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N° 106 - Juil 2017

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Habitat

En quête de qualité

OPGI de Sétif

Par Ahmed BOUDRAA



De toutes les régions du pays, la wilya de Sétif et, par extension ses daïras et ses communes, a connu l’expansion économique la plus fulgurante de ces 30 dernières années. A telle enseigne qu’elle est citée en exemple aussi bien par l’Algérien lambda que par le président de la République lui-même, qui n’en a pas tari d’éloges au cours de l’un de ses discours officiels. Un tel succès ayant un rapport causal avec la croissance économique ne pouvait manquer de faire de cette wilaya une destination privilégiée pour des citoyens en mal de travail, de stabilité et de bien-être dont l’un des critères est précisément le logement.
Dans les années 1980, c’était l’une des rares wilayas qui souffraient le moins de la crise de logement à cause du dynamisme avéré de ses entrepreneurs ainsi que celui de ses promoteurs immobiliers. Cependant, après une période de vaches grasses, Sétif a reçu la contagion des afflux migratoires liés à la tristement célèbre « décennie noire » durant laquelle l’ordre des priorités a été littéralement chamboulé et la demande sociale, en matière de logement, notamment, a été remise aux calendes grecques. La croissance démographique aidant et la forte demande induite l’ont mise à niveau, par le bas, avec les wilayas déficitaires en logements. « Ce n’est qu’à partir des premières années 2000, porteuses de programmes quinquennaux contenus dans le programme du président de la République que le tempo des constructions s’accélère, parvenant, du coup, à résorber tant bien que mal un déficit criant, assurant par la même, un équilibre entre une demande sans cesse renouvelée et une offre qui essaie vaille que vaille de la satisfaire dans tous les segments d’offre de logements au sein d’une wilaya qui compte pas moins de 60 communes qu’englobent 20 chefs-lieux de daïras » dira Fadhel Assadi, directeur de l’OPGI de la wilaya de Sétif. Et ce n’était guère aisé, car la capitale des hauts plateaux, notamment dans les zones d’extension telles Bouadja à Ain Trik, Chouf Lekded, Fermatou… subit depuis plusieurs années un accroissement d’habitats insalubres multiforme. Ce phénomène s’est accompagné de mutations socioéconomiques et culturelles profondes, imposant des changements radicaux dans l’organisation des agglomérations. Cela s’est traduit par le développement de noyaux d’habitats non réglementaires, construits sans plan d’ensemble, dépourvus de toute infrastructure de base et de tout équipement socioculturel. Cette situation avait entrainé une détérioration du tissu urbain et porté préjudice à l’harmonie du bâti et à l’esthétique urbaine des villes de la wilaya de Sétif. C’est pourquoi les autorités ont été appelées à revoir l’ensemble des méthodes et moyens de production de l’habitat, à combattre les constructions illicites et à restructurer le tissu urbain. A cet effet, plusieurs quartiers dans les villes d’El Eulma, Ain El Kebira, Amoucha, Ain Oulmène ont bénéficié de cette nouvelle approche urbanistique percutante. Aussi, analyse très pointue sur le thème de l’habitat, ses mécanismes et la concrétisation des programmes a été mise en branle par l’Etat dont la volonté affichée depuis le début des années 2000 vise à atteindre un taux de réalisation égal à deux fois ce qui a été réalisé en 40 années. Pour y arriver, le programme « villes sans bidonvilles » initié au milieu des années 2000 visait à améliorer les conditions d’habitat de centaines de milliers de ménages en situation précaire et à éliminer la « toile » de zinc et de ferraille tissée au fil des années, symbolisant la misère dans son acception la plus large. Le défi a été relevé et le pari semble avoir été gagné puisque toutes les « favelas » qui se sont formées depuis des années dans la wilaya de Sétif ont été éradiquées. Ce programme constituait le cheval de bataille des cadres de la wilaya en charge de l’habitat conformément aux directives du chef de l’Etat. Mais la prouesse ne s’est pas arrêtée en si bon chemin car selon M. Assadi, il n’était plus question de bâtir des logements sociaux au rabais, partant de l’idée, désormais admise que le citoyen, quel qu’il soit, devrait bénéficier d’un toit doté de tous les accommodements possibles et pourvu d’une touche esthétique que permettent de réaliser les matériaux de construction modernes. En ce sens que, l’ère des « cages à poules », expression triviale usitée dans les années 1980 et 1990 pour désigner les appartements bas de gamme qu’on attribuait, en ce temps-là, aux plus démunis, sous le sceau de l’urgence et pour parer aux émeutes potentielles, est révolue.
 
Evaluation des divers programmes de logement à travers la wilaya de Sétif
Cela dit et pour donner une idée de la consistance des programmes de logement dans la wilaya de Sétif, établi par les services de l’OPGI, il s’agit d’abord de donner des chiffres antérieurs à l’année 1999 : en ce qui concerne le logement social locatif (LSL), 13 945 unités ont été attribuées, Logements évolutifs, 3 200 unités et 3 540 dans la formule habitat rural (HR), soit un total de 20 685 logements attribués. A partir de 1999 jusqu’au quinquennat 2010-2014, il se décline comme suit : 37 000 logements sous la formule logement public locatif (LPL), 15 300 logements socio-participatif (LSP), 7 945 logements public aidé (LPA) 10 500 location-vente (LV) 1 100 logement public participatif (LPP) et 60 767 en formule habitat rural (HR), soit un total de 132 612 logements sans compter les 10 000 logements attribués aux familles dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire et de l’éradication des bidonvilles à travers le périmètre de la wilaya. L’on peut constater, dès lors, l’énorme différence entre l’habitat tel qu’il était avant 1999 et après cette date d’un point de vue, à la fois, quantitatif et qualitatif et c’est ce qui ressort, en substance, des propos du directeur de l’OPGI, Fadhel Assadi.

Les félicitations de Abdelmadjid Tebboune
Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, a tenu, dans une lettre, à féliciter le directeur de l’OPGI de Sétif et à travers lui tous les cadres et travailleurs de l’Office. En effet, selon la lettre de Tebboune, l’exercice 2015 a été probant puisque Sétif a pu réaliser et remettre 5 610 logements publics locatifs (sociaux) aux APC. Selon le directeur de l’OPGI, pas moins de mille milliards de crédits ont été consommés. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que la totalité du programme quinquennal 2010-2014, soit plus de 26 400 unités, est en cours de réalisation.
A. B.



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