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N° 125 - Dec 2019

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Finance

Assureur et manager

Cherif Benhabiles, directeur général de la CNMA

Par Yahia MAOUCHI



Dynamique, ambitieux, et enthousiaste , Cherif Benhabiles, Directeur général de la CNMA, la cinquantaine, estime que son parcours professionnel est loin  d’être atypique puisqu’il ressemble beaucoup à celui des managers ayant atteint ce niveau de responsabilité. Après des études supérieures, Cherif Benhabiles rejoint une Ecole des Cadres de commerce à Paris en 1986, avant de décrocher par la suite une maitrise de gestion, spécialisée en gestion des PME-PMI. Après son service militaire, en 1991, Cherif Benhabiles entame sa carrière professionnelle àla Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance (CAAR), en tant que chargé d’études dans une structure marketing, nouvellement créée, suite à la levée de la spécialisation et de l’ouverture du marché des assurances à la concurrence. Il y passera plus de 15 ans en gravissant tous les échelons. « La CAAR était l’une des entreprises les plus importantes dans ce secteurnotamment, spécialisée dansles risques de pointe », avoue-t-il. L’aventure de notre DG dans le secteur des assurances ne s’arrête pas là, car en 2007, Cherif Benhabiles quitte la CAAR en tant que directeur général adjoint pour se reconvertir à l’enseignement et au consulting.Mais ne dit-on pas que la vraie nouveauté naît toujours dans le retour aux sources. C’est ainsi qu’une année plus tard, Cherif Benhabiles rejoint la CNMA fin 2008. « Durant cette période, la CNMA a vécu une période très difficile, avec beaucoup de changements. On m’a demandé de rejoindre la CNMA, mais en tant qu’adjoint. Je me suis occupé de toute la gestion d’assainissement de la partie technique où j’ai travaillé en tant qu’adjoint chargé du technique, avant d’être promu, en fin 2013 au poste de directeur général. Un poste que j’occupeà ce jour », précise-t-il. Titulaire d’un MBA/ exécutif obtenu en 2007, de l’Ecole supérieure des affaires, à Alger, Cherif Benhabiles comptabilise une longue expérience dans le secteur des assurances ce qui lui a permis de redorer le blason de la CNMA et de la propulser dans la cour des grands. « J’ai changé le management de la CNMA en mettant en place un programmemoderne des assurances agricoles, qui s’est traduit par une augmentation significative de son chiffre d’affaires et de sa rentabilité. Aussi, une expansion importante avec l’ouverture de nombreuses agences particulièrement dans les zones du sud accompagnéspar de vrais programmes de formation basés sur les nouvelles techniques de communication et d’information. Nous avons clôturé l’exercice 2018 à plus de 14 milliards de dinars de chiffre d’affaires, plus de 8 milliards de dinars en matière de sinistres, 14 milliards de dinars de valeur de placement au trésor. Nous travaillons sur de grands projets, notamment le réaménagement des statuts de la mutualité, qui est un projet très important. Il ne faut pas oublier que la CNMA, depuis l’ordonnance de 1972, n’a pas connu de transformations. Nous sommes aussi sur un projet de la mise en place d’un dispositif des calamités agricoles et aussi de mécanisme de micro financement soutenu par de la micro assurances de manière à faire en sorte que la CNMA soit un vrai levier de développement du secteur agricole et du monde rural ». Pour étayer ses propos, M. Benhabiles rappelle que la CNMA est la deuxième société mutuelle dans les risques agricoles en Afrique, et la troisième dans la région de MENA. « Nous sommes sollicités par beaucoup de pays pour apporter notre contribution, dans les développements des assurances agricoles. J’interviens également en tant qu’expert au niveau de certains pays qui sollicitent mon expérience. Une chose qui honore l’Algérie qui peut se positionner comme un des leaders dans les pays arabes et en Afrique, en matière d’assurance agricole », assure notre interlocuteur.Enfin, le défi d’acquérir une bonne notoriétéest réussi, par l’actuelle direction de la CNMA à leur tête M. Benhabiles.Passionné, notre DG avoue que la CNMA a acquis maintenant une notoriété et une autre dimension en vue des potentialités qui s’ouvrent et s’offrent à elle. « Pour bâtir une institution et l’imposer dans un secteur comme celui-là, ce n’est pas chose facile. Il faut beaucoup de persévérances, et ça aussi, je pense que nous pouvons le comptabiliser à notre actif. Mais nous avons aussi beaucoup de points d’insuffisances que nous devons améliorer, et pour lesquelles nous avons pris connaissance. Le plus dur maintenant, c’est de travailler et corriger nos points faibles », conclut Cherif Benhabiles.Y. M.



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