, était d’une gaité contagieuse. Mais à quelques encablures du siège, il a changé de ton et n’arrêtait plus de soupirer. En lui demandant le pourquoi de ces nombreux soupirs, il me répondit que si ce n’était « el khobza », il ne viendrait jamais au boulot, et dès qu’il y mettait les pieds, c’est comme s’il entrait dans les enfers. Après, j’ai appris qu’il était houspillé par son supérieur. Dès lors, je me suis juré de ne jamais faire des journées de travail à mes subordonnés un enfer, mais au contraire un temps épanoui ou l’on tenterait de joindre l’utile à l’alacrité. C’est une leçon que je n’oublierai jamais. » Ton sentencieux d’Abdelghani Dib, l’homme à qui murmurait un chauffeur devenu sa muse.  

H. B.



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