Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 107 - Août 2017

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Habitat

La vision des pouvoirs publics traduite sur le terrain

OPGI de Sidi Bel-Abbes

Par Farid HOUALI



La wilaya de Sidi Bel-Abbes connaît une dynamique de développement tous azimuts, traduite par la satisfaction des besoins de la population dans plusieurs domaines. A la faveur de nombreux projets importants dont elle a bénéficié dans le cadre des plans quinquennaux, précédent et actuel, cette wilaya, située au milieu de vastes plaines entre les monts de Tessala, au nord, et la Dhaia, au sud, enregistre de profondes mutations sur les plans économique et social. S’étendant sur une superficie de 9.150 mètres carrés dans le Nord-ouest du pays (15 %), la wilaya de Sidi Bel-Abbes est située à 470 mètres d’altitude. De par sa position stratégique, elle constitue un trait d’union entre les wilayas dans le Nord-ouest du pays et celles dans le Sud-ouest algérien limitée au nord par les wilayas d’Oran et d’Ain Témouchent, à l’est par Mascara et Saida, à l’ouest par Tlemcen et au sud par Naama et El Bayadh. Constituée, selon le découpage administratif de 15 daïras, la wilaya de Sidi Bel-Abbes dispose de plus de 358.000 hectares de terres agricoles dont 210.000 ha utiles, de zones steppiques et de plus de 203.000 ha de forêts. « Durant la dernière décennie, les efforts de développement dans cette région se sont concentrés sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens et la satisfaction des besoins de la population, notamment en matière d’habitat. Il s’agit d’une nette volonté des autorités locales pour la réalisation d’importants programmes de logements, dans le but de mettre à niveau les conditions de vie des citoyens d’une part, et d’autre part d’améliorer pleinement la qualité des constructions et le cachet urbanistique de nos cités. La recherche de la qualité a déjà constitué un objectif durant l’actuel quinquennat», assure dans sa déclaration à El Djazaïr.com, Abdelfettah Kassoul, directeur général de l’Office de la promotion et de la gestion immobilière de Sidi Bel-Abbes (OPGI/SBA). En effet, un grand effort sera consenti en matière d’habitat et d’équipements dans cette wilaya comme beaucoup d’autres d’ailleurs à l’échelle nationale. Une attention particulière sera apportée à l’amélioration des conditions de logement des occupants actuels des logements vétustes, suroccupés, ou des bidonvilles et à l’élévation de la densité et de la qualité des équipements dans les quartiers périphériques. Ces actions assurent à Oran un développement économique qui valorise ses potentialités actuelles dynamisées par une organisation appropriée et des structures de stimulation et d’impulsion qu’il convient de mettre sur pied. Oran, comme toutes les agglomérations algériennes, est confrontée à une crise significative du logement qui se traduit par un déséquilibre entre l’offre et la demande et par la dégradation des conditions de logement des plus défavorisés. Pour apporter une réponse efficace à l’enjeu du logement, tout en améliorant l’attractivité globale du territoire, les autorités locales s’attellent à développer une nouvelle offre qui permette de répondre à l’ensemble des besoins, tant sur le plan quantitatif que qualificatif. Pour cela, la wilaya de SBA a mobilisé des moyens d’actions significatifs à travers le lancement d’un ambitieux programme de réalisation de logements dans les quinze daïras que compte la wilaya. Il est également question du lancement du « Plan blanc » relatif à la réfection des logements et d’édifices portant sur la réhabilitation de 8.000 logements vieux bâtis et d’équipements publics et la restauration d’anciens ksour.

Un associé incontournable
De par ses missions, l’Office de promotion et de la gestion immobilière est chargé, comme son nom l’indique, de la promotion immobilière, de la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’État ou pour le compte de tout autre opérateur. L’office est en outre habilité à entreprendre des actions de prestations de service en vue d’assurer l’entretien, la maintenance, la restauration et la réhabilitation des biens immobiliers. En outre, il est habilité à gérer les biens immobiliers qui lui sont confiés suivant une convention déterminant les conditions et modalités de prise en charge de la mission d’administrateur des biens immobiliers suivant les dispositions du décret exécutif n °97-154 du 10 mai 1997.
Préférant user d’un langage « plus compréhensible », celui des chiffres, le DG de l’OPGI assure qu’en matière de logements, SBA, considérée comme leader dans la réalisation, a distribué jusqu’en 2015 4033 logements sociaux. Dans le détail, il s’git de 2 882 logements LPL (Logement public locatif) et 1 151 logements RHP (Résorption de l’habitat précaire). Toujours selon les chiffres nous ayant été fournis par le premier responsable de l’OPGI/SBA, quelque 1800 logements seront distribués à leurs bénéficiaires courant 2016. Et afin d’accélérer la cadence des travaux de réalisation et permettre la réception et particulièrement l’attribution des logements à temps et dans les délais, le directeur adjoint de l’OPGI/SBA a souligné à ce propos que « des entreprises (algériennes et étrangères) sont à pied d’œuvre ». « Le respect des délais de livraison des logements est plus qu’un impératif. Pour ce faire, des visites sur chantier sont fréquentes. Ecouter les préoccupations de l’ensemble de intervenants et leur apporter les solutions adéquates en concertation avec les autorités locales est notre cheval de bataille », assure Abdelfettah Kassoul, DG de l’OPGI/SBA. Par ailleurs, l’OPGI et ses partenaires veillent à ce que les projets à leur charge soient bien intégrés au tissu urbain existant et qu’ils soient conforment aux normes en vigueur. « Au fur et à mesure des livraisons de projets de constructions, les affectations se font en accord avec les lois qui régissent l’accès aux logements publics locatifs, tout en assurant leurs maintenance, gardiennage et entretien. » Le ministre de l’Habitat Abdelmadjid Tebboune a souvent fait part de sa vison et de sa politique avec les mots aussi simples que clairs. «Notre vision et notre exigence reposent sur la rapidité dans la réalisation, la bonne qualité, l’insertion des jeunes compétences algériennes», ne cesse-t-il de répéter pour mieux expliciter la démarche du gouvernement s’agissant de l’habitat et du logement. A travers la wilaya de SBA, faudrait-il le souligner, il a été recensé entre 2005/2016 quelque 52 834 demandeurs de logements sociaux. 3048 habitations précaires ont été également recensées à travers le territoire de la wilaya. Le programme à la charge de l’OPGI/SBA est actuellement de 26 180 logements (18 000 logements LPL et 5 080 logements RHP) dont 14 211 sont achevés en attendant les 11 969 en cours de réalisation. « Notre objectifs premier est de diminuer l’écart entre l’offre et la demande et d’éradiquer graduellement les bidonvilles et autres habitats précaires afin de garantir des logements décents aux citoyens », ajoute notre interlocuteur. « Ce qui revient à réaliser près de 55 882 logements afin de satisfaire la demande toujours aussi croissante », indique Abdelfettah Kassoul, révélant que durant la même période 13 391 logements ont été attribués.
« Dans la perspective d’équité sociale et afin de préserver le droit à chaque citoyen particulièrement ceux appartenant aux tranches défavorisées d’accéder à un logement décent, l’Algérie a consacré d’énormes moyens afin de satisfaire à la demande croissante de logements. A titre d’exemple durant la seule année 2015 une enveloppe budgétaire de : 362 720 145 000,00 DA à été consacrée afin de soutenir l’accès à l’habitat LPL et RHP », soutient Abdelfettah Kassoul comme pour mettre l’accent sur les efforts consentis par les pouvoirs publics en matière de logement. La construction de logements a été, en effet, un axe prioritaire des programmes du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, depuis son élection en 1999. L’objectif étant d’atténuer la «crise du logement ». Depuis l’année 2000, l’Algérie a accompli des efforts substantiels dans la construction de logements et la réduction des déficits importants dans ce domaine, en y consacrant des enveloppes budgétaires conséquentes et en multipliant les formules d’accès – aidé ou non – de toutes les catégories de la population au droit à une habitation décente. Le logement constitue un besoin fondamental pour l’Homme. Charles Abrams, urbaniste américain, le considère comme une nécessité vitale. Le logement constitue ainsi, un facteur d’équilibre essentiel pour la cellule familiale et donc pour la société, c’est aussi un facteur de sécurité et de stabilité, c’est un moyen d’insertion, d’intégration à la société. C’est un indicateur de son niveau culturel et social.

La guerre aux bidonvilles
Selon un recensement intersectoriel réalisé en 2007, le nombre d’habitations précaires est de 554 000 constructions, érigées sur des terrains vagues, à proximité des terres agricoles ou des canaux des eaux usées, aux environs des cités et autres quartiers résidentiels menaçant la sécurité publique et le cadre de vie de tout un pays. Hier, foyers du terrorisme et abris pour les populations enclavées et menacées de mort, aujourd’hui devenus, par la force des choses, noyaux durs de la criminalité sous toutes ses formes, les bidonvilles poussent comme des champignons pour défigurer un pays qui reprend son train de vie après un long arrêt. D’aucuns ne pourraient nier que les bidonvilles pullulent partout en Algérie. Des milliers de baraques sont, en effet, construites à l’aide de zinc, de plaques métalliques, de planches, de débris en plastique et autres matériaux visibles dans n’importe quelle ville algérienne. Un phénomène qui a pris de l’ampleur au fil des jours puisque les pouvoirs publics ont tout simplement déclaré la guerre à ce qui est appelé communément « bidonvilles ». La wilaya de Sidi Bel-Abbes ne fait pas exception. « Le ministre de l’Habitat l’a réaffirmé à maintes reprises », a rappelé à propos le DG de l’OPGI/SBA. Les constructions illicites qui constituent une agression contre les biens de l’Etat et les droits des citoyens « doivent être combattues » et démolies purement et simplement, affirmait en février dernier le wali de Sidi Bel-Abbes Mohamed Hattab. Animant le forum d’un quotidien local, le chef de l’exécutif a déclaré que les pouvoirs publics sont « sommés d’exécuter les décisions de démolition sans adresser de mises en demeure ou recourir à des poursuites judiciaires de ceux qui squattent des terres relevant des Domaines » pour des constructions illicites et utilisent ainsi la malice pour bénéficier de logements sociaux. « Il faut faire preuve de plus de vigilance et contribuer tous à l’éradication de telles constructions sans permis de construire sur des terrains accaparés par des moyens illégaux», a martelé le premier responsable de la wilaya. Tout en insistant sur l’impératif d’impliquer tous les acteurs pour lutter contre ce phénomène, M. Hattab a appelé les citoyens à contribuer à la démarche de l’Etat de résorber l’habitat précaire et indécent qui altère l’esthétique de la ville. Sur le terrain, les opérations d’éradication des bidonvilles de la capitale de la Mekerra s’est poursuivie en juillet dernier avec la démolition totale du « Lazaret » sur les hauteurs du populeux quartier de « Sidi Amar », un lieu dit appelée anciennement la pinède du « Télégraphe » où sont installés les principaux réservoirs d’eau de la ville. Troisième du genre à être lancée cette année après celle du Rocher, avec ses 230 habitants relogés également, cette opération de démolition des miséreuses bâtisses du bidonville de « Lazaret » a été supervisée par le chef de daïra, le maire et un grand nombre d’élus et de responsables de la commune et de la wilaya, en présence des éléments de la Protection civile et sous la surveillance très discrète mais efficace des forces de police dépêchées sur les lieux. Il faut rappeler qu’au titre des différents programmes de logement (RHP, social, habitat rural...) mis en œuvre ces dernières années, les pouvoirs publics ont permis à des centaines de mal logés à Graba, Adim Fatiha, Sidi Amar, Boumelik, Lomet, Site 31, Si Rabah, Si Salah, Adda Boudjellal, Si Naâmane, Rocher... de bénéficier de nouvelles habitations à la périphérie de la ville de Sidi Bel-Abbès et dans les cités excentrées de Bellouladi, Amarna et Djouaher...
F. H.



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