Le magazine promotionnel de l'Algérie

N° 121 - Juin 2019

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Tourisme

L’Algérie dans toute sa splendeur

D’Est en Ouest jusqu’au fin fond du désert

Par Farid HOUALI



« Dès mon arrivée en Algérie, après l’Indépendance, j’ai eu le privilège d’être initié à l’histoire de l’Algérie, d’en découvrir sa beauté et de ressentir aussitôt après un grand amour pour ce magnifique pays, le plus grand d’Afrique, dont l’histoire est rayonnante depuis bien avant l’antiquité ! Avec, en plein Sahara, le plus grand musée à ciel ouvert de milliers de gravures et de peintures rupestres du néolithique, c’est-à-dire il y a plus de dix mille ans, alors que les ruines de l’Antiquité romaine, comme Tipasa, Timgad ou Djemila que j’ai visitées, ne remontent qu’à un peu plus de vingt, vingt-cinq siècles », écrit Me Serge Pautot, ancien coopérant, docteur en droit, avocat au barreau de Marseille, président de Legisport, dans une contribution à El Djazaïr.com. « C’est toujours une grande contemplation et une grande émotion ressentie en découvrant ces lieux », a-t-il enchaîné. Me Serge Pautot n’est pas l’unique « étranger » à tomber sous le charme de la beauté exceptionnelle de l’Algérie. Au mois d’octobre 2010, le prestigieux quotidien britannique The Guardian consacre dans son édition tout un article sur l’Algérie dans lequel son auteur met en exergue les potentialités touristiques et la diversité culturelle qui caractérisent le pays. Le journaliste Horacio Clare qualifie, dans son article intitulé « Alger, la Dame blanche de l’Afrique du Nord », l’Algérie d’un « grand pays avec l’une des plus belles côtes de la planète, un arrière-pays lumineux de vastes montagnes (...) couronnés par une des plus séduisantes capitales que je connaisse ». « Avec son héritage phénicien, romain, byzantin, ottoman et du colonialisme français, l’Algérie possède tout pour éblouir toute personne férue de culture, d’architecture, de littérature, d’art, de design, d’ornithologie, de botanique ou de géographie », écrivait Horacio Clare après son séjour en Algérie. Le journaliste, qui s’est réjoui de l’atmosphère de sécurité qui règne en Algérie « plus que n’importe où en Afrique », déclare être tombé sous le charme d’Alger. « J’ai tout aimé en elle (Alger). Les bougainvilliers violacées, les senteurs des mimosas, de pin, les parfums des épices et l’arôme du café, les routes sinueuses à flancs de couteaux au-dessus de la grande bleue, les palais turcs, des senteurs d’agneau grillé dans le labyrinthe de la Casbah, la façade du port avec ses bâtiments coloniaux blancs en colonnades infinies et les riches cafés noirs», a-t-il détaillé. Charmé par la Casbah «site classé patrimoine mondial de l’Unesco et miracle de terre brûlée douce avec ses chants de chardonnerets» et par la cathédrale Notre Dame d’Afrique, l’envoyé spécial du Guardian estimait qu’Alger « a tous les atouts de devenir le San Francisco de la région, le pont vers le désert, les montagnes et les côtes au-delà de tout calcul» soulignant qu’« au printemps, la région de Kabylie est réputée pour être un paradis. La ville côtière de Tipasa, à l’ouest d’Alger, est tellement belle que l’écrivain français Albert Camus déclara qu’elle lui enseigna le sens de l’amour de la gloire sans limite ». 

Le charme de l’Algérie ne laisse personne indifférent. Bien au contraire. Notre pays a de tout temps fasciné. Jean Grenier, écrivain et philosophe français, lui, est tombé « amoureux » de la capitale de l’Ouest, Oran. « Rien n’est plus beau, rien n’est plus significatif pour celui qui aime du même amour l’Afrique et la Méditerranée que de contempler leur union du haut de Santa Cruz. Ce tas de monnaies blanches jetées au hasard, c’est Oran. Cette tache d’encre violette c’est la Méditerranée. Cette poussière d’or sur un miroir d’argent, c’est le sel de la plaine à travers le soleil », écrit-il en effet dans l’une de ses publications. Oran a également « ensorcelé » Albert Camus, célèbre auteur en 1947 de La Peste, le grand couturier français Yves Saint Laurent ou le journaliste Jean-Pierre Elkabbach. D’ailleurs, les médias bretons, Le Télégramme et Tébéo TV, avaient publié en juillet 2018, un reportage intitulé « Algérie. La pépite du Maghreb ». Lequel reportage se voulait une invitation au voyage du plus vaste pays d’Afrique pour explorer « ses contrées méconnues, aux richesses naturelles rarissimes et au passé culturel fascinant ». Après un baptême à Santa Cruz pour montrer que la deuxième ville d’Algérie a été dominée durant trois siècles par les Espagnols et mettre en valeur, avec de la hauteur, les différentes facettes de sa beauté, le journal souligne que « le front de mer est un peu ce qu’est la promenade des Anglais à Nice ». Les balades du soir sont animées au rythme du raï ou de variétés françaises et italiennes. « Á quelques foulées, la place d’Armes a gardé tous les vestiges de l’époque coloniale. L’hôtel de ville et ses deux lions de l’Atlas sculptés par Auguste Cain, en 1889 », a-t-il écrit, soulignant sa caractéristique hospitalité. Dans son périple et sur ses routes, le journaliste constate que « l’Algérie est en construction », avant d’arriver à Tlemcen qui, « par sa culture, son architecture arabo-mauresque, ottomane et occidentale, (…) est une mosaïque d’influences ». « Les petites ruelles qui serpentent la vieille ville rappellent Grenade. L’art andalou est omniprésent. Il suffit de voir le patio de l’hôtel Zianide ou le palais el-Mechouar au cœur de la ville, ainsi que la mosquée d’Abou Medyene, a-t-il expliqué, faisant un détour au marché «où l’art du caftan fait figure de modèle chez les plus aisés». Dans ce voyage, Alger la Blanche « bordée de part et d’autre par de petites criques et de vastes plages » est incontournable et, « pour s’offrir la meilleure vue », le journal propose d’arpenter les dédales de la Casbah. « Toujours en restauration, mais la promenade vaut le détour. Des terrasses, on domine la baie d’Alger. Le port et la grande mosquée. Le dôme de l’ancienne synagogue. Les bâtisses blanches du front de mer avec ses arcades. Là, rien n’a changé », décrit l’auteur de ce reportage donnant la même impression nostalgique du retour de Paul Verlaine à sa maison lorsqu’il écrivit son poème « Après trois ans » où rien n’avait changé à cette époque. La promenade à Alger oblige le visiteur à revisiter l’histoire de cette ville méditerranéenne qui réapprend à ne plus tourner le dos à la mer. Le voyage se termine par un pèlerinage qu’il ne faut pas rater et pour retrouver encore une fois le chemin de Camus sur le site archéologique «majeur» de Tipasa, en bord de mer. Le même sujet a été abordé par la chaîne de télévision locale bretonne Tébéo TV qui, elle, était partie sur un magazine d’une trentaine de minutes à la recherche des Bretons. Les mêmes facettes reviennent dans le reportage audiovisuel, « Les Bretons d’ailleurs : Algérie», avec l’histoire (ou success-story) de Bretons qui se sont installés en Algérie, business ou mariage mixte obligent. Ces Bretons racontent leur vie en Algérie, mentionnent la qualité des relations humaines « perdues en France » et recommandent même qu’il faut venir en Algérie pour débuter le business et puis le faire grandir, peut-être, ailleurs.

 

Une perle au bord de la Méditerranée 

Long de 1200 km, le littoral algérien possède de plages bordant la mer Méditerranée. Regroupant toutes les grandes villes sur son territoire, et regorgeant de sites naturels magnifiques, la région est aujourd’hui l’une des plus touristiques du pays. D’Alger la blanche à Oran la Radieuse, en passant par Annaba La Coquette et les criques sauvages de Kabylie, le littoral fait assurément le bonheur des randonneurs, baigneurs et amateurs de pèche et sports nautiques. Ils étaient quelque 108 millions à s’y rendre durant la saison estivale 2018 selon un bilan présenté en septembre dernier par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat. « Véritable Balcon sur la Méditerranée à proximité, des massifs, dépassant parfois les 1000 m d’altitude et isolant la côte et les routes côtières sont des corniches offrant quelques-uns des plus beaux sites méditerranéens », lit-on dans une étude consacrée au tourisme balnéaire en Algérie. De l’immense Marsat Ben M’hidi, véritable Copacabana du Maghreb à la frontière avec le Maroc, au délicieux petit port d’El-Kala, à l’extrême Est du pays, c’est une succession d’enchantements accentués par le relief. Car ce littoral souvent élevé et rocheux, avec ses falaises abruptes et pitons plongeant dans la mer, a contribué à la préservation de ces sites naturels grandioses. Parallèlement, l’édification de complexes hôteliers parfaitement intégrés dans ces paysages, à Alger, Tipasa, Oran, Annaba, contribue à cette impression de nature inviolée. L’activité touristique de cette partie de l’Algérie n’empêche pas la préservation de la faune et de la flore marines. Véritable lieu de détente, le littoral algérien est également un lieu riche en histoire, le bord de mer étant jalonné de plusieurs sites archéologiques de l’époque antique ou ottomane. 

Un désert mythique   

L’Algérie a la chance d’avoir un patrimoine singulier d’une valeur exceptionnelle : le Sud saharien ou plutôt « Les Sud terres de rêve » d’une grande diversité au caractère unique.  Le désert algérien constitue le deuxième plus grand Sahara du monde, vu son immensité. Sa superficie avoisine les deux millions de mètres carrés. Il dispose d’un patrimoine naturel, culturel et historique très riche et varié. Le tourisme saharien constitue pour la destination Algérie son produit phare. Occupant environ 20% de la surface du Sahara, les ergs, grands massifs de dunes, évoluent en fonction des vents dominants. Les conditions climatiques y sont extrêmement sévères. Les rares traces de végétation se concentrent dans de petites oasis situées au périmètre du désert. Parmi les plus grandes, on citera au nord celle d’El Oued. Cependant c’est dans le Grand Erg occidental que l’on trouve les jardins de la Saoura. Du nom de l’oued qui la traverse, la vallée de la Saoura est véritablement l’une des régions les plus attrayantes du sud algérien. Le Gourara est une région d’Algérie formée d’un ensemble d’oasis. Cerné par le Grand Erg Occidental (au Nord), le Touat et la Saoura (à l’Ouest) et le plateau de Tadmaït (au Sud et à l’Est), une immense étendue plate et pierreuse qui la sépare du Tidikelt (Aïn Salah). Tout comme le Touat (Adrar) et le Tidikelt, cette région utilise le système d’irrigation des foggaras (système de captation des eaux d’infiltrations). Le Grand Erg, c’est aussi Beni Abbès, Guirzim, Kerzaz, Timoudi, les oasis du Gourara et la proximité des villes de Laghouat, Ghardaïa et Béchar. Cette barrière apparemment infranchissable a toujours été sillonnée par les caravanes qui font la liaison entre les oasis disséminées dans les vagues de sable. Les principales villes, bordant le Grand Erg Occidental, sont El Meniaa (aussi appelée El Goléa), Timimoun (Gourara) et Adrar (Touat). Et on ne peut évoquer le Sahara algérien et faire l’impasse sur les oasis. Nulle oasis n’est semblable à une autre, elles sont entretenues avec un grand art et une science exceptionnelle au seuil du désert algérien. Espaces colorés et paradisiaques, les oasis laissent rêveurs tous les visiteurs… Ce sont les îles du désert, où les oueds creusent un sillon de bonheur et où les palmiers se dressent veillant sur la prospérité de ses habitants. Les oasis algériennes sont impressionnantes et mythiques. C’est le résultat d’un savoir-faire agricole et architectural distinctif. Parmi ces oasis, Bou Saâda, « la cité du Bonheur », Biskra, « la reine des Ziban », El Oued, la « ville aux mille coupoles », Timimoun, l’oasis rouge, Touggourt, la région des dunes (nord du Grand erg oriental), Ouargla, l’immense oasis dont la palmeraie compte plus d’un million de dattiers, Ghardaïa, la ville en forme pyramidale (fondée en 1053) et Laghouat l’authentique porte du désert (400 km de la capitale Alger). Résultat d’un savoir-faire certain et d’une science exceptionnelle de l’irrigation, les oasis algériennes sont les plus belles du monde. C’est une eau fraîche et limpide qui jaillit des entrailles de la terre, et que les ingénieuses mains des agriculteurs algériens conduisent à la surface pour transformer le désert de sable en un paysage paradisiaque. Plusieurs grandes villes sont réputées pour leurs oasis. C’est notamment le cas de Tolga, qui est la plus importante oasis des Ziban. La ville doit sa renommée à la qualité de ses dattes, la « Deglet Nour « (les doigts de lumière). Toutefois, la palmeraie la plus célèbre du pays reste sans conteste celle de Taghit, véritable joyau du désert.

 

Un musée à ciel ouvert 

Massif montagneux d’une superficie de près de 120 000 km, le Tassili n’Ajjer évoque de loin les ruines d’une ville antique. Classé patrimoine mondial de l’Unesco en 1982 et réserve de l’homme et de la biosphère en 1986, le parc possède l’un des principaux ensembles d’œuvres rupestres au monde, comprenant plus de 15 000 dessins et gravures. Il est considéré, à ce jour, comme étant le plus grand musée à ciel ouvert du monde. Sa principale ville est Djanet. Cette ville, véritable perle du Tassili, mérite bien son nom signifiant Paradis. Ses constructions blanches aux portes bleues, bordant des rues rehaussées de réverbères bleu sombre et dorés, sont une véritable invitation au repos. Sa magnifique palmeraie dominée par d’imposantes montagnes vaut le coup d’œil à elle seule. Quant au Hoggar, classé patrimoine mondial de l’Unesco en 1987, ce massif volcanique de plus de trois milliards d’années présente un paysage des plus fascinants avec ses vagues de lave durcies dont les couleurs vont du jaune flamboyant au violet noir. Territoire des Touareg, ces hommes bleus si accueillants avec les étrangers, le Hoggar offre une beauté sidérante et invite à la méditation à l’instar du père Charles de Foucauld, un prêtre chrétien qui a vécu en ermite en plein milieu du Hoggar. Culminant à 2918 mètres d’altitude, le sommet de l’Assekrem offre le plus beau coucher du soleil du monde. Un moment inoubliable pour une promenade qui restera un souvenir ineffaçable.

 

Quand la culture et le tourisme ne font qu’un 

L’Algérie, en raison des multiples civilisations qui l’ont traversée, estiment les historiens, a « hérité d’une histoire très riche qui s’exprime par des vestiges d’époques variées ». « Elle est de toute l’Afrique, le pays le plus riche en sites romains », assure-t-on. Une richesse reconnue par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (en anglais United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, Unesco) qui a déjà classé sept sites algériens au patrimoine mondial de l’humanité. Il s’agit de la Kalaa des Beni Hammad (1980), de la Vallée du M’zab (1982), de Djémila (1982), de Timgad (1982), de Tipasa (1982), de Tassili n’Ajjerr (1982) et de la Casbah d’Alger (1992).  Á ces sites classés patrimoine matériel universel s’ajoutent 1000 sites et monuments culturels et historiques classés patrimoine national. Le tourisme culturel constitue de ce fait en Algérie une richesse et une variété exceptionnelle. Sa promotion et son développement sont une priorité des pouvoirs publics, notamment à travers une plateforme commune entre le secteur de la Culture et le ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi a souvent mis l’accent sur l’importance d’« employer les potentialités » des secteurs de la culture et du tourisme en vue d’optimiser les moyens de la promotion du tourisme culturel car tous s’accordent à dire que l’Algérie est riche d’un patrimoine culturel qu’il est important de protéger et de sauvegarder, mais aussi de préserver de l’oubli autant que des injures du temps. »  C’est un patrimoine d’une richesse exceptionnelle qui traduit dans toute sa plénitude une histoire millénaire, façonnée par des apports civilisationnels multiples, par des habitudes, des traditions et des coutumes qui plongent leurs racines dans une façon de vivre qui reflète bien le génie du peuple. Aussi, une des marques de la personnalité multiple de l’Algérien est cet attachement à la célébration quasi rituelle des coutumes et fêtes locales qui montrent la diversité du patrimoine culturel algérien. Ainsi, le développement du tourisme culturel pourra se réaliser à travers l’exploitation des atouts riches et diversifiés que recèle le pays. 

 

Le thermalisme, l’autre richesse 

La prodigieuse richesse de l’Algérie en eaux thermominérales est reconnue et l’efficacité de ses eaux est bien établie. L’Algérie possède, en effet, de grandes potentialités en matière de thermalisme. Il existe plus de 282 sources thermales ayant des vertus thérapeutiques avérées qui sont recensées à travers le pays. De ces dernières, une trentaine de stations thermales sont répertoriées et accueillent des milliers de curistes des quatre coins du pays ; certains pour des séjours de remise en forme et d’autres pour des soins médicaux précis. La plupart de ces stations sont localisées dans la partie nord du pays et certaines dans le Sahara. L’Etat est en train de moderniser les stations existantes et d’encourager les porteurs de projets d’investissement pour la réalisation de nouvelles stations afin de répondre à une demande toujours croissante tant des curistes que des touristes en quête de séjours de remise en forme. Des sculptures découvertes à Hammam Meskhoutine dans la wilaya de Guelma établissent nettement qu’à l’époque punique un établissement balnéaire important existait à cet endroit.

Les traces retrouvées dans les stations thermales remontent à l’époque romaine. En effet les Romains accordaient une importance particulière aux sources thermales, très souvent ils construisaient leurs sites autour de ces sources, comme c’est le cas des sites Aquae Mauretaniae Cesarienne (Hammam Righa), Aquae Sirenses (Hammam Bouhanifia), Aquae Chibilita Nae (Hammam Meskhoutine). Une étude réalisée par le ministère a permis de recenser et de classer ces sources conformément aux normes en vigueur au niveau international dont la température, le flux, la structure minérale et les propriétés thérapeutiques des eaux. Concernant l’exploitation de ces sources pour la réalisation de projets touristiques dans ce domaine, l’actualisation du bilan thermal, réalisé en 2015, a permis d’identifier 282 sources thermales, dont 100 sites peuvent abriter de nouveaux projets. Soulignant que ce type de tourisme échappe au phénomène de la saisonnalité, le ministre du Tourisme estime qu’il est « impératif » de faire sa promotion à même d’en faire un véritable instrument de développement économique et social du pays. Dans ce contexte, le ministère de tutelle a tracé un plan de développement du tourisme thermal « en encourageant et soutenant l’investissement dans ce domaine. » Ainsi, il a été octroyé 82 droits de concession pour l’exploitation des eaux thermales, dont 72 au profit des privés et 10 contrats ont été octroyés à des entreprises publiques.

 Sur le plan de la modernisation, le Conseil des participations de l’Etat (CPE) a consacré une enveloppe financière de 12 milliards de dinars pour la réhabilitation et la modernisation de pas moins de huit stations thermales et du Centre de thalassothérapie de Sidi-Fredj. Cette même opération prendra en charge la formation de la ressource humaine activant dans les mêmes entreprises, en vue « d’améliorer » la qualité de service.

Pour Abdelkader Benmessaoud, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, la « volonté » et « l’engagement » des pouvoirs publics à « soutenir la relance du secteur du tourisme, considéré comme la première industrie mondiale, dont le tourisme thermal et de bien-être impose la formulation d’une vision claire de cette filière ainsi que la mise en place d’un plan de développement de ce produit touristique ».

Il convient de souligner dans ce contexte qu’un projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif n° 07-69 du 19 février 2007, fixant les conditions et les modalités d’octroi de la concession d’utilisation et d’exploitation des eaux thermales a été examiné et endossé par le gouvernement lors du conseil tenu le 16 janvier 2019. 

L’Algérie entend ainsi donner au secteur du tourisme une dimension à la mesure de ses potentialités et de ses atouts. Il s’agit désormais de développer la montée en puissance du tourisme national et de l’insérer dans les circuits commerciaux du tourisme mondial grâce à l’émergence de la destination Algérie comme destination touristique de référence au plan international.

Pour ce faire, les insuffisances et contraintes freinant l’essor du secteur touristique en Algérie ont été au centre des débats, deux jours durant (les 21 et 22 janvier dernier) lors des 3es Assises nationales du Tourisme organisées par le ministère de tutelle placées sous le thème « tourisme durable, avenir prometteur ».

« Les assises nationales du tourisme constituaient une opportunité pour évaluer les principales réalisations et les progrès enregistrés en Algérie en matière de développement touristique », assurait à ce propos Abdelkader Benmessaoud, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, dans son allocution d’ouverture des travaux de la rencontre ayant regroupé quelque 1000 participants et intervenants dans le secteur du tourisme, entre autres.

La rencontre était en effet, une halte permettant d’évaluer les réalisations majeures accomplies, depuis l’adoption en 2008, du Schéma directeur d’aménagement touristique (SDAT) par le gouvernement. 

Au terme des travaux de ces assises, les participants ont préconisé notamment la réactivation du Fonds de promotion touristique, ainsi que la dotation des directions du tourisme et de l’artisanat au niveau local de moyens nécessaires pour le développement d’actions de promotion de ce secteur.

 

F. H.

 



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