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N° 119 - Fev 2019

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Energie

« L’Algérie dispose d’un potentiel énergétique important »

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia

Par Rafik BTOUT



« L’Algérie entend développer ses capacités de production d’énergies pour satisfaire les besoins de son développement national mais aussi pour contribuer davantage à l’approvisionnement du marché mondial », a affirmé le Premier ministre Ahmed Ouyahia dans son allocution d’ouverture des travaux du sommet «Algeria future energy» organisé, sous le haut patronage du Président Abdelaziz Bouteflika, au Centre international des conférences, en présence de Mustapha Guitouni, ministre de l’Energie, et de Abdelmoumen Ould Kaddour, président-directeur général de la Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures Sonatrach. Faisant une rétrospective de l’engagement de l’Algérie en la matière, le Premier ministre rappellera que « depuis le recouvrement de son indépendance l’Algérie a toujours été en première ligne sur les questions relatives aux hydrocarbures. Il en a été ainsi au sein de l’OPEP. Il en a été de même à travers notre contribution à l’industrie des hydrocarbures et notamment dans le domaine du gaz naturel liquéfié ». « L’Algérie, a-t-il poursuivi, est encore en première ligne ces dernières années dans les initiatives des pays producteurs de pétrole destinés à sauvegarder leurs revenus face à un marché mondial en bouleversement incessant. » Aussi, le Premier ministre Ahmed Ouyahia, qui avait affiché l’ambition de l’Algérie de devenir un acteur incontournable dans le secteur énergétique, a tenu à préciser que l’Algérie entendait bien « relever plusieurs défis énergétiques avec le concours de ses partenaires extérieurs » à travers une démarche articulée autour de quatre axes. Il s’agit de renouveler et de diversifier les ressources énergétiques nationales, de développer de nouveaux débouchés pour la production d’énergie, de développer l’industrie pétrochimique en aval de la production d’hydrocarbures et d’améliorer l’efficacité et la productivité de l’outil national dans le domaine des industries des hydrocarbures, a précisé le Premier ministre. En outre, Ahmed Ouyahia a relevé les atouts de l’Algérie dont un potentiel énergétique important, et ce, dans les ressources conventionnelles et non conventionnelles ainsi que dans les énergies renouvelables. Pour étayer ses propos, le Premier ministre a cité les réserves prouvées d’hydrocarbures conventionnelles de 4.000 milliards de tonnes équivalent pétrole (Tep) dont deux tiers de gaz, d’un domaine minier de 1,5 million de kilomètres carrés dont près de deux tiers ne sont pas encore explorés, de grandes réserves de ressources énergétiques non conventionnelles pour lesquelles les agences spécialisées classent l’Algérie au 3e rang mondial, ainsi que d’un gigantesque potentiel d’énergies renouvelables notamment solaire, en mesure d’alimenter l’économie mondiale. Il s’agit d’un secteur qui a toujours été au centre d’un intérêt grandissant de la part des hautes autorités de l’Etat, a souligné le Premier ministre. Et l’Algérie entend développer ses capacités de production d’énergies pour satisfaire les besoins de son développement national mais aussi pour contribuer davantage à l’approvisionnement du marché mondial.

Renforcement du climat des affaires
Pour plus d’attractivité, l’Etat a décidé de revoir la loi sur les hydrocarbures en vigueur, et ce, en introduisant beaucoup de «souplesse» à l’effet d’attirer davantage les investisseurs étrangers. Dans ce contexte, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a affirmé que « le gouvernement travaille à une mise à jour de la Loi sur les hydrocarbures » précisant que cette mise à jour « aboutira dans quelques mois avec comme objectif l’amélioration de l’attractivité, de l’exploration et de l’exploitation du domaine minier. Bien entendu, l’amélioration de l’environnement global des affaires en Algérie fait l’objet d’un programme de travail auquel le gouvernement est attelé dans plusieurs directions ». A ce sujet, Mustapha Guitouni, ministre de l’Energie, a avancé que la future loi « va encore renforcer le climat des affaires en Algérie », notamment dans la prospection et l’exploitation des hydrocarbures.
La loi actuelle sur les hydrocarbures, qui date de 2013 et qui a modifié et complété celle du 28 avril 2005, a introduit un système d’écrémage des superprofits applicable aux bénéficiaires du taux réduit de l’Impôt complémentaire sur le résultat (ICR). Elle a aussi élargi le contrôle fiscal aux compagnies pétrolières étrangères opérant en Algérie, alors qu’auparavant, seul le groupe Sonatrach était considéré comme sujet fiscal, soumis aux obligations de contrôle de sociétés, prévu par le code des impôts algérien.

R. B.



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