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N° 122 - Sep 2019

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Energie

L’Algérie détient la troisième plus grande réserve de schiste au monde

Avec des réserves pétrolières de 12 milliards de barils

Par Salim FAROUK



L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) vient de publier une étude consacrée au secteur de l’énergie en Algérie. Dans ce rapport, l’EIA affirme que les réserves prouvées en pétrole, début 2018, de l’Algérie avoisinaient les 12,2 milliards de barils. Ces réserves classent l’Algérie à la 16e place mondiale, selon un rapport d’IndexMundi. L’agence américaine précise que toutes ces réserves sont situées en onshore étant donné que l’Algérie n’a pas encore entamé l’exploitation de son potentiel offshore, estimant que les réserves pétrolières du pays sont beaucoup plus importantes que les estimations susmentionnées. Par ailleurs, l’agence américaine a rappelé que l’Algérie « disposait de ressources importantes de pétrole et de gaz de schiste », tout en regrettant que « peu de progrès ont été accomplis dans la mise en valeur » de ces réserves. En effet, ce n’est que cette année que le groupe Sonatrach devrait entamer la prospection offshore avec un premier forage prévu durant le second semestre de l’année en cours. Le site ciblé pour ce premier forage est délimité au large de la côte Est entre Béjaïa et Skikda. Pour l’Algérie, ces nouveaux forages sont devenus plus qu’une alternative au pétrole extrait sur la terre ferme (onshore). Selon une étude publiée en 2013, l’EIA avait indiqué que l’Algérie détenait la troisième plus grande réserve d’hydrocarbures de schiste au monde après la Chine et l’Argentine. L’agence avait alors estimé ces réserves à 707.000 milliards de pieds cubes (20.020 milliards de mètres cubes).

Le défi de relever la production

Concernant le gaz naturel, l’Agence estime que l’exploitation des vastes ressources de schiste du pays se heurte à de nombreux obstacles, notamment l’emplacement éloigné des gisements, le manque d’infrastructures comme les routes et les pipelines et la disponibilité de l’eau. Pour augmenter la production, l’Agence américaine préconise d’exploiter au mieux les gisements en exploitation d’Illizi, de Berkine ou de Hassi Messaoud-Dahar, qui contient, selon l’Agence, à lui seul 71% des réserves pétrolières prouvées du pays. En outre, l’Agence estime que l’Algérie y gagnerait beaucoup en améliorant la récupération dans ses champs matures pour préserver les niveaux d’extraction de brut. Néanmoins, l’Energy Information Administration met en garde contre le déclin qui menace certains champs pétroliers. « Sans investissement supplémentaire en amont, le taux de déclin devrait augmenter, entraînant une baisse de la production », indique l’EIA, relevant que le pétrole produit en Algérie est un brut léger de haute qualité à teneur réduite en soufre. En parallèle, Sonatrach doit aussi faire face au déclin de son plus grand gisement gazier, Hassi R’mel, qui compte à lui seul plus de 85 trillions de pieds cubes, soit plus de la moitié des réserves conventionnelles prouvés de gaz naturel. Le groupe pétro-gazier compte sur un programme d’investissement de deux milliards de dollars pour stopper le déclin de ce méga-gisement dont le réservoir a été « endommagé » par « une surproduction et le manque d’investissement », rappelle l’agence.

Le potentiel gazier du sud-ouest

L’EIA estime que les projets gaziers initiés par Sonatrach dans le sud-ouest sont d’une importance capitale pour le pays car ils devraient maintenir ses capacités en termes d’exportation et aussi de satisfaction de la demande interne. « A moyen terme, les projets gaziers du Sud-Ouest, une région jusqu’ici sous-explorée, devraient aider, une fois entrés en production, à redresser la production gazière », estiment les experts américains précisant que « les gisements Reggane Nord et Timimoun, qui constituent la première étape du projet, sont en déjà en production. » Considérée parmi les plus importants producteurs de gaz et de pétrole en Afrique, l’Algérie dépend fortement des recettes générées par l’exportation des hydrocarbures, constate l’analyse. Le pays compte également sur sa production d’hydrocarbures pour satisfaire ses besoins en énergie. En Algérie les prix des produits pétroliers et du gaz naturel sont également parmi les plus bas d’Afrique en raison des subventions pratiquées par le gouvernement, relève la même analyse. Si la loi de finances de 2016 a prévu une hausse des prix à la pompe, « l’augmentation a été insignifiante et n’a pas eu d’impact significatif sur les modèles de consommation », estime l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

S. F.



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