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N° 121 - Juin 2019

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Energie

Sonatrach, une entreprise citoyenne par excellence

Outre sa contribution au développement national

Par Yahia MAOUCHI



Le succès d’une entreprise dépend de ses performances commerciales, mais pas que. La manière dont elle sert la communauté nationale rentre en ligne de compte . Dans ce sens, pour Sonatrach, le succès ne dépend pas seulement des performances économiques et commerciales mais également de la prise en compte dans son activité quotidienne et dans son développement des dimensions sociales et environnementales. A cet effet, Sonatrach ne cesse de multiplier ses actions en direction de la société algérienne via le sponsoring, le mécénat et le parrainage d’évènements à caractère scientifique, socioculturel et sportif, et cela, afin de contribuer au bien-être des concitoyens et de participer ainsi à créer les meilleures conditions pour l’émergence de talents à tous les niveaux. Parallèlement à son plan de développement, Sonatrach s’est lancée dans des actions humanitaires et sociales multidimensionnelles. Son engagement va encore plus loin puisque Sonatrach soutient le développement durable des régions du Sud par des actions de solidarité. Ces actions d’investissement social ont été réalisées selon une approche participative visant l’amélioration des conditions de vie des citoyens, la contribution active aux programmes en vue du développement et de la création de richesse, privilégiant ainsi les projets créateurs d’emplois et la consolidation, au sein de Sonatrach, d’une culture de solidarité en agissant simultanément sur les situations d’urgence et sur le travail à long terme. Ces actions se traduisent par d’ambitieux programmes au bénéfice des différentes catégories sociales et particulièrement des populations des localités défavorisées ou isolées. Pour ce faire, Sonatrach, à travers ses différentes structures, a consacré des moyens financiers pour équiper plusieurs structures sanitaires du Grand sud par de nouveaux équipements dernière génération en radiologie. Ainsi, à Tamanrasset, tout comme à In Salah, Adrar et Timimoun, Sonatrach a fait don de scanners de dernière génération aux établissements de santé relevant de ces régions. Elle a également offert des ambulances médicalisées au profit des mêmes structures. Dans le cadre de cette initiative, les établissements de santé d’In Salah et Timimoun ont également bénéficié d’une couveuse pour chacun d’eux. Ainsi, à l’issue de la tournée effectuée dans plusieurs villes du Grand sud du pays dans le cadre de ses actions sociales, Abdelmoumen Ould Kaddour, P-DG de Sonatrach, a assuré que le programme social initié par sa compagnie n’est qu’au commencement de son application. Selon lui, il est même prévu, dans ce cadre, la réalisation de Centres médico-sanitaires (CMS), l’un à Tamanrasset et l’autre à In Salah. « Ces actions de solidarité en direction des populations du Sud du pays ont pour but de contribuer à l’amélioration de la couverture sanitaire dans ces régions », a tenu à préciser M. Ould Kaddour. Pour sa part, le wali de Tamanrasset, Djilali Doumi, a indiqué que cette action constituait un geste de solidarité manifesté par le groupe Sonatrach en tant qu’entreprise citoyenne par excellence. « La population locale salue cette action de Sonatrach qui accorde un grand intérêt à la région de Tamanrasset à chaque fois que l’occasion se présente », a affirmé le wali. Rappelons que ce don d’équipements médicaux aux habitants des communes de Tamanrasset et d’Adrar rentre dans le cadre de la célébration du 58e anniversaire des manifestations du 11 décembre 1960. Lors de son passage à In Salah, le premier responsable de la Sonatrach s’est enquis de l’état d’avancement du projet de réalisation d’un Centre de formation lancé par la compagnie au niveau de cette localité. D’une capacité d’accueil de 360 apprenants, la construction de ce centre comprend 3 salles de cours théoriques, 5 ateliers, 3 laboratoires, des blocs administratifs et d’hébergement ainsi que d’autres infrastructures annexes. Sa réception est attendue pour 2020. Dans ses instructions, M. Ould Kaddour a insisté sur la nécessité de définir sans trop tarder les spécialités de formation qui seront enseignées au sein de ce Centre, une fois celui-ci opérationnel. Il a même recommandé à ce que ces spécialités traitent du domaine gazier, eu égard à l’existence d’un gisement de cette ressource à In Salah. « Ce projet est très important vu que le groupe tient à créer des emplois » a rappelé le P-DG. Au niveau de cette localité, il s’est enquis par ailleurs de la cadence des travaux de rénovation de quatre zaouïas financés par Sonatrach. A rappeler que lors de la rencontre brainstorming tenue en octobre dernier à Ouargla, le groupe pétro-gazier s’est engagé à doter sept localités du Sud, celles des plus reculées notamment de ce type d’équipements destinés à optimiser la prise en charge des malades, et leur évacuation dans de meilleures conditions. En outre, après Tamanrasset et Adrar, ce sera des structures de santé d’Illizi, Djanet et Hassi Messaoud d’être dotées prochainement de scanners et ambulances médicalisées offertes par Sonatrach.

La fin des importations des produits raffinés
En dehors de l’appui et de l’aide à la santé de la population, Sonatrach veut également contribuer dans la création des postes d’emploi, ainsi que dans l’émergence d’un environnement où les gens peuvent s’épanouir. Ainsi, lors d’un point de presse tenu à l’aéroport de Timimoun, M. Ould Kaddour a fait savoir que la restructuration des ressources humaines est l’un des chantiers importants et prioritaires pour 2019. Une restructuration où il est attendu une révision à la hausse de la rémunération perçue par le personnel. « D’après les résultats d’une étude que nous avions effectuée, Sonatrach est classée parmi les dernières compagnies du point de vue des salaires », a-t-il déploré. Et d’ajouter : « On ne peut pas continuer comme ça. Ces dernières années on a perdu 16 000 employés. Et si on continue à perdre des employés, on ne pourra pas tenir le cap de la qualité que nous avons », a-t-il signalé. Autres priorités qu’il citera pour l’année prochaine, l’augmentation des capacités de production de la compagnie et notamment l’inauguration de la raffinerie d’Alger. Au sujet du raffinage, M. Ould Kaddour a mis l’accent sur la nécessité de dynamiser ce segment d’activité, à même de se substituer aux importations qui représentent une facture lourde pour l’Etat. « L’Algérie pourra cesser d’importer des produits raffinés pour subvenir aux besoins nationaux en 2019. Cette démarche pourrait être réalisable grâce aux productions des différentes raffineries de la Sonatrach, notamment celle d’Augusta », a affirmé le P-DG. Enfin, interrogé sur la raffinerie d’Augusta acquise par Sonatrach en Italie, Ould Kaddour a indiqué que le traitement du brut algérien dans cette raffinerie a commencé depuis longtemps et que les produits raffinés dans cette usine ont plus de valeur ajoutée en Europe qu’en Algérie. « Il y aura une partie qui sera commercialisée en Europe et l’autre sera acheminée en Algérie », a-t-il ajouté. Selon lui la capacité de cette raffinerie est de 10 millions de tonnes par an, et c’est trois fois plus que la capacité de celle d’Alger et deux fois plus que celle de Hassi Messaoud. Ces nouvelles raffineries, a-t-il poursuivi, permettront au pays de cesser ses importations coûteuses en produits raffinés, rappelant au passage les 25 milliards de dollars de produits raffinés importés par l’Algérie. Concernant les autres priorités de Sonatrach pour l’année prochaine, Ould Kaddour a cité la joint-venture de trading qui se fera en 2019 et l’inauguration de la raffinerie de Sidi R’Zine à Alger. Enfin, évoquant la forte fluctuation du prix du baril de brut sur le marché international, M. Ould Kaddour a fait savoir que pour l’instant le groupe ne peut que s’en tenir aux engagements qu’il a déjà faits, notamment en termes de raffinerie. « Avec un baril de brut à 50 ou 60 dollars sur le marché mondial de pétrole, il serait difficile de projeter des investissements pour l’année prochaine. Nous espérons que le baril atteindra les 70 ou 80 dollars pour que nous puissions voir quels investissements engager », souhaite-t-il.
Y. M.



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